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Martin FAYULU dit Mafa, Candidat commun de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018, blessé au visage par la police de Joseph KABILA.
Martin FAYULU dit Mafa, Candidat commun de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018, blessé au visage par la police de Joseph KABILA.

Martin FAYULU : Soldat du peuple

Dernière mise à jour, le 19 janvier 2019 à 11:13

Parti de Kinshasa pour Genève comme simple candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018, Martin Madidi Fayulu dit Mafa revient ce mercredi 21 novembre dans la capitale congolaise avec une autre stature. Candidat commun de l’opposition, c’est sur lui que misent tous les partis et regroupements de l’opposition pour éloigner le spectre d’un nouveau mandat présidentiel de la majorité au pouvoir. Le challenge est relevé, mais les leaders réunis dans la ville suisse, en tout cas ceux qui sont encore restés fidèles aux engagements souscrits le 11 novembre 2018, ont promis de tout mettre en œuvre pour faire gagner Fayulu.

Couronné à Genève comme candidat commun de l’opposition, Martin Fayulu annonce son retour à Kinshasa ce mercredi 21 novembre 2018. Dans la capitale, tous les états-majors des partis et regroupements de l’opposition se mobilisent. Le retour du soldat du peuple passe pour un premier test pour conforter sa stature de présidentiable digne d’amener l’opposition à la victoire finale. Bien plus, l’accueil qui lui sera réservé convaincra ceux qui doutent de sa capacité à mener le peuple congolais vers la première alternance démocratique de son histoire.

Parti de Kinshasa pour Genève comme simple candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018, Martin Fayulu revient ce mercredi 21 novembre dans la capitale congolaise avec une autre stature. Candidat commun de l’opposition, c’est sur lui que misent tous les partis et regroupements de l’opposition pour éloigner le spectre d’un nouveau mandat présidentiel de la majorité au pouvoir.

Le challenge est relevé, mais les leaders réunis dans la ville suisse, en tout cas ceux qui sont encore restés fidèles aux engagements souscrits le 11 novembre 2018, ont promis de tout mettre en œuvre pour faire gagner Fayulu.

C’est dire combien son retour à Kinshasa est hautement politique. Aux sceptiques et autres mauvaises langues doutant encore de la capacité Martin Fayulu à drainer les foules, l’opposition réserve une démonstration de force. Elle est convaincue du triomphe de son joker en décembre prochain.

A Kinshasa, c’est déjà la grande mobilisation pour la journée du mercredi 21 novembre. Le MLC de Jean-Pierre Bemba, Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi, la Dynamique de l’opposition de Martin Fayulu entreprennent depuis un temps un travail de porte à porte pour convaincre les Kinois à réserver un accueil chaleureux à celui qui incarne désormais l’alternance démocratique en RDC.

Le retour du soldat du peuple à Kinshasa a valeur de test, son premier sous sa nouvelle tunique de candidat commun de l’opposition. Réussir ce premier test, c’est déjà annoncer les couleurs pour le sprint électoral de décembre prochain. Bien sûr, Kinshasa n’est pas le Congo. Mais, si Fayulu arrivait à dompter la capitale, ce sera déjà un bon départ lorsqu’il s’agira de se lancer à la conquête des provinces. De ce point de vue, l’opposition a mis tout en œuvre pour battre le record d’affluence ce mercredi 21 novembre. Elle est bien consciente des enjeux. Car, le reste de la campagne électorale, qui démarre déjà le jeudi 22 novembre, dépendra de ce que sera la mobilisation du mercredi 21 novembre.

Fayulu et ses atouts à la présidentielle

Pour l’instant, Martin Fayulu a réussi à s’attirer la sympathie de l’opinion publique. Le départ en catastrophe de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe de l’accord de Genève l’a aidé à remonter sa cote de popularité.

Le candidat commun de l’opposition n’est pas ce petit poussin que les mauvaises langues se sont empressées de distiller dans l’opinion. Une épée dans l’eau, indique l’Opposition. Avec les appuis déclarés des poids lourds à travers leurs espaces géographiques du pays, il y a lieu de constater finalement que Fayulu est plutôt le favori de cette présidentielle.

En effet, des sondages minutes ont démontré que Martin Fayulu a de l’épaisseur grâce à ses soutiens. Il est clairement acquis que la logistique lui sera assurée pour une campagne électorale à l’américaine. Avions, hélicoptères et véhicules seront mis à sa disposition et des candidats députés viendront en appui pour consolider son assise populaire. La cartographie électorale pour Fayulu donne des atouts qui font la victoire.

Le vote étant essentiellement sociologique en RDC, l’ex-Bandundu fera bloc derrière leur fils. Il n’y a aucun doute que même dans les fiefs du Palu, les militants dont la majorité respire le même air que Muzito voteront pour Fayulu. Ils vont sanctionner ceux qui ont vendu le parti à la Majorité présidentielle et déprécié le patriarche Gizenga. Il faut s’attendre à un raz de marée en faveur de Fayulu dans les provinces démembrées de Bandundu. D’autres personnalités comme Matungulu et un très influent homme d’Eglise, très respecté cet espace, se sont prononcés en faveur du candidat commun de l’opposition.

Dans l’ex-Equateur, le poids de Jean-Pierre Bemba sera mis sur la balance pour faire gagner Fayulu. Il faut s’attendre à un score à la soviétique parce que cette province se considère comme le mal aimé du régime Kabila. Pire, des gouverneurs qui ont brillé par la prédation ont été récompensés par des promotions. La population entend sanctionner. Plus de 80% de vote favorables à Fayulu sont assurés.

Dans le Nord-Kivu, la partie la plus instable du pays, victime d’une guerre de prédation pilotée depuis Kinshasa, n’attend plus que le moment de vote pour se venger vis-à-vis de ses bourreaux arrimés au pouvoir. Le vote sanction est en marche. Et Fayulu devrait en être le grand bénéficiaire. Un mot d’ordre de Mbusa Nyamuisi suffit pour mettre le Nord-Kivu dans les pas.

Dans le Sud-Kivu, Pierre Lumbi et Pay-Pay se jetteront dans la bataille pour faire basculer la province dans l’opposition. Ici les suffrages seront partagés entre Fayulu, Shadary et Kamerhe éventuellement.

Dans l’ex-Katanga où la campagne sera « tu veux le retour de Katumbi, votes Fayulu », Kyungu et Christian Mwando mouilleront la chemise. De son exil, Moïse Katumbi se mettra sur la balance en engageant sa popularité en faveur de Fayulu.

Dans l’ex-province orientale, des leaders comme Bolengetenge ne feront pas de cadeau au candidat du FCC. Ils vont se battre pour Fayulu et arracher pour son compte 60% de votes.

Dans les deux Kasaï, Claudel Lubaya qui a le contrôle de Kananga et de l’ex-Kasaï occidental peut apporter au moins 50% des voix. Dans la partie Tetela, il faudrait également compter sur pas moins de 50% des voix à arracher à Shadary. Pareil pour l’ex-Kasaï oriental, où l’objectif assigné est de prendre 50% de voix.

Le Kongo central acquis à la cause de l’opposition depuis les scrutins de 2006 et 2011 ne changera pas sa ligne. Enfin, Kinshasa qui a vu Fayulu grandir ne pourra pas non plus se dédire. Elu de la ville de Kinshasa depuis le premier cycle électoral de 2006, Fayulu a le secret de la capitale.

Tout compte fait, le choix des cinq ténors de l’opposition en faveur de Fayulu est judicieux et ceux qui ont choisi de rejoindre le FCC se mordront les doigts.

Dès ce mercredi 21 novembre, date de son retour à Kinshasa, Martin Fayulu et toute l’opposition vont prouver qu’ils ont misé sur un candidat qui incarne véritablement l’alternance démocratique.

Fayulu devant un dilemme

A quelques jours de la campagne électorale, le candidat « commun » de l’opposition, Martin Fayulu, rejettera-t-il de nouveau l’usage de la « machine à voter » ou va-t-il renoncer à cela pour battre campagne?, s’interroge l’opinion. Car, le candidat de l’opposition issu de l’Accord de Genève a rejeté, avec sa dernière énergie, l’usage de ladite machine, une fois qu’il a été élu par consensus. En fait, il a promis de ne pas participer aux élections où le « fichier électoral est déjà corrompu ».

Il importe de noter que ce retour intervient quelques jours après une nouvelle réunion à Bruxelles, consécutice aux départs de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe de la coalition « Lamuka ». Bemba, Katumbi, Matungulu et Muzito ont réitéré leur soutien au président de l’Ecidé (Engagement pour la citoyenneté et le développement). Moïse Katumbi a même promis une campagne à l’américaine au profit de Fayulu.

Contesté par Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi, Martin Fayulu est déterminé à aller aux élections, mais pas avec la machine à voter, qui, selon lui, c’est un mode de vote opté par le pouvoir en place afin de tricher les élections.

Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi se sont rencontrés vendredi dernier à Bruxelles en Belgique, rappelle-t-on. Mais le sujet de leur entretien n’était pas révélé. Compte tenu de l’échec de l’accord, le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila affute déjà ses armes pour gagner les élections du 23 décembre 2018.

« Lamuka » proteste contre le refus d’autorisation d’atterrissage du jet affrété pour Fayulu !

C’est hier que Martin Fayulu Madidi, candidat unique de la coalition « LAMUKA » devrait atterrir par vol spécial à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa. Mais, le jet affrété pour la circonstance n’a pas eu d’autorisation de la part de l’Autorité de l’Aviation civile, alors que la demande avait été introduite en bonne et due forme bien avant.

C’est Freddy Matungulu de « Congo Na Biso », membre de la coalition qui a donné l’information hier en protestant véhémence. Il ne comprend pas comment il est possible qu’on puisse refuser l’autorisation d’atterrissage à un candidat Président de la République, alors que la compagne électorale commence cette semaine et que les élections se tiendront le mois prochain.

Il interroge à nouveau pour savoir si avec des telles restrictions à la liberté de mouvements des candidats Président de la République, on peut s’attendre à quel type d’élections. Il dénonce cet acte arbitraire et illégal dans le chef du Pouvoir qui contraint Martin Fayulu, le candidat unique de « LAMUKA » de se rabattre sur un vol courrier pour n’atteindre Kinshasa.

Jusqu’hier soir, l’Autorité de l’aviation civile n’avait toujours pas encore donné à la presse les raisons du refus de l’autorisation d’atterrissage du jet affrété du candidat Président de la République Martin Fayulu sur la ligne Bruxelles-Kinshasa.

Mais cette affaire rappelle celle d’un autre opposant Moïse Katumbi Chapwe leader d’ « Ensemble pour le changement » qui a connu les mêmes déboires lorsqu’en mai dernier, son jet, le puissant biréacteur à long rayon d’actions de type présidentiel Falcon-85 n’a pas reçu l’autorisation d’atterrissage aussi bien à Lubumbashi qu’à Kinshasa alors qu’il avait introduit la demande avec copie réservée au ministre des Transports et Communications, José Makila Sumanda.

Ce dernier tout comme le directeur de l’Autorité de l’aviation civile continuaient à soutenir n’avoir jamais réceptionné cette demande d’atterrissage qualifiée même d’être du bluff. Mais aujourd’hui, on est dans un autre contexte où la dernière ligne droite vers les élections commence ce jeudi 22 novembre avec l’ouverture de la campagne électorale.

Ce qui veut dire, en principe, que ce type de restrictions aux libertés de circulations dénoncées par les opposants – surtout des candidats aux élections du 23 décembre 2018- ne peut plus être de mise et doit impérativement être banni du tableau.

Les membres de « LAMUKA » par le biais de Freddy Matungulu ont le droit de s’inquiéter sur la suite des événements lorsque leur candidat Martin Fayulu est empêché de réaliser son calendrier qui prévoyait son arrivée à Kinshasa lundi dernier » clame un opposant.

(avec lePotentiel)

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