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Avec Fatshi : L’UDPS a perdu toute sa crédibilité !

Dernière mise à jour, le 27 novembre 2018 à 04:41

Frustré après plusieurs forcings ratés pour devenir Premier Ministre en République Démocratique du Congo (RDC), depuis Nairobi, Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI dit Vika annonce urbi et orbi soutenir son collègue Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO dit Fatshi (président national de l’UDPS/Tshisekedi) à la présidentielle du 23 décembre 2018. Selon les observateurs, c’est une alliance de dupes ! Et d’ajouter que Fatshi a commis une erreur politique grave et voir même signé sa mort politique au niveau international, en retirant sa signature de l’accord de Genève.

Le candidat de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) à la présidentielle du 23 décembre 2018, Félix TSHISEKEDI, rentre finalement à Kinshasa ce mardi 27 novembre via l’aéroport international de Ndjili, soit 120 heures après le lancement de la campagne électorale.

Selon son porte-parole, qui a livré cette information à la presse, Félix TSHISEKEDI est retenu encore à l’étranger suite à son agenda très chargé.

Paul TSHILUMBU a souligné que le précité trouvera déjà les cadres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social en train de battre campagne pour lui sur l’ensemble du territoire national.

Toutefois, il s’est réservé d’en appeler à la mobilisation pour l’accueil de Félix TSHISEKEDI à partir de l’aéroport de Ndjili. En attendant son retour à Kinshasa, le président de l’UDPS poursuit ses contacts avec ses partenaires politiques.

LE DEAL DE NAIROBI

Le deal UDPS-UNC vient de livrer ses secrets. Depuis Nairobi au Kenya, Félix-Antoine TSHISEKEDI et Vital KAMERHE ont convenu, vendredi, de coaliser leurs efforts pour les élections avec à la clé la désignation du leader de l’UDPS comme candidat à la présidentielle. C’est donc Fatshi qui portera les couleurs du tandem UDPS-UNC à la bataille pour la magistrature suprême.

L’Opposition aura donc deux candidats de taille. D’une part, Martin FAYULU dit Mafa dont le poids provient essentiellement du fait qu’il bénéficie du soutien de Moïse KATUMBI, Jean-Pierre BEMBA et Adolphe MUZITO. D’autre part, Tshisekedi-fils qui en plus de l’ancrage à Kinshasa et dans l’espace Kasaï, pourra compter sur l’implantation de l’UNC de Kamerhe dans en pays Swahili. En particulier dans les Kivu.

Il a également fait savoir qu’il ne serait pas exclu que le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social rentre au pays le même jour que son collègue de l’Union pour la Nation Congolaise.

Il faut noter que lors de son entretien avec la base de l’UDPS à Bruxelles, Félix TSHISEKEDI a assuré ses militants de la victoire de son parti à tous les niveaux aux scrutins du 23 décembre. Le fils de l’opposant historique Etienne TSHISEKEDI a longuement expliqué à sa base de Bruxelles les vraies raisons du retrait de sa signature du protocole d’accord de Genève désignant Martin FAYULU candidat commun de l’opposition.

C’est une alliance de dupes entre les leaders de l’UDPS et de l’UNC, qui ont retiré leurs signatures de l’Accord de Genève désignant Martin FAYULU candidat commun de l’opposition, selon les observateurs.

LA BASE EN CHANVRÉE DE L’UDPS DÉMARRE SA CAMPAGNE

Forte mobilisation jeudi 21 novembre à la 10ème Rue. Le go de la campagne électorale en vue des élections du 23 décembre à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été marqué par la pose, dans la soirée, d’une effigie imposante du candidat Félix TSHISEKEDI à l’entrée du siège de ce parti phare de l’Opposition. Une ambiance bon enfant qui n’a pas manqué de susciter la curiosité des passants sur le boulevard Lumumba.

Bien que le premier jour de la campagne électorale soit timide dans la plupart des QG des partis et plateformes politiques, à l’UDPS par contre, les célèbres « parlementaires debout » se sont manifestés pour envoyer un signal fort aux autres candidats président de la République. « L’alternance c’est Félix TSHISEKEDI ! », ont-ils scandé au rythme des chansons hostiles au pouvoir.

« Nous allons aux élections pour élire Félix TSHISEKEDI. C’est lui la vraie alternance. Au cas contraire, le peuple appliquera l’article 64 de la Constitution », a expliqué un membre du parti d’Etienne TSHISEKEDI, mobilisant les siens pour les prochains scrutins et pour l’accueil du président national du parti à son retour d’Europe.

NON AU GACHIS

A l’UDPS, les militants ont alerté l’opinion nationale et internationale sur une éventuelle tricherie de la part des organisateurs des prochaines élections. « Nous ne voulons pas que le rendez-vous du 23 décembre soit gâché. Nous allons veiller pour que le résultat reflète la réalité de suffrages exprimés », ont-ils fait savoir.

Pour certains sympathisants de l’UDPS, au cas où la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se hasarderait à privilégier un candidat,  » le peuple n’aura qu’à recourir à l’article 64 de la Constitution « . Disposition de la loi fondamentale qui stipule que  » tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution… « .

L’engouement des militants de l’UDPS, observé hier sur le boulevard Lumumba, à l’entrée de la 10ème Rue, a été une occasion pour eux de battre campagne en faveur de leur candidat, Félix TSHISEKEDI. Des badges, banderoles, t-shirts et d’autres imprimés gravés du numéro 20 ont été vendus sur place comme de petits pains. Ainsi, ont-ils promis de continuer sur cette même lancée pendant tout le mois de la campagne pour amener leur candidat au pouvoir.

Seulement, redoutent-ils, « il ne faut pas que le pouvoir nous empêche de nous exprimer comme ce fut le cas lors des scrutins de 2011 ». « Beaucoup de nos candidats y compris le leader Etienne TSHISEKEDI ont été malmenés pendant la campagne électorale de 2011 et bon nombre parmi eux ont été contraints d’abandonner la propagande bien avant la date butoir, fixée par la Centrale électorale », se souviennent les militants de l’UDPS, .

L’ABSENCE DE FATSHI, PAS UN HANDICAP

« L’absence du président du parti ne handicape en rien le lancement de la campagne électorale à l’UDPS », a fait savoir Augustin KABUYA. Pour ce cadre, « l’UDPS est un parti installé dans tous les coins du pays. Nous allons lancer la campagne, ce n’est pas un problème ».

Il rappelle à cet effet qu’en 2011, le feu président Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA n’était pas au pays et « nous avons débuté la campagne ». « Le président Félix TSHISEKEDI n’est en compétition avec personne. Il met toute son intelligence pour réussir à ces élections et nous sommes ses lieutenants disséminés à travers le pays », affirme-t-il.

Augustin KABUYA a tout de même reconnu que les préparatifs se passent normalement, malgré quelques difficultés financières.  » Nous sommes un parti politique qui n’est pas aux affaires. Avec les cautions que la CENI a prévues pour une candidature à la présidentielle et aussi pour les législatives nationales ainsi que provinciales, nous nous sommes battus pour aligner les 375 candidats aux législatives nationales et plus de 400 aux provinciales avec nos moyens de bord. A ce jour, nous nous préparons tant bien que mal aux élections. Nous travaillons avec nos maigres moyens « , fait-il savoir.

L’UDPS A PERDU TOUTE SA CRÉDIBILITÉ !

Avec une base en chanvrée, Fatshi a commis une erreur politique grave et voir même signé sa mort politique au niveau international, en retirant sa signature de l’accord de Genève désignant Martin FAYULU comme candidat commun de l’opposition.

La fondation Koffi Annan est composée de plusieurs chef d’États [dont Barack OBAMA] et autres dignitaires à travers le monde qui sont membres. Tout le travail fait par cette fondation pour faciliter la désignation du candidat commun de l’opposition congolaise, est lancé dans presque tous ses services du monde. En politique, comme il avait déjà posé sa signature dans ce document au niveau international, avant de se redire, il devait d’abord retourner à Kinshasa et rendre compte au comité politique [le comité qui gère le parti UDPS/Tshisekedi], avant de prendre une décision finale.

Son défunt père Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, géré le parti avec les « fondateurs du parti ». Donc c’est une décision du groupe [du comité politique], pas d’un individu président avec son Secrétaire Général (SG) qui l’intimide comme il intimide son chien en disant que « je te donne 48 heures… ». Il avait consulté qui lui [le SG] Jean-Mark KABUND A KABUND pour faire cette déclaration ? Oh c’est la base qui a dit ! Mais un parti politique ne se gère pas à partir de la base. Le parti à un comité politique de gestion – qui, selon des sources crédibles, est quasi-inexistant au sein de la nouvelle UDPS version Fatshi. 

Donc c’est au comité politique que vous allez d’abord rendre compte de votre signature. Après, ils [le comité politique] vont faire appréciation de ce que vous avez commis come acte. Et c’est le comité politique qui va maintenant donner la décision finale de la chose.

Mais ce n’est pas cette manière qu’ils ont procédé. Fatshi et son SG ont montré au monde entier que ce sont des inaptes et ils ne connaissent pas la politique. Ils ne peuvent pas gérer un parti politique. Ils disent que le parti [UDPS version Fatshi ou UDPS/Tshisekedi] est grand. Mais il est mal géré. Il est mal positionné. Parce que c’est au comité politique qu’ils devraient aller rendre compte. Ça ne se fait pas comme ça. 

Vous voulez un État de droit ? Mais ça ne se fait pas comme ça. Ça c’est la rue. Ça ce sont des bêtises. 

Vous prenez de jeunes gens, vous leurs drogués, vous dites que venez faire du feu ici comme ça on va au monde entier que c’est la base qui a décidée. C’est vraiment ridicule.

L’acte que Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO dit Fatshi (président national de l’UDPS/Tshisekedi) vient de poser à Genève, est dans toute les officines du monde entier. Il ne passera plus. L’UDPS ne passera plus. Ils peuvent plus faire quoi que ce soit.

La crédibilité que l’UDPS avait : fini !

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