dimanche , 20 octobre 2019
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« Joseph KABILA » : Un président qui adore vivre dans la saleté !

Seules 20.000 tonnes d’immondices sont évacuées sur les 90.000 produites par jour à Kinshasa par manque de moyens. Les déchets s’amoncèlent dans les décharges publiques depuis que l’Union européenne a arrêté de financer le projet d’assainissement de la ville de Kinshasa, le 17 novembre 2015. Dans ces conditions, fait savoir le directeur général de la Régie d’assainissement de la capitale, « il est difficile de rendre la ville propre ».

Le directeur général de la Régie d’assainissement de Kinshasa, Anderson Vantoto, explique qu’il travaille avec peu de moyens. Il estime qu’il lui faut 12 millions de dollars américains par an pour assainir Kinshasa. Pourtant, fait-il remarquer, il travaille avec un budget annuel de 400.000 dollars par an. Ce qui représente, d’après lui, un budget d’assainissement d’une commune, soit un déficit de 11 millions 600 dollars américains. 

Ces immondices, qui continuent de joncher le sol dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, causent d’énormes maladies aux populations environnantes. Dans certains endroits, ils obstruent même le passage, empêchant la population, surtout celle qui vit à proximité de ces lieux, de prendre de l’air frais et pur.

PLAINTES A GOGO

A Matete, par exemple, les habitants du quartier Ngilima assistent impuissants à l’élargissement des puits de collecte des immondices qui s’entassent désormais dans la rivière Matete. Selon les habitants du quartier, ces immondices trainent à ces endroits depuis la suppression de la station d’épuration du marché Matete. 

En cette saison de pluie, les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent indisposent les habitants du quartier. « Cette poubelle est alimentée essentiellement par des charretiers et nous-mêmes qui vivons aux alentours. Auparavant, les camions d’évacuation passaient plus souvent. Maintenant, ils ne passent que deux fois par mois. Cette poubelle est pleine et elle nous expose aux maladies », s’est plaint un habitant du quartier Ngilima. Le même constat est fait dans la commune de Kasa-Vubu sur l’avenue Saio.

LES BOURGMESTRES TOUJOURS PAS IMPLIQUES

L’on s’étonne que jusqu’à ce jour les bourgmestres ne soient pas impliqués dans l’évacuation d’immondices comme le gouverneur l’a exigé. Lors d’une réunion organisée il y a quelques mois à l’Hôtel de ville de Kinshasa, le gouverneur André Kimbuta avait rappelé à tous les bourgmestres la nécessité de s’impliquer dans la gestion des décharges publiques et centres de transit des déchets se trouvant dans leurs communes. 

Ils ont été notamment invités à trouver des moyens pour l’entretien de ces sites, connus pour leur débordement et leur puanteur. 

Sur le terrain, la plupart part des décharges ne fonctionnent pas. Elles sont réellement supprimées. Ceux qui viennent avec des immondices sont appelés à trouver d’autres endroits. 

« Nous ne recevons pas de déchets en attendant un réaménagement du site. Nous demandons à ceux qui viennent avec des déchets d’aller ailleurs », affirme un agent de la Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa (RATPK).

Après le désengagement de l’Union européenne du projet d’assainissement de la ville de Kinshasa en août 2015, les immondices s’étaient entassées dans les décharges publiques. Le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, avait évoqué des problèmes financiers pour évacuer les poubelles. 

Selon lui, le gouvernement central avait pris l’engagement de financer à hauteur de 800.000 dollars américains par mois les travaux d’évacuation et d’enfouissement de ces immondices durant une année. Ce qui n’aurait pas été fait à l’époque.

De son côté, la primature, à travers un communiqué, avait indiqué que cette tâche revient plutôt au gouvernement provincial de Kinshasa. 

(Rachidi MABANDU)

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