lundi , 17 décembre 2018
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ONU : Pierre Lacroix évoque le départ progressif de la MONUSCO

« Il est clair que la mission ne peut être éternelle. Il faut réfléchir ensemble à ce que doit être l’avenir de la mission. L’échéance électorale à venir est importante. Après cette échéance, il faudra examiner la manière dont les nations unies pourront être les plus utiles possibles, y compris à travers la Monusco pour le peuple congolais. Le moment venu, il faudra envisager le départ de la Monusco comme on l’a fait avec d’autres missions de la paix (…) », a-t-il déclaré au cours d’un échange avec la presse à la fin de son séjour en République démocratique du Congo (RDC). Face à la situation qui prévaut en RDC, Joseph Kabila continue de sommer les Nations unies de faire partir sa mission « Monusco » qu’il juge « mitigés ».

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a, au cours d’une interview lui accordée par l’AFP, évoqué le départ progressif de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) après les élections du 23 décembre 2018.

« Il est clair que la mission ne peut être éternelle. Il faut réfléchir ensemble à ce que doit être l’avenir de la mission. L’échéance électorale à venir est importante. Après cette échéance, il faudra examiner la manière dont les nations unies pourront être les plus utiles possibles, y compris à travers la Monusco pour le peuple congolais. Le moment venu, il faudra envisager le départ de la Monusco comme on l’a fait avec d’autres missions de la paix (…) », a-t-il déclaré au cours d’un échange avec la presse à la fin de son séjour en RDC.

Face à la situation qui prévaut en République démocratique du Congo, le chef de l’Etat, Joseph Kabila, continue de sommer les Nations unies de faire partir sa mission « Monusco » qu’il juge « mitigés ».

« Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays, et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale », avait déclaré Joseph Kabila du haut de la tribune de la 73ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 25 septembre, à New-York.

Pour rappel, la Monusco a remplacé la précédente opération de maintien de la paix « la Monuc » le 1er juillet 2010, selon le mandat établi par la résolution 1925 (2010) du Conseil de sécurité du 28 mai. Ce changement reflète la nouvelle phase dans laquelle le pays est entré. La Monusco est autorisée à recourir à tous les moyens nécessaires pour mener à bien son mandat concernant, entre autres, la protection des civils, du personnel humanitaire et des défenseurs des droits de l’homme immédiatement menacés de violence physique, ainsi que le soutien du gouvernement de la RDC dans ses efforts de stabilisation et de consolidation de la paix.

Le Conseil a également décidé que la Monusco renforcerait la présence de ses composantes militaire, policière et civile dans l’est de la République démocratique du Congo et réduirait sa présence, dans toute la mesure du possible pour l’exécution de son mandat, dans les régions non affectées par le conflit, en particulier à Kinshasa et dans l’ouest de la RDC.

(avec Hervé Ntumba)

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