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Martin FAYULU dit Mafa, lors de son mini meeting, devant le Stade des Martyrs, Kinshasa.
Martin FAYULU dit Mafa, lors de son mini meeting, devant le Stade des Martyrs, Kinshasa.

RDC : Les congolais entre l’illusion des élections crédibles et l’agir démocratique « Lamuka »

Dernière mise à jour, le 26 novembre 2018 à 12:18

Nous sommes embarqués dans un processus électoral dont les très légitimes inquiétudes que nous pouvons avoir ne nous rassurent pas sur la stabilité de la Rdc suite à une parodie d’élection qui se trame. Il est temps pour que nous agissions en éveillant les consciences des nos frères et soeurs congolais, développant leur compétence civique en faisant reculer les frontières de la peur, de la léthargie. Notre défi justifie nos raisons d’agir contre un système despotique de monsieur Kabila érigé en clientélisme, contre les hommes politiques congolais qui utilisent les mensonges en mode de gouvernance, se partagent le pouvoir en gâteau et ne respectent pas leur signature, contre la Céni.

En analysant aujourd’hui l’état de ce processus électoral, l’arrogance politique affichée par le camp du Front commun pour le Congo et les alliances contre nature intervenues entre Kamerhe et Thisekedi, on ne peut que noter le clignotement incessant d’un immense signal d’alarme qui indique un niveau inquiétant de nullité des hommes politiques congolais. Le dictionnaire nous dit que nul signifie : « n’équivaut à rien, est sans valeur ».

Le déficit démocratique continue de se creuser, les clignotants sont au rouge. Contrairement aux mensonges que le porte-parole du gouvernement qui demeure par excellence le prototype d’un garçon de course assène sur les télévisions nationales et dans les interviews, pendant dix sept ans de règne de Kabila, la pauvreté s’est aggravée, les hommes en armes, les professeurs d’université, les médecins et tous les autres corps de fonctionnaires vivent en clochard. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les congolais sont devenus de consommateurs des tromperies que l’on tente de faire gruger.

La Rdc est aujourd’hui parmi les pays les plus pauvres du monde et se classe au 176è rang su 187 pays(dernier indice du développement humain calculé par l’ONU et mis en jour le 16 mai 2018), le chômage atteint presque 80 % de la population, les salaires des fonctionnaires varient entre 50 dollars américains et 150 dollars américains, salaires de misère.

Congolais et congolaises, réveillez vous. Il faut aussi agir contre les hommes politiques à l’instar de Thisekedi et Kamerhe qui s’accommodent à toutes les sauces et indignes de la fonction présidentielle. Ils continuent à exister politiquement comme si rien de suicidaire ne s’était passé lorsqu’ils ont remis en cause leurs propres signatures, cela est d’une gravité historique même si le ridicule ne tue pas, mais ces rétropédalages politiques resteront inscrits dans les annales de l’histoire politique congolaise.

Que représentent ces deux messieurs face aux poids lourds de l’opposition congolaise Jean Pierre Bemba et Moise Katumbi qui, au regard de la cartographie électorale détiennent un fort potentiel réservoir électoral et sont restés fidèles à leurs engagements suscrits à Génève ? Constatant la distance entre les moeurs politiques et les impératifs de la morale, entre la volonté politique et le processus électoral, animé par la conviction que la passivité vient de la démission de l’homme face à ses responsabilités, nous croyons que nous devons hic et nunc agir contre Kabila et tous les hommes politiques congolais qui nous oppriment et profitent de la naïveté des congolais en se partageant le pouvoir en gâteau alors que ce pays nous appartient tous.

Un autre principe régulateur de notre décision est le rejet de la machine à voter et du fichier électoral de la triche non pas avec 16% des fichers corrompus comme on le laisse entendre mais bien sûr avec 24,6%. Il est temps que la mobilisation s’enclenche comme un buldozer pour engloutir Kabila et son système. Le temps est révolu pour que les congolais ne se retrouvent plus comme des petits moutons qui vont brouter de l’herbe. La responsabilité citoyenne implique que l’on ne puisse pas être démocrate en refusant de corriger le monde. En démocratie, on ne peut se laver constamment les mains de la réalité. On a tué nos enfants à l’université de Kinshasa, personne n’a bougé en dehors de Martin Fayulu qui s’est joint aux malheurs frappant la communauté estudiantine. A l’est du pays c’est une hécatombe permanente, le prix du carburant ne cesse toujours d’augmenter.

La démocratie est un combat et elle ne peut exister que si l’on paye le prix de la liberté et du sacrifice. Quand nous y renonçons, nous permettons à tous les aventuriers comme tant d’autres nuls de la politique de nous berner. A fortiori nous risquons d’ouvrir la porte à d’autres bien plus dangereux à l’instar du dauphin de Kabila, E.R. Shadary qui nous conduiront à ces régimes despotiques qui considèrent le peuple comme un ramassis des gens incapables de se libérer du joug du néo-colonialisme et de prendre leur destin en main. Congolais et congolaises : « LAMUKA »

(Professeur Florent Kaniki)

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