jeudi , 22 août 2019
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Infidélité : Un caporal de FARDC tue l’homme qui sortait avec sa concubine

Il a été rapporté plusieurs fois au caporal Kianzo d’une éventuelle relation suspecte entre son collègue et sa concubine. Mais, comme son collègue est permanent à Kamba Katshongo et qu’il est rare à Tshikapa, Kianzo Ngoma attendait avoir des preuves. Et cette nuit-là, les choses ont bien marché pour lui. Ayant découvert par lui-même au Club Bisengo que son amour est dans les bras d’un autre homme en uniforme, Kianzo César ne pouvait se contenir. Troublé par cet acte de déception amoureuse, il a logé deux balles dans la jambe de son rival, avant que sa compagne ne prenne le large pour une destination inconnue. Les coups de feu ont attiré l’attention de ceux qui étaient au lieu du deuil. Par peur des représailles, l’homme a trouvé une seule option : vider son chargeur. Il a commencé à tirer en l’air au point de tuer quatre personnes et blesser sept autres, hormis sa principale cible. 

Quatre personnes ont été tuées et huit autres grièvement blessées, dans un événement malheureux qui s’est produit, la nuit dernière au Club Bisengo, dans la commune de Kazanla à Tshikapa ( province du Kasaï).

Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi à dimanche dernier, aux environs de 2 heures du matin, pendant la veillée mortuaire d’un négociant de diamant à Tshikapa. Cette veillée se tenait à quelques mètres du Club Bisengo où l’auteur du crime, le caporal Kianzo Ngoma César, a surpris sa partenaire avec son collègue rival.

D’après nos sources, il a été rapporté plusieurs fois au caporal Kianzo d’une éventuelle relation suspecte entre son collègue et sa concubine. Mais, comme son collègue est permanent à Kamba Katshongo et qu’il est rare à Tshikapa, Kianzo Ngoma attendait avoir des preuves. Et cette nuit-là, les choses ont bien marché pour lui.

Ayant découvert par lui-même au Club Bisengo que son amour est dans les bras d’un autre homme en uniforme, Kianzo César ne pouvait se contenir. Troublé par cet acte de déception amoureuse, il a logé deux balles dans la jambe de son rival, avant que sa compagne ne prenne le large pour une destination inconnue.

Les coup de feu ont attiré l’attention de ceux qui étaient au lieu du deuil. Par peur des représailles, l’homme a trouvé une seule option: vider son chargeur.

Il a commencé à tirer en l’air au point de tuer quatre personnes et blesser sept autres, hormis sa principale cible. Parmi les personnes tuées, deux femmes mariés et un agent de gardiennage travaillant pour l’entreprise Delta Protection sont décédés sur le champs. Un deuxième homme a rendu l’âme les avant-midi de dimanche. Alors que six des huit blessés graves ont été acheminés à l’hôpital général de Référence de Kanzala et deux autres à l’hôpital général de référence de Tshikapa.

De source hospitalière, on présume que les victimes blessées n’ont pas beaucoup des chances de survivre, si Dieu n’intervenait pas.

Par ailleurs, le Gouvernement provincial a pris l’engagement de prendre en charge les obsèques et les malades pour les soins approprier.

Par ailleurs, les sources concordantes renseignent que ce caporal meurtrier est l’un des militaires affectés à Tshikapa pour rétablir la sécurité lors des événements malheureux de la légendaire milice Kamuina Nsapu.

Le caporal Kianzo César est pour le moment aux arrêts, à l’auditorat militaire de Tshikapa. Cependant, les familles des victimes exigent que justice soit faite et que le coupable soit jugé et condamné, conformément à la loi.

Dans sa défense, le Caporal Kianza brandit son inconscience

Le Tribunal militaire de Garnison de Tshikapa, Chef-lieu de la province du Kasaï, a tenu sa première audience, ce mardi 20 novembre 2018, dans l’Affaire de tueries massives commises, la nuit du samedi 17 à dimanche 18 novembre par un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au nom de Kianza Ngoma César.

Au cours de l’audience, ce militaire reconnait les faits qui lui été reprochés. Mais seulement, le caporal Kianza dit avoir posé tous ses actes dans l’inconscience absolue. Avec l’aide de ses avocats, il a soutenu qu’il est épileptique et selon lui, ce jour-là, il serait entrain de tirer sur les éléments de la milice Kamuena Nsapu .

Cependant, pour réunir suffisamment d’éléments en vue de se faire une idée exacte de ce qui s’était réellement passé, le Tribunal a choisi d’effectuer une descente sur terrain. Première étape: l’Hôpital général de Tshikapa. Ici, on rencontre un autre élément FARDC, Kingo Kivimba fait une révélation. « Avant toute fusillade, l’actuel prévenu avait frappé à la porte de son collègue l’invitant à aller fumer. Celui-ci, lui a répondu qu’il dormait. Il revient pour la deuxième fois en lui posant la question de savoir où était sa femme ? Du coup, il menace de prendre l’arme pour tuer les gens« , a-t-il relaté. Ensuite, le Tribunal s’est dirigé à la morgue où étaient gardés les corps d’autres victimes.

Et la prochaine audience est prévue pour ce vendredi 23 novembre 2018.

Rappelons que, le présumé Kianza Ngoma, militaire de son état, est arrêté pour avoir tué quatre personnes et blessé huit autre, pour une affaire de jalousie incontrôlée. C’était le weekend dernier, dans la commune de Kazanla, à Tshikapa (province du Kasaï).

Par ailleurs, le Gouvernement provincial a pris en charge tous les frais funéraires, alors que les familles des victimes réclament que justice soit faite pour les leurs.

(avec Jackie KALEMBA, correspondante à Tshikapa)

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