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Retour du tandem Fatshi et Vika, Kinshasa, lundi 27 novembre 2018.
Retour du tandem Fatshi et Vika, Kinshasa, lundi 27 novembre 2018.

Revue de presse : Les Unes des journaux de RDC du mercredi 28 Novembre 2018

Dernière mise à jour, le 30 novembre 2018 à 12:52

Le retour à Kinshasa du tandem Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO dit Fatshi, président national de l’UDPS/Tshisekedi et Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI dit Vika [président de l’UNC] est le sujet principal que commente les médias en République Démocratique du Congo (RDC) ce mercredi 28 Novembre 2018. Hormis les commentaires sur une mobilisation réussie malgré la pluie, d’autres journaux n’ont pas manqué de critiquer ce nouveau tandem de l’opposition congolaise qui est né à l’issue d’un accord à Nairobi. Un accord qui, selon les observateurs, profite à coup sûr à Vika et son UNC.

Retour : Critique du nouveau tandem Fatshi et Vika

Loin de la liesse des foules, Capsud.net analyse les profils des deux opposants au parcours opposé. Félix, fils d’Etienne Tshisekedi considéré par certains comme le père de la démocratie en RDC. Il milite au côté de son père depuis son jeune âge jusqu’à devenir le Secrétaire national du parti chargé des relations extérieures. À la mort de son père, il est élu président de l’UDPS et désigné candidat du parti lors d’un congrès.

Son colistier Vital Kamerhe lui est un politicien de carrière. Il est déjà très tôt dans les arcanes du régime Kabila, le père. Il rejoint son fils à la mort de M’zee. Il sera tour à tour ministre de l’information et président de l’Assemblée nationale, et l’un des fondateurs du PPRD, le parti présidentiel.

L’Avenir présente Félix Tshisekedi comme « un personnage inquiétant » qui aura commis trois bourdes en moins d’un mois, démontrant que la présidence de la République n’est pas à sa portée.

À Genève, Félix Tshisekedi avait signé sa propre fin politique en renonçant à la possibilité d’être candidat en faveur d’un politicien de seconde classe [Martin Fayulu], écrit L’Avenir. Cette première bévue entraînera une seconde, poursuit le quotidien. « Elle viendra de la manière dont l’homme que l’on accuse de détenir un faux diplôme retirera sa signature. La mise en scène s’avérera lamentable. Le Président de l’UDPS donnera à ses militants l’impression d’obéir servilement à son secrétaire général et de suivre un retournement orchestré par Vital Kamerhe, plus rusé, plus habitué et plus habile dans ce genre d’exercices », analyse encore le journal. La troisième bourde est la plus grave pour L’Avenir parce qu’elle heurte à la fois le bon sens, le discours naïf publié pour expliquer sa volteface contre le complot de Genève organisé par Katumbi, et même la Constitution de la République, estime le quotidien.

Le Potentiel abonde presque dans le même sens et pense que l’UDPS est hantée par le seul désir d’avoir la présidence de la République, et s’est laissée embarquer dans un deal qui profite à coup sûr à Kamerhe et son UNC.

Dans l’accord de Nairobi, Vital Kamerhe sait à l’avance ce qu’il gagnerait réellement. En contrepartie de son retrait, il a reçu l’assurance de conduire l’action gouvernementale-encore faudrait-il que la coalition CACH obtienne la majorité à l’Assemblée nationale. Une autre paire de manches. Plus loin, l’UNC a également la garantie d’avoir la mainmise sur des secteurs-clés de la vie nationale, partant des Finances jusqu’à la Défense. Le reste, Fatshi et les autres possibles adhérents à l’accord de Nairobi devront se les partager suivant une clé de répartition non révélée dans l’accord, décrypte le tabloïd, qui pense que l’UDPS a été piégée.

« De Genèse à Nairobi : Félix Tshisekedi : ascension ou piège ? », s’interroge pour sa part La PROSPERITE. Au cas où il devenait Président de la République, le fils Tshisekedi a renoncé, dans son accord avec Kamerhe conclu à Nairobi, à contrôler la ‘’Banque Centrale, les Finances publiques ; les Infrastructures ; la Défense Nationale ; la Justice et le Sénat, rajoute la consœur. Avant de poursuivre : « Si renoncer à contrôler la Banque centrale peut répondre à un souci d’efficacité monétaire, rien ne peut justifier qu’un candidat à la responsabilité de chef de l’Etat renonce volontairement à avoir un regard sur les finances publiques, les infrastructures, la justice et, qui plus est, sur la défense nationale. »

Blackout de la RTNC sur le retour de Fatshi et Vika

Observateur et faisant (presque) le monitoring de la couverture de cette actualité politique, 7sur7.cd note un blackout de la RTNC sur le retour de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

Le Journal télévision de ce média public n’a parlé que du candidat du pouvoir en meeting dans l’ex-Katanga (Likasi et Kolwezi). Son numéro électoral a été plusieurs fois cité lors du journal, souligne 7sur7.cd. Mais les présidents de l’UNC et de l’UDPS n’ont eu droit à aucune attention. C’est une violation du droit à l’information des congolais, se désole ce média en ligne.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSAC) doit veiller à faire respecter sa directive sur l’accès égalitaire aux médias publics. Il en va là de sa crédibilité, estime ce media.

Retour de Fatshi et Vika

« Kinshasa : un accueil monstre pour Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe », titre Forum des As à sa Une. Le journal rapporte que la partie Est de la ville de Kinshasa était paralysée hier mardi 27 novembre par le retour au pays de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe. « Les militants de l’UDPS et de l’UNC ont bravé la pluie dans la matinée, en allant massivement accueillir leurs deux leaders politiques. », constate le confrère.

Occasion pour certains opportunistes de faire des affaires en vendant des T-shirts, chemises et badges à l’effigie de « Fatshi » [Félix Antoine Tshisekedi] candidat président de la République, ajoute Forum des As.

Ces objets se vendaient comme de petits pains. Un T-shirt se négociait entre 8 000 FC (5 USD) et 10.0000 FC (6 USD). Les chemises revenaient à 16 000 Fc (10 USD). Les badges et autres effigies se vendaient, entre 500 et 10.000 Fc.

Le président de l’UDPS et celui de l’UNC sont rentrés au pays en pleine campagne électorale, après avoir conclu un accord politique historique à Nairobi, capitale kenyane, rapporte Le Phare qui précise que les deux hommes politiques ont été accueillis par plus d’un million de Kinoises et Kinois.

De l’aéroport international de Ndjili à Limete, les deux leaders ont étécontraints, par leurs « bases » de marcher, pendant plus de 5 heures, sur une distance d’environ 10 kilomètres, relate le quotidien. Le Phare indique que tôt le matin déjà, des colonnes de militants de l’UDPS et de l’UNC ainsi que d’autres partis et regroupements politiques de l’opposition, venues des quatre coins de la capitale, ont bravé la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale depuis les premières heures de la matinée jusqu’à la mi-journée.

C’est une foule incommensurable, renchérit La Prospérité, qui pense que les deux hommes sont unis pour le meilleur, et attendent la victoire lors du verdict de décembre et, éventuellement, la cogestion, après le 12 janvier 2019.

Kamerhe, Directeur de campagne de Félix, semble être, d’ores et déjà, dans sa peau pour le tour du pays. Déjà, dès leur arrivée, il n’a pas hésité d’appeler les troupes de l’UDPS et de l’UNC à voter, massivement, pour le candidat n°20, lui s’étant rétracté en faveur de l’héritier politique et biologique du Sphinx de Limete, fait savoir le journal.

« Ils ont fait tomber Kinshasa », résume pour sa part Cas-info.ca.

Main dans la main, perchés sur une voiture décapotable, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont fait un retour tonitruant mardi à Kinshasa. Accueillis puis escortés de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Limete par une foule compacte formée des plusieurs milliers voire plusieurs centaines de milliers des Congolais, les deux leaders de l’UDPS et de l’UNC, désormais réunis dans un ticket fatal, ont fait tomber la capitale, juge le média en ligne.

Actualité.cd note tout de même que six policiers ont été blessés et deux véhicules de la police endommagés lors de l’encadrement des milliers de personnes qui ont fait le déplacement de l’aéroport pour accueillir les opposants Félix Tshiskedi et Vital Kamerhe.

Parmi les six policiers, deux ont été blessés grièvement, selon le bilan communiqué à ce media par le chef de la police à Kinshasa, le général Sylvano Kasongo Kitenge.

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