samedi , 19 janvier 2019
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RDC : Le débat sur la machine à voter refait surface

Une vidéo circule, démontrant le risque de tricherie qui entoure la machine à voter. À moins de deux mois des élections du 23 décembre 2018, le débat sur la machine à voter a refait surface. Que va-t-il se passer ? On n’en sait rien. Dans tous les cas, la Céni a été obligée de communiquer pour se défendre. Une fois de plus. Il faut que la Centrale électorale ne soit pas sortie de l’ornière. Pour autant que sa machine à voter peine à faire l’unanimité. Tous le redoutent. Sauf, curieusement la Majorité au pouvoir qui est prête à tout pour venir au secours de la fameuse trouvaille de la Céni. Ce qui ravive davantage les inquiétudes. venu de Séoul.

Revoilà la machine à voter. Entre la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et l’un des candidats à la présidentielle, c’est presque le dialogue des sourds qui s’installe.

Informaticien de carrière, ce dernier a réussi à obtenir de la Céni une séance technique pour s’assurer de la fiabilité de la machine à voter. Une demande à laquelle la Céni a finalement adhéré, déléguant pour la circonstance certains de ses experts.

Ce qui n’a pas cependant pas assouvi la soif de connaitre du candidat présidentiable. Il persistait encore des zones qu’il cherchait à dissiper, concernant la machine à voter ; cette technologie importée de la Corée du Sud que la Céni propose pour les scrutins de décembre prochain.

Finalement, c’est sur les réseaux sociaux que le candidat président de la République, visiblement déçu de la défense de la Céni, a décidé de porter l’affaire. Une vidéo circule depuis lors, démontrant le risque de tricherie qui entoure ce gadget venu de Séoul.

À moins de deux mois des élections du 23 décembre 2018, le débat sur la machine à voter a refait surface. Que va-t-il se passer ? On n’en sait rien. Dans tous les cas, la Céni a été obligée de communiquer pour se défendre. Une fois de plus.

Il faut que la Centrale électorale ne soit pas sortie de l’ornière. Pour autant que sa machine à voter peine à faire l’unanimité. Tous le redoutent. Sauf, curieusement la Majorité au pouvoir qui est prête à tout pour venir au secours de la fameuse trouvaille de la Céni. Ce qui ravive davantage les inquiétudes.

Quoi qu’il en soit, la Céni, qui est toujours sur la défensive, se décide à aller jusqu’au bout. Mais de jour en jour, le cercle des opposants à cette machine ne fait que s’élargir. Qu’en sera-t-il le 23 décembre 2018 ? Suspense !

Trouver un consensus

Jusque-là divisés sur l’utilisation ou non de la machine à voter aux élections du 23 décembre prochain – si seulement élections il y aura – les différentes parties prenantes ont intérêt à aplanir leurs divergences, trouver un consensus afin que les élections tant attendues soient réellement crédibles, démocratiques et apaisées.

De toutes parts et sur toutes les lèvres, l’on ne souhaite autre chose que le consensus. Ce qui, une fois de plus, laisse croire qu’à l’interne comme à l’externe, l’on s’en tient à ce que les élections du 23 décembre soient organisées dans des conditions fixées par la loi.

Monseigneur Fridolin Ambongo, nouvel archevêque métropolitain de Kinshasa, est de ceux qui pensent qu’à ce jour, pour que le processus arrive à bon port, les uns et les autres sont obligés de revenir à la raison.

Comme un groupe d’opposants soupçonne une fraude déjà bien orchestrée avant même la tenue des élections du 23 décembre 2018 et que du côté de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) l’on semble ne rien se reprocher, le prélat catholique fait des propositions sages, comparables à l’histoire du roi Salomon et les deux femmes se disputant un enfant.

Fridolin Ambongo voudrait que les élections législatives soient organisées avec la fameuse machine à voter. Cela, tenant compte du fait que le nombre élevé des candidats ne doit être contenu que dans un volumineux cahier en lieu et place d’un simple bulletin de vote. Et que pour la présidentielle, l’on puisse recourir aux bulletins papiers pour éviter tout soupçon de tricherie organisée et orchestrée.

À la Céni par contre, on semble faire sourde oreille, qualifiant les arguments des membres de l’opposition congolaise de non fondés. L’histoire politique de la RDC renseigne, par ailleurs, que toutes les fois qu’il n’y a pas eu consensus entre différentes parties prenantes, les choses n’ont jamais bien marché.

De ce fait, pour ne pas baliser le chemin à un chaos, toutes les parties prenantes au processus électoral sont obligées de parler un même langage pour un atterrissage en douceur.

Opération de l’accréditation des témoins et observateurs démarre

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) lance, ce jeudi 8 novembre, les opérations liées à l’accréditation des témoins, observateurs et journalistes, en prévision des prochaines échéances électorales.  La Céni appelle les regroupements politiques, les candidats indépendants, les différentes ONG et les organes de presse à participer à l’observation des élections prévues le 23 décembre prochain.

D’après cet organe d’appui à la démocratie, ces opérations liées à l’accréditation des témoins, observateurs et journalistes est lancée conformément aux dispositions de la loi électorale (articles 37 à 45). Pour les observateurs et journalistes, les opérations sont prévues du 8 novembre au 10 décembre. Et l’accréditation des témoins part du 8 novembre au 22 décembre.

Du côté des forces vives de la Nation, la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (SYMOCEL) entend déployer 20 000 observateurs.

D’ailleurs, 52 coordinateurs et coordinateurs adjoints provinciaux de cette mission viennent d’achever une formation de trois jours à Kinshasa. Ces sessions sont les premières d’une cascade de formations qui concerneront par la suite, les 275 observateurs de long terme.

De son côté, la plateforme Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA) compte déployer 10.000 observateurs pour les élections du 23 décembre. La Conférence épiscopale nationale du Congo « Cénco » a, pour sa part, annoncé qu’elle va aligner 1.026 observateurs à long terme et 40.000 à court terme. Cela en vue de suivre l’évolution des élections du 23 décembre.

Cependant, l’Union européenne ne va pas envoyer sa mission pour observer les élections du 23 décembre, suite aux déclarations du gouvernement de la République démocratique du Congo récusant toute aide étrangère.

(avec lePotentiel, Hervé Ntumba)

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