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RDC : 20 ans après le Maréchal Mobutu

Dernière mise à jour, le 11 novembre 2018 à 11:57

Plus de 20 ans après la chute de Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga*, beaucoup dans le pays-continent d’Afrique centrale continuent de regretter celui que l’on surnommait « Papa Maréchal », qui a régné sans partage de 1965 à 1997.

Vingt-et-un ans que le maréchal Mobutu Sese Seko a été chassé du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC). Vingt-et-un ans que ce pays géant d’Afrique centrale a troqué la dictature pour une supposée démocratie. Et pourtant… Alors que le pays semblait suffoquer sous le régime autocratique de Mobutu, les Congolais portent aujourd’hui un regard nostalgique sur les années Zaïre, comme s’appelait leur pays à l’époque. Fierté nationale, lutte contre le tribalisme, construction de routes, électrification… Les réussites du « Maréchal » semblent maintenant éclipser ses exactions.

C’est Gbadolite, dans le nord de la RD Congo, non loin de la frontière avec la République centrafricaine, que le « léopard du Zaïre » avait choisi comme fief de son pouvoir sans partage. Autrefois un hameau de 2 000 âmes fait de quelques cases en terre cuite, Gbadolite avait été métamorphosée à la fin des années 1960 pour accueillir Mobutu et son entourage. En quelques années, c’est une ville moderne et coquette qui est sortie de terre, en plein cœur de la forêt tropicale.

Mais cette bourgade s’est figée dans le temps un matin de mai 1997. Alors chassé par la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, Mobutu doit fuir vers le Maroc. Les extravagants palais du Maréchal sont pillés ou détruits. Certains bâtiments en pleine construction ne seront jamais achevés.

Nos reporters Horaci Garcia Marti et Thomas Nicolon se sont rendus dans les ruines de Gbadolite, puis à Kinshasa, la bouillonnante capitale congolaise, pour tenter de comprendre quelles traces Mobutu a laissées dans le paysage et dans les consciences congolaises.

En s’entretenant avec les anciens collaborateurs du dictateur, puis avec ceux qui ont souffert de son régime de fer, nos reporters tenteront comprendre la difficulté de sortir des griffes d’une dictature de plus de 30 ans.

Qui est le Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga

Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge et mort d’un cancer le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc, est un homme d’État, militaire et dictateur qui préside la deuxième République démocratique du Congo (RDC), rebaptisée Zaïre, de 1965 à 1997.

Joseph-Désiré Mobutu naît à Lisala en 1930. Son père, Albéric Gbemani, cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala, meurt alors qu’il a 8 ans. Il est de fait élevé par son grand-père et son oncle. Il poursuit ses études dans une école catholique. À l’âge de 20 ans, il est enrôlé dans la Force publique à Luluabourg. Il y obtient le brevet de secrétaire-comptable puis est affecté à l’état-major à Léopoldville en 1953.

À 25 ans, il se marie avec Marie-Antoinette Gbiatibwa Yetene âgée de 14 ans et avec qui il aura huit enfants.

Après son passage dans l’armée, dont il sort sous-officier, il devient journaliste pour le quotidien libéral de Léopoldville L’Avenir en 1957 sous la supervision de l’un de ses mentors, le journaliste Antoine-Roger Bolamba, qui le présente à Patrice Lumumba. Il voyage pour la première fois en Europe lors d’un congrès de presse à Bruxelles, où il reste quelque temps pour suivre une formation d’assistant social.

Au même moment, les représentants du Mouvement national congolais (MNC) menés par Patrice Lumumba, négocient l’indépendance de la colonie, et lorsque ceux-ci arrivent à Bruxelles pour la tenue d’une table ronde, Mobutu rejoint leurs rangs avec Antoine Kiwewa en janvier-février 1960. Il est confirmé membre effectif de la délégation du MNC à la Conférence de la Table ronde économique, financière et sociale (26 avril – 16 mai 1960). C’est à cette occasion qu’il est repéré par Larry Devlin (en) officier de la CIA et futur chef d’antenne de la CIA au Congo avec lequel il établit de bonnes relations.

L’ascension

En juillet 1960, il devient secrétaire d’État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. Il profite du désaccord entre les différents hommes politiques et du fait d’être l’un des seuls lumumbistes à avoir une quelconque expérience militaire pour évoluer très rapidement dans la hiérarchie militaire. C’est ainsi en tant que chef d’état-major, et sous l’influence de l’ambassadeur de Belgique, qu’il fait arrêter et assigner à résidence Lumumba en 1960. Ce premier coup d’État le 14 septembre 1960 comptera beaucoup dans les relations entre les Belges et Mobutu. Il met en place un gouvernement temporaire, le Collège des commissaires généraux. Devant les caméras, Mobutu accuse ensuite Lumumba de sympathie pro-communiste pour s’attirer le soutien des États-Unis. Lumumba tente de s’enfuir à Stanleyville, mais est rattrapé en chemin par les soldats. Mobutu le fait mettre en prison, où il est maltraité et torturé. Il est ensuite envoyé au Katanga de Moïse Tshombe, où il est assassiné le 17 janvier 1961, son corps perdu « en brousse » selon les documents officiels. Sous la direction de Pierre Mulele, des rebelles partisans de Lumumba partent en guerre contre Mobutu. Ils occupent rapidement deux-tiers du Congo, mais avec l’aide des États-Unis, Mobutu parvient à reconquérir l’ensemble du territoire. Cette « victoire », qui n’aurait pas été possible sans l’aide occidentale, est habilement mise à profit en interne par un Mobutu se parant de la vertu de pacificateur, d’unificateur du territoire. Il pose ainsi son pouvoir sur deux piliers : à l’extérieur, le contexte de la guerre froide et à l’intérieur, la stabilité. Un autre moyen d’affermir son pouvoir est la prise de contrôle du pouvoir politique, dont le corollaire est la répression d’une partie des citoyens congolais.

Après avoir réorganisé l’armée, il mène le 24 novembre 1965 un coup d’État contre Joseph Kasa-Vubu, premier président de l’ancien Congo belge. Suivant une crise politique aiguë entre le président Kasa-Vubu et le gouvernement de Tshombe, ce coup d’État est acclamé et accepté de tous, Kasa-Vubu l’en remercie, Tshombe en est « absolument ravi », les syndicats CSLC, UTC et FGTK soutiennent le nouveau pouvoir de même que les organisations estudiantines UGEC et AGL. La population tant congolaise qu’étrangère applaudit le coup. À l’étranger, la Belgique et les États-Unis sont les premiers à reconnaitre le nouveau président. Seules la Chine et l’URSS montrent des réticences.

En tant que colonisé et ex-soldat de la Force publique, Mobutu représente ce qu’aime l’administration belge, il sait les caresser dans le sens du poil comme avec l’arrestation de Lumumba mais il sait aussi qu’il a besoin du soutien des populations congolaises et c’est ainsi qu’il fait de Lumumba le héros national, le premier martyr de l’indépendance économique et c’est en son nom que les toutes puissantes entreprises minières belges sont nationalisées en 1966. Avec Mobutu, le Congo est un partenaire des États-Unis, conditionné à la lutte contre la montée communiste en Afrique australe et à la non participation au mouvement des non-alignés (lequel reste dans les faits très léger). L’ambassade soviétique est ainsi fermée pendant les huit premières années du régime de Mobutu, des diplomates ont été à certaines périodes expulsés ou accusés de collusion avec des manifestants estudiantins et Mobutu n’a jamais effectué de visite diplomatique à Moscou. Le pays initie une diplomatie avec la Chine seulement après le virage pro-chinois de Nixon en 1972 et s’aligne plusieurs fois sur les votes américains à l’Assemblée générale des Nations unies. Même si le Zaïre proclame appliquer un « nationalisme économique », sa politique n’est en réalité pas anti-libérale. En 1991, les pays capitalistes rompent leurs coopérations avec le pays.

Mobutu accueille dans sa capitale le gouvernement angolais en exil qui lutte pour son indépendance, mais les communistes du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) en seront exclus. L’aide américaine aux guérilleros angolais du Front national de libération de l’Angola (FLNA) et de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), pendant la guerre civile angolaise et la guerre de la frontière sud-africaine passera par le Congo.

Le 2 juin 1966, la population a pu mesurer toute la détermination de Mobutu qui fit pendre sur la place publique 4 anciens ministres accusés à tort de complot : Alexandre Mahamba, Jérôme Anany, Emmanuel Bamba ainsi que l’ancien Premier ministre Évariste Kimba. Ce jour-là, la population a cessé d’acclamer Mobutu, tout le monde a eu peur. Son 2e coup d’État n’était passé que de six mois.

En 1969, il fait écraser une révolte estudiantine. Les cadavres des étudiants abattus sont jetés dans des fosses communes et 12 étudiants sont condamnés à mort. L’université est fermée pendant un an et ses 2000 étudiants enrôlés dans l’armée où, selon la télévision nationale, « ils apprennent à obéir et à fermer leur gueule. »

Il instaure un régime autoritaire à parti unique, « le Mouvement populaire de la Révolution » et en devient le maréchal-président en 1982. Un de ses souhaits est que le pays retrouve sa culture profonde, c’est alors la Zaïrianisation (décolonisation culturelle). En 1971, « l’année des 3 Z », il renomme à la fois le pays, le fleuve et la monnaie sous le nom de Zaïre. La même année, il impose un costume traditionnel, crée une version zaïroise du costume occidental : « l’abacost » (à bas le costume) et il oblige les Zaïrois à choisir des prénoms d’origine africaine et locale (non chrétien), ce qu’il fait lui-même en devenant Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga, c’est-à-dire « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l’arrêter ».

Les premières années, le régime est très bien vu sur le plan international, la personnalité affable du maréchal-président et les ressources naturelles du pays aidant un peu. Le Zaïre est alors considéré comme un exemple pour toute l’Afrique. Les investisseurs étrangers se précipitent sur les ressources naturelles dont le Zaïre est richement pourvu. L’État zaïrois lance alors une politique de grands travaux, les « éléphants blancs », qui donneront lieu à une importante corruption des élites politiques et administratives.

Chute

Au fil du temps, les méthodes du régime et le non-respect des droits de l’homme le déconsidèrent aux yeux des démocraties. Au delà du soutien parfois difficile de la France et la Belgique, Mobutu fait appel au début des années 1970 à la Chine communiste, à la Corée du Nord et à Israël. Les instructeurs de ce dernier état cesseront en 1972 d’instruire la division présidentielle quand Mobutu adoptera une politique pro-arabe9, puis reviendront quelques années plus tard.

Ayant basé le développement du Zaïre sur le modèle d’une économie rentière, Mobutu ne peut qu’en constater les inconvénients lorsque se produit une subite chute des cours du cuivre. Les finances publiques étant d’un coup exsangues, Mobutu lance le Zaïre dans une politique de « zaïrianisation » de l’économie. Cette nationalisation brutale de l’économie a vu les chefs d’entreprises étrangers remettre leurs clefs à des membres de l’armée zaïroise venus faire appliquer le décret de zaïrianisation. Les entreprises devenaient ainsi pour un régime à bout de souffle un bon moyen d’acheter des fidélités. De nombreux bénéficiaires de la zaïrianisation, tous proches du régime, prirent ces entreprises pour leurs propriétés personnelles sans se préoccuper de leur gestion. La corruption fut ainsi de plus en plus endémique (on parle pour le régime mobutiste de « kleptocratie », littéralement « gouvernement par le vol »), dégradant la situation économique et sociale de l’écrasante majorité des zaïrois de façon dramatique.

En tant que pion des Américains face au communisme progressant, Mobutu envoie en 1975 face à la retraite militaire soudaine des Portugais en Angola, ses troupes pour soutenir le FLNA contre la guérilla du MPLA qui a déjà pris Luanda, la capitale. 20 000 soldats cubains débarqueront néanmoins très rapidement au secours de Neto et repousseront les troupes de Mobutu. La situation s’aggrave et le Zaïre est maintenant impliqué dans la guerre froide soutenant les rebelles angolais (UNITA, FLNA) avec les États-Unis et le régime de l’apartheid face aux communistes (MPLA, Cuba, URSS). Pour déstabiliser Mobutu, Agostinho Neto lancera ses fameux gendarmes katangais en 1977 à Kolwezi, puis de nouveau en mai 1978. C’est lors de cette opération qu’on verra la fragilité de l’armée zaïroise. À part la garde présidentielle bien entraînée par des officiers belges, les autres (45 000 hommes ou plus) sont absolument indisciplinés, sous-équipés, mal payés et fuient les combats. Mobutu tracera lui-même les plans de bataille, ignorant les conseils de ses officiers plus qualifiés. Les populations katangaises soutiennent les gendarmes pour des raisons ethniques et de lassitude de la dictature et n’hésitent pas à collaborer contre les troupes de Mobutu. C’est l’intervention française décidée par le président Valery Giscard d’Estaing avec le saut opérationnel de 700 parachutistes du 2e REP avec à leur tête le colonel Philippe Erulin, appuyée par des troupes belges, puis relayée par des troupes de différents pays africains qui sauvera Mobutu et permettra de repousser « les gendarmes ».

En 1986, une grave crise économique secoue le Zaïre et accentue une crise politique et une révolte latente, entre un peuple qui a faim et un chef multi-milliardaire mégalomane qui a utilisé la corruption comme mode de gouvernement. Le fossé est creusé entre la petite tribu de fidèles (à qui le chef donnait des faveurs) et le reste du pays.

Mais c’est l’inattendue fin de la guerre froide avec la chute du mur de Berlin qui va achever le régime mobutiste. Privé de ses généreux soutiens extérieurs qui le soutenaient comme « rempart au communisme » depuis son accession au pouvoir, Mobutu se retrouve en quelque sorte isolé face à son opposition intérieure.

En 1989, il publie Dignité pour l’Afrique ?, un livre d’entretiens, dans le cadre d’une fort onéreuse campagne de communication.

En 1990, comme dans de nombreux autres pays d’Afrique centrale, le mécontentement populaire est grandissant et, en avril 1990, Mobutu autorise le multipartisme (l’opposition pourra dès lors le pousser au départ). La conférence nationale organisée à l’occasion devient un véritable tribunal populaire dénonçant les dérives flagrantes du système mobutiste. Les interventions d’Étienne Tshisekedi et d’autres opposants politiques marquent un tournant essentiel puisqu’elles ne sont pas suivies de répression contre leurs auteurs. Aux yeux des Zaïrois, le « seul Maréchal du Zaïre » n’avait ainsi plus le pouvoir d’opprimer son peuple pour assurer son pouvoir. L’état désastreux des finances publiques du pays causé par l’impéritie des politiques économiques mobutistes fait perdre petit à petit au système les moyens de s’alimenter financièrement. Vilipendé à Kinshasa, Mobutu se retire dans son somptueux palais, au cœur de la jungle tropicale à Kawele à proximité de son village natal. Sa solitude devient dès lors évidente, aussi bien au Zaïre qu’à l’étranger. Sa maladie va encore renforcer cette impression de faiblesse, incitant ses opposants intérieurs et ses ennemis extérieurs à intensifier leurs actions. À la suite d’affrontements entre différentes unités militaires zaïroises dans la capitale et de l’assassinat de l’ambassadeur français, les conseillers militaires français, belges, israéliens et chinois quittent le pays en septembre 1991.

En 1994, malgré le partage du pouvoir avec le président du Parlement, le pays s’enfonce dans la crise. Celle-ci s’aggrave avec l’arrivée de réfugiés rwandais fuyant d’abord la répression du génocide au Rwanda, puis à partir de 1996 la progression de l’Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo, bras armé congolais du Front patriotique rwandais et de l’Ouganda, emmenés par Laurent-Désiré Kabila. Ceux-ci entrent à Kinshasa le 17 mai 1997, entraînant la chute définitive du pouvoir et la fuite de Mobutu Sese Seko, malgré une dernière tentative de négociation pour le partage du pouvoir parrainée par Nelson Mandela sur le navire Outenika. Après avoir été soigné pendant de longs mois en Suisse et en France, Mobutu Sese Seko meurt d’un cancer de la prostate le 7 septembre 1997 à Rabat où il est inhumé au cimetière européen, quatre mois après son renversement et l’accession au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État congolais, Joseph Kabila. Il laisse un pays économiquement exsangue, en conflit avec de nombreux pays voisins pour ses richesses et son espace et en pleine guerre civile.

Fortune

En 1993, les avoirs personnels à l’étranger de Mobutu sont estimés à environ 7 milliards de dollars (soit 70 % de la dette extérieure du Zaïre) par la cellule africaine de l’Élysée. En 1997, à sa mort, sa fortune personnelle est estimée par l’UNODC et Transparency International, entre 5 et 6 milliards de dollars (alors que la dette publique du pays est de 12,5 milliards). Mobutu détenait notamment des propriétés en France, Belgique, Suisse, Italie, Espagne et au Portugal, dont plusieurs châteaux (dont le château Fond’Roy à Uccle en région bruxelloise de 1973 à sa mort). En Afrique, il aurait effectué des investissements au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Tchad et en Afrique du Sud.

Les héritiers

Le maréchal Mobutu s’est marié deux fois. Après le décès de sa première femme, Marie-Antoinette Gbiatibua Yetene, le 22 octobre 1977, il a épousé Bobi Ladawa le 1er mai 1980. Quatre de ses fils issus de son premier mariage sont décédés : Nyiwa, Konga, Kongulu en septembre 1998 et Manda le 27 novembre 2004. Un autre de ses fils, né de son deuxième mariage, Mobutu Nzanga a annoncé en décembre 2005 sa candidature à l’élection présidentielle de juin 2006, alors que Giala se présente lui aux législatives et siège actuellement à l’Assemblée nationale. Ce dernier est à la tête de l’Union des démocrates mobutistes (Udémo) et préside également les Forces du Centre, le groupe parlementaire dont fait partie l’Udémo.

Jean-Pierre Bemba a, au cours de la Deuxième guerre du Congo, accueilli au sein du Mouvement de libération du Congo de nombreux anciens militaires et hauts-dignitaires du régime mobutiste.

Une partie des biens de Mobutu gelés en Suisse depuis le 17 mai 1997 (8,3 millions de francs suisses) devaient être remis à sa famille le 15 décembre 2008 car aucune solution n’avait été trouvée avec le gouvernement kino-congolais ou auprès d’un des fils de Mobutu (numéro deux du gouvernement congolais) pour qu’il renonce aux fonds. Le Conseil fédéral a décidé le 12 décembre 2008 de prolonger le blocage des fonds jusqu’au 28 février 2009. Finalement, ces fonds bloqués devront être remis aux membres de sa famille, selon une décision datée du 14 juillet 2009.

Surnoms

Président aux multiples surnoms : « Léopard du Zaïre », « Léopard de Kinshasa », « Aigle de Kawele » (Kawele étant sa résidence situé à Gbadolite, à l’intérieur de la forêt équatoriale), « Papa Maréchal » (surnom découlant de son titre de Maréchal), « Roi du Zaïre » et autres.

Dans son roman En attendant le vote des bêtes sauvages (1998), Ahmadou Kourouma le dénomme « l’homme au totem léopard ».

Particularités

La toque en peau de léopard est une sorte de couronne bantoue, l’attribut des rois, empereurs ou autres aristocrates. Dans la tradition bantou, le léopard est considéré comme un animal rusé et sa peau est sacrée.

Président de la République démocratique du Congo du 24 novembre 1965 au 27 octobre 1971 puis président de la République du Zaïre du 27 octobre 1971 au 16 mai 1997.

* Son nom signifie « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne puisse l’arrêter »

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