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Fatshi – Vika : Amateurisme politique et idéologique

Dernière mise à jour, le 26 novembre 2018 à 09:56

Douche froide pour le candidat commun désormais de cinq et non de sept, alors que trois de cinq restants sont pourtant déclarés inéligibles. Non partants. Martin FAYULU pique une sainte colère et accuse Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO dit Fatshi et Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI dit Vika de moins sérieux, en reniant leurs signatures. De leur côté, ces deux derniers, accusent non seulement Fayulu, mais aussi Katumbi et Bemba d’avoir un autre schéma, une transition de deux ans. Bien plus, ils se demandent par quelle magie y arrivera-t-il sans avoir gagné l’élection présidentielle irréversible du 23 décembre ? L’amateurisme politique est le fléau qui a gangrené toute possibilité de changement et d’alternance politique en République Démocratique du Congo (RDC). Et les résultats de cette amateurisme politique et idéologique a été étalé à la place publique par Vika et Fatshi, en retirant leurs signatures de l’accord de Genève, désignant Mafa comme candidat commun de l’opposition.

Le conclave de sept poids lourds de l’opposition du 11 novembre à Genève s’est achevé par un échec pour les uns, à demi-teinte pour les autres. Puisque a abouti à la désignation d’un candidat unique souhaité. Martin FAYULU MADIDI dit Mafa. Le candidat président de la République, porte-étendard du rejet de la machine à voter et du ficher électoral corrompu avec lesquels les élections prochaines ne seront ni transparentes, ni crédibles, le décor de la tricherie ayant été planté d’avance avec ces outils.

Moins de 24 heures après sa désignation, deux de sept leaders présents à Genève retirent leurs signatures, se disant avoir été floués, avoir été tombés dans un piège. Pour justifier leur retrait, ils se sont retranchés derrière leurs bases.

Douche froide pour le candidat commun désormais de cinq et non de sept, alors que trois de cinq restants sont pourtant déclarés inéligibles. Non partants. Martin FAYULU dit Mafa pique une sainte colère et accuse les deux autres (Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO dit Fatshi, président national de l’UDPS/Tshisekedi et Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI dit Vika, président de l’UNC) de moins sérieux, en reniant leurs signatures.

De leur côté, ces deux derniers, accusent non seulement Fayulu, mais aussi Katumbi et Bemba d’avoir un autre schéma, une transition de deux ans. Bien plus, ils se demandent par quelle magie y arrivera-t-il sans avoir gagné l’élection présidentielle irréversible du 23 décembre ?

Amateurisme politique et idéologique

L’amateurisme politique est le fléau qui a gangrené toute possibilité de changement et d’alternance politique en République Démocratique du Congo (RDC).

L’amateurisme politique dont on parle ici est celui qui résulte de l’improvisation, de l’impréparation et du manque de stratégies véritables de prise de pouvoir, le tout coiffé par une absence stupéfiante de principes idéologiques.

Autrement dit, c’est le manque d’idéologie politique réelle au sein des partis qui, jusqu’à présent, se sont réclamés de l’opposition qui a, en fin de compte, mené à leur déchéance et finalement, à leur ralliement au régime.

Ceci semble découler d’un fait simple : depuis Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) du Marechal Mobutu SESE SEKO KUKU NGBENDU WA ZA BANGA et aujourd’hui avec la Majorité Présidentielle (MP) du Raïs Joseph KABILA KABANGE, les partis politiques n’ont véritablement jamais su pourquoi ou pour qui ils se battaient. 

Sans principes idéologiques partagés à la fois par les leaders et les masses, il a toujours existé une discordance évidente entre ces leaders et leurs militants.

Ainsi, tandis que les leaders se battaient pour leur positionnement personnel sur l’échiquier politique national, les masses elles déambulaient par monts et par vaux, sans véritable sens de la direction dans laquelle leurs partis s’engageaient.

On en veux pour preuve le fait que, de toutes les négociations qui se sont faites entre les partis dits de l’opposition et le régime, aucune réelle importance n’a été donnée aux éléments véritablement importants que sont l’application de la constitution, la réduction des pouvoirs du président de la république et l’établissement des principes d’état de droit qui s’imposent.

Au contraire, les négociations entre pouvoir et opposition se sont toujours limitées à des considérations superficielles et personnelles comme les portefeuilles ministériels et autres conneries qui, à la base, ne risquaient pas du tout de remettre en cause la pérennité des régimes passés.

C’est finalement parce que les partis d’opposition se sont toujours trompés d’objectifs. 

Les résultats de cette amateurisme politique et idéologique a été étalé à la place publique par Vika et Fatshi, en retirant leurs signatures de l’accord de Genève, désignant Mafa comme candidat commun de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre.

« Sans machine à voter, il n’y aura pas d’élections »

La Commission électorale nationale indépendante, dont on sait pour qui elle roule, a déjà indiqué que « sans machine à voter, il n’y aura pas d’élections ». Tout le contraire de ce que demande Fayulu.

Ses proches et ses militants l’appellent déjà « Monsieur le président ». Le candidat commun de l’opposition, Martin FAYULU MADIDI a gagné le pari. Rentré de l’Europe, mercredi par un vol régulier d’Ethiopian Airlines, Martin FAYULU a eu droit à un bain de foule qui conforte désormais son statut de sérieux prétendant au trône présidentiel. Son retour à Kinshasa est un test réussi.

Il vient battre campagne avec ceux qui le soutiennent. Mais une campagne pour des élection avec la machine à  voter comme l’affirme la Céni ou une campagne pour une présidentielle mais sans machine à voter ? Ira-t-il jusqu’au bout de sa logique au cas où la Céni ne retirerait pas cette machine ou boycottera-t-il celles-ci pour laisser ainsi le boulevard grandement ouvert au candidat du FCC ?

Allez jusqu’au bout de la logique pour faire preuve du courage politique serait souhaitable et preuve du sérieux.

Pour les observateurs de la scène politique, le retour de Fayulu à Kinshasa avait valeur d’un test. Réussir cette première épreuve devrait en même temps réconforter son statut de porte-voix de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018. C’est désormais un pari gagné. Dès sa descente de l’avion jusqu’à l’esplanade du boulevard Triomphal, un monde fou a communié avec le candidat commun de l’opposition. La présence des éléments de la police déployés en grand nombre sur l’itinéraire n’a pas dissuadé la foule. Sur tout le parcours qu’il a emprunté, Martin Fayulu a savouré sa victoire. Kinshasa est tombé. Sans doute en sera-t-il de même pour l’ensemble de la République. Sur ce point précis, les leaders réunis au sein de la plateforme « Lamuka » s’y préparent activement.

(avec lePotentiel)

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