jeudi , 22 août 2019
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RDC : Appelle au respect des droits de l’Homme pendant la période de la campagne électorale

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU sont montés au créneau pour appeler le gouvernement congolais à cultiver un climat pacifique pendant la campagne électorale, en favorisant les libertés fondamentales telles que la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de la presse et le droit de réunion pacifique pour la tenue pacifique des élections du 23 décembre.

Les membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont invité le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) au respect des droits de l’Homme pendant la période de la campagne électorale. Cela en vue de frayer le chemin vers l’alternance pacifique au pouvoir.

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU sont montés au créneau pour appeler le gouvernement congolais à cultiver un climat pacifique pendant la campagne électorale, en favorisant les libertés fondamentales telles que la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de la presse et le droit de réunion pacifique pour la tenue pacifique des élections du 23 décembre.

« Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales telles que la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de la presse, et le droit de réunion pacifique, sont essentielles à des fins pacifiques et la tenue d’élections crédibles, le 23 décembre, une transition démocratique du pouvoir, et de la paix et de la stabilité de la République Démocratique du Congo », rapporte le communiqué du Conseil de sécurité.

A noter que les États-Unis ont aussi invité les acteurs politiques congolais à battre campagne électorale de manière pacifique, en respectant les droits de l’Homme. Cela afin de permettre au peuple congolais d’exercer son droit de vote jusqu’à la publication des résultats.

Des progrès encore nécessaires pour créer un environnement propice à des élections crédibles

L’envoyée de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) a indiqué mardi au Conseil de sécurité que davantage de progrès doivent être réalisés pour garantir la crédibilité des élections prévues le 23 décembre.

« Des progrès doivent encore être réalisés afin de créer un environnement propice à la tenue d’élections crédibles », a déclaré Leila Zerrougui, la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC devant les membres du Conseil de sécurité. Celle qui est également cheffe de la Mission des Nations Unies dans ce pays, la MONUSCO, a souligné ne ménager « aucun effort » dans le cadre de ses bons offices.

Pour Mme Zerrougui, davantage de progrès dans la mise en œuvre des mesures de confiance et l’existence de conditions de compétition politique équitables renforceront considérablement la crédibilité des bureaux de vote et contribueront à la stabilité post-électorale.

« Notre objectif collectif doit maintenant être de garantir la crédibilité du processus », a déclaré la Représentante spéciale, soulignant l’importance pour tous les candidats de disposer d’un accès égal à l’espace politique pendant la campagne électorale et de lever systématiquement les restrictions concernant les manifestations pacifiques soient levées dans tout le pays.

« En dépit de la persistance de divergences portant notamment sur l’usage de la machine à voter et la fiabilité du fichier électoral, toutes les parties prenantes restent résolument engagées dans le processus électoral », a déclaré Leila Zerrougui.

Candidature unique de l’opposition à la présidentielle

Dimanche à Genève, les principaux candidats de l’opposition à la présidentielle se sont entendus sur la candidature unique de Martin Fayulu dans le cadre d’une nouvelle coalition dénommée Lamuka, a indiqué l’envoyée de l’ONU.

Le choix de M. Fayulu comme candidat commun de l’opposition suscite toutefois de vives contestations parmi les militants de l’UDPS et de l’UNC, a précisé Mme Zerrougui, ajoutant que certains leaders des deux partis ont annoncé leur retrait de l’accord signé la veille. Pour sa part, le Front commun pour le Congo vient de présenter l’équipe qui soutiendra la campagne de son candidat, Emmanuel Ramazani Shadary, dont le programme devrait être dévoilé le 15 novembre.

En parallèle, les préparatifs des scrutins se poursuivent. Le 31 octobre, le Président Joseph Kabila a présidé une réunion interinstitutionnelle d’évaluation du processus électoral à laquelle la MONUSCO, en tant qu’organisation partenaire, a été invitée à participer. « Le gouvernement a alors indiqué avoir versé à la date du 23 octobre, 322.2 millions de dollars à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), laquelle a annoncé avoir réceptionné des moyens de transport terrestres et aériens et être prête à déployer le matériel électoral sur l’étendue du territoire, dans les temps requis, pour les scrutins du 23 décembre », a dit Mme Zerrougui.

Selon la CENI, environ 600.000 membres du personnel électoral sont en train d’être formés afin d’assurer le bon déroulement des opérations dans 75.563 bureaux de vote, répartis sur 23.000 sites.

« Alors que le processus d’accréditation des témoins, observateurs et journalistes a commencé, des organisations de la société civile congolaise ont annoncé leur intention de déployer sur le terrain des milliers d’observateurs dans le but de garantir la transparence et la crédibilité du processus », a dit la cheffe de la MONUSCO, ajoutant que la Communauté de développement de l’Afrique australe a également exprimé son souhait de déployer une mission d’observation électorale.

Du 20 au 22 novembre, la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) tiendra sa 57e assemblée plénière à Kinshasa pour évaluer le processus électoral. Son Vice-Président, Monseigneur Fridolin Ambongo a récemment mis l’accent sur la nécessité de trouver un consensus sur la machine à voter afin qu’elle ne constitue pas un obstacle pour la tenue des élections.

En dépit de cette dynamique, l’opposition se plaint du rétrécissement de l’espace politique, a dit Mme Zerrougui, « notamment de l’impossibilité de tenir des réunions sur l’ensemble du territoire et de l’accès non équitable aux médias publics ». Elle condamne également ce qu’elle considère comme l’usage présumé des ressources de l’Etat au profit du candidat du Front commun pour le Congo.

Les élections « tant attendues » en RDC auront lieu dans un contexte sécuritaire incertain, a prévenu la cheffe de la MONUSCO, citant les attaques des groupes armés et le virus Ebola dans l’est du pays, ainsi que la situation tendue dans les Kasaïs après le retour de milliers de Congolais depuis l’Angola.

(avec Hervé Ntumba)

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