samedi , 17 août 2019
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Sanctions : L’UE menace les dirigeants de RDC

Le FCC semble jouer à l’apaisement, après la menace de l’Union européenne de renouveler ou non jusqu’au 10 décembre en cours, les sanctions prises en décembre 2016 contre des responsables congolais. Azarias Ruberwa a indiqué que le candidat Emmanuel Ramazani Shadary n’est pas condamné. Ce, avant de préciser :  » Il n’est même pas poursuivi. Il faut que l’opinion le sache. Il n’existe pas de poursuites judiciaires à l’endroit de notre candidat. Il n’existe pas de condamnation au sens de la justice à charge de notre candidat. Si cela existait, ça pourrait inquiéter… ».

Le Front Commun pour le Congo (FCC) semble jouer à l’apaisement, après la menace de l’Union européenne de renouveler ou non jusqu’au 10 décembre en cours, les sanctions prises en décembre 2016 contre des responsables congolais. Pour Azarias Ruberwa cadre du FCC cité par Congoprofond.net, les sanctions contre le candidat de cette plateforme politique à la prochaine présidentielle, sont de nature purement politique qui vont sûrement s’effacer avec le temps. 

A cet effet, Azarias Ruberwa a indiqué que le candidat Emmanuel Ramazani Shadary n’est pas condamné. Ce, avant de préciser :  » Il n’est même pas poursuivi. Il faut que l’opinion le sache. Il n’existe pas de poursuites judiciaires à l’endroit de notre candidat. Il n’existe pas de condamnation au sens de la justice à charge de notre candidat. Si cela existait, ça pourrait inquiéter… ».

Pour cet ancien vice-président de la République, ce sont des sanctions de nature purement politiques qui vont sûrement s’effacer avec le temps.  » Laissons le temps au temps… « , a-t-il déclaré avant soutenir à la même source : « Je ne vois pas comment l’Union Européenne, une organisation qui a une diplomatie de très haut niveau, va garder des sanctions de nature politique qui, en fait dans le sens constitué des menaces pour des inquiétudes qu’ils avaient, inquiétudes qui, du reste, n’étaient pas fondées, il est évident que ces sanctions vont disparaître, des démarches sont faites dans ce sens-là « .

Le FCC est, par ailleurs, convaincu que l’Union européenne lèvera ces sanctions dès lors qu’elle sera assurée de l’organisation des élections le 23 décembre prochain.

QUITTE AU DOUBLE

Pour l’Union européenne relayée par RFI, il s’agit soit, de prendre le risque de maintenir sous sanctions essentiellement les 16 hauts responsables congolais parmi lesquels le candidat président de la République de la plateforme FCC soit, de calmer le jeu en levant les sanctions. Dans le premier cas, c’est le durcissement qui risque d’envenimer les relations déjà délétères entre Kinshasa et Bruxelles. Tandis que dans le second, il y a risque que les 27 se privent de moyens de pression face aux enjeux électoraux de décembre prochain en République démocratique du Congo. 

Mais selon la même source qui cite les milieux diplomatiques, un compromis semble se profiler à l’horizon dans le sens de renouveler les sanctions, certes, mais envoyer en même temps aux Congolais un signal positif en leur donnant rendez-vous au lendemain du scrutin pour réévaluer la situation et envisager alors une possible de la levée de ces sanctions sans attendre la prochaine échéance.

Pour RFI, certains avaient proposé de sortir Emmanuel Ramazani Shadary de la liste des sanctionnés. Mais plusieurs pays ont rejeté l’hypothèse, dont la France, soucieuse de  » ne pas donner le sentiment d’interférer dans le processus électoral  » en faisant du dauphin un cas particulier. Or l’unanimité est requise au sein de l’UE en matière de sanctions.

Pour terminer Me Ruberwa, se rappelant à congoprofond.net d’un entretien qu’il a eu récemment avec une diplomate à ce sujet, a ironisé :  » Madame, si vous êtes nommée ambassadeur en RDC, devant qui allez-vous présenter vos lettres de créance ? ça ne sera certainement pas à quelqu’un sur qui vous faites peser vos sanctions… « .

Et de conclure :  » Je le répète, il n’y a pas de poursuite judiciaire à l’encontre de notre candidat. Notre candidat n’est pas poursuivi par la CPI, il ne porte pas sur lui une condamnation judiciaire. Ce sont des simples sanctions sous formes des menaces politiques. Il était question que l’UE se rassure que nous irons aux élections, il ne leur appartenait pas de nous juger dans ce sens, surtout que nous y allons de manière inéluctable, qui de cette union européenne va garder ces sanctions ? « .

LE FCC ENREGISTRE DE NOUVELLES ADHÉSIONS

Le Front commun pour le Congo (FCC) continue de consolider sa base. Vendredi 2 novembre, la méga plateforme initiée par le chef de l’Etat a enregistré de nouvelles adhésions. Au nombre des personnalités qui ont signé la charte du FCC et accepté par ce fait même de soutenir Emmanuel Ramazani Shadary à la présidentielle du 23 décembre, figurent des gouverneurs de provinces et l’ancien patron de la Police nationale congolaise ville de Kinshasa, Jean de Dieu Oleko. 

Le Comité stratégique a rendu publique, au cours de cette même cérémonie, la suite du programme de ses activités annoncées en octobre dernier. L’agenda du FCC a été dévoilé par le Directeur de cabinet du chef de l’Etat et Coordonnateur de la plateforme présidentielle, Me Néhémie Mwilanya, au cours d’une conférence de presse co-animée par les membres du Comité de stratégie vendredi 2 novembre.

Le programme du FCC, a fait savoir Mwilanya, se décline en trois phases. Il commence d’abord par la publication officielle de la liste de l’équipe de campagne du candidat Ramazani Shadary (ce qui a été fait le samedi 3 novembre dernier, Ndlr).

Le FCC va, par la suite, se déployer à partir du 7 novembre dans l’Espace Kasaïen afin d’y installer ses comités et présenter son candidat à la population à partir de la ville de Mbuji-Mayi. Enfin la dernière activité c’est la présentation, le samedi 10 novembre, du programme électoral du candidat du FCC à la présidentielle du 23 décembre prochain. 

Des instants plus tôt, Me Néhémie Mwilanya a transmis les remerciements et les sentiments de profonde gratitude du président Joseph Kabila, Autorité morale du FCC, à la population congolaise via celle de Kinshasa, pour avoir répondu massivement à l’appel de leur méga plateforme le samedi 27 octobre dernier au stade Tata Raphaël. « Le camp de la victoire s’est dessiné ce jour-là », a déclaré le Coordonnateur du FCC. Néhémie Mwilanya a invité l’opinion tant nationale qu’internationale à « prendre date avec la démonstration de force du 27 octobre 2018 et à capter l’orientation donnée par notre peuple aux scrutins du 23 décembre à venir ».

Plutôt que de mener des combats d’arrière-garde, le FCC par la voix de son coordonnateur appelle tous les patriotes encore dans le camp opposé à rejoindre le camp du peuple de manière à valider, au 23 décembre, « les choix de ceux qui incarnent les combats de la République… » 

Le Coordonnateur du FCC a encouragé la communauté internationale à accompagner positivement le processus électoral qui amorce son virage le plus déterminant, de respecter le droit à l’autodétermination du peuple congolais et d’éviter des combats d’arrière-garde, visant notamment à soutenir des schémas a priori de « décrédibilisation du processus électoral en cours, de contestation des résultats des scrutins, ou non reconnaissance de ceux-ci. « Il n’y aura de victoire sur le tapis vert pour personne en RDC au cours des scrutins de décembre prochain », a tranché Me Néhémie Mwilanya. 

(avec Emma MUNTU, Didier KEBONGO)

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