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Projets de société : Vika vs. Fatshi

Dernière mise à jour, le 12 novembre 2018 à 09:21

A quelques jours du démarrage de la campagne électorale pour l’élection présidentielle prévue le 23 décembre prochain, plusieurs candidats ont déjà dévoilé leurs programmes d’action. Le JDC se fait le devoir de « vendre » auprès des électeurs les projets de société de tous les candidats. Histoire d’aider les électeurs à s’imprégner des idées de chacun des candidats à la magistrature suprême. Ci-dessous nous vous proposons les projets de société de Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO dit Fatshi, président de l’UDPS/Limete et Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI dit Vika, président de l’UNC.

BONNE GOUVERNANCE : LES VINGT PILIERS DE VITAL KAMERHE

Comme bon nombre de candidats à la présidentielle qui se tiendra le 23 décembre de l’année en cours, le président national du parti politique l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Vital Kamerhe a présenté le projet de société qu’il mettra en oeuvre une fois élu à la magistrature suprême. Economiste de formation, l’ancien speaker de l’Assemblée nationale préconise vingt piliers pour, dit-il, « remettre la RDC sur les rails et en faire un pays où il fera beau vivre ».

D’entrée de jeu de son programme, le président national de l’UNC, Kamerhe a dressé la situation qui prévaut présentement dans le pays de Lumumba. Parlant de la gestion de la RDC, Vital Kamerhe a expliqué que « la RDC a connu une mauvaise gouvernance et une dictature qui ont désarticulé le fonctionnement de l’Etat et détruit tout le tissu économique et social ». Pour lui, « la RDC s’apparente à une jungle, un pays sans loi ni justice, où les règles sont fixées par et pour les puissants ».

Pour pallier à cette « situation chaotique » et « remettre la RDC sur les rails », Vital Kamerhe prévoit « d’asseoir un leadership responsable, visionnaire et rassembleur, au service du peuple, et investir dans l’homme congolais dans toutes ses dimensions ».

Le candidat de l’UNC résume son programme du développement de la RDC en 20 piliers, notamment :

  • l’instauration d’un leadership responsable, visionnaire et rassembleur ;
  • la refondation de l’Etat ; la sécurité et la restauration de la paix ;
  • la lutte contre les antivaleurs (corruption, concussion et impunité) ;
  • l’éducation ;
  • la santé ;
  • la jeunesse et le sport ;
  • la femme ;
  • l’assainissement des finances publiques et la réforme du système bancaire ;
  • l’agriculture ;
  • l’environnement et la lutte contre le changement climatique ;
  • l’Eau ;
  • l’énergie non polluante ;
  • les mines et les hydrocarbures;
  • l’amélioration du climat des affaires et la diversification de l’économie ;
  • l’emploi ;
  • les infrastructures et l’aménagement du territoire ;
  • les logements sociaux ;
  • le social ;
  • la culture et les arts.

A l’image du Brésil, le président de l’UNC promet de travailler avec le concours des partenaires bilatéraux et multilatéraux, pour que la RDC soit « rapidement » hissée au rang des puissances mondiales sur le plan économique.

Pour arriver à la réalisation de son projet de société, le natif de Walungu, dans le Sud-Kivu, invite l’ensemble du peuple congolais à « adhérer à ce programme qui assurera le développement du pays, le bien-être de tous les Congolais et fera de la RDC la locomotive de l’Afrique, un pays avec lequel le monde devra compter pour affronter les dangers qui menacent dangereusement la planète ».

A l’issue des scrutins de 2011, pour la présidentielle, Vital Kamerhe était arrivé 3ème après l’actuel chef de l’Etat, Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi.

FÉLIX TSHISEKEDI PROMET LA REFONTE TOTALE DE L’ETAT CONGOLAIS

Le programme de gouvernement présenté par Félix-Antoine Tshisekedi, président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et candidat à la présidentielle prochaine est une refonte totale de la gouvernance actuelle. Présenté le 15 août dernier, à Béatrice Hôtel, à Kinshasa, ce projet de société vise la transformation de la République Démocratique du Congo.

Au plan politique, le projet présenté par le candidat de l’UDPS prévoit des réformes à même de rendre à la RDC sa dignité après les deux mandats de Joseph Kabila. Pour ce faire, Félix Tshisekedi compte faire respecter les vertus de la démocratie de manière à ce que le peuple congolais soit une voix imposante de sa nation et que ses droits et devoirs soient respectés par tous.

Bien plus, le fils de feu Etienne Tshisekedi, compte, s’il est élu le 23 décembre prochain, renforcer les institutions de République et améliorer la gouvernance administrative. « Cette réforme se fera en faveur de la population congolaise », renseigne son projet de société.

Objectifs poursuivis

Ce projet, affirme le candidat Félix Tshiskedi, poursuit des objectifs concrets et mesurables, lesquels visent à mettre fin à une situation de convulsion politique qui, selon lui, « a été voulue et planifiée par le pouvoir en place ». Ainsi, projette-t-il de bannir l’environnement politique congolais, les pratiques telles que la corruption, la concussion, l’ethnicisme, le clientélisme et toutes les dérives de la gouvernance. « En faisant l’état des lieux, nous saurons quels sont les endroits qui sont perméables qui causent les fuites des capitaux », promet-il.

Dans ce document de 40 pages, Félix Tshisekedi promet de mettre fin au cycle infernal des crises de légitimité récurrentes et à la gouvernance obscure qui a plongé la République Démocratique du Congo dans un chaos indéscriptible.

Pour obtenir un Etat de droit en RDC, le candidat promet de rendre le pouvoir judiciaire indépendant du pouvoir exécutif et législatif. Estimant qu’actuellement le pouvoir exécutif et législatif ont la main mise sur la justice congolaise, Félix Tshisekedi a pris l’engagement de neutraliser cette ingérence qui a conduit le pays dans une dictature sans nom.

Un gouvernement volontariste

« Si l’UDPS remporte les élections du mois de décembre prochain, il mettra en place un gouvernement volontariste », peut-on lire dans le projet de société du candidat. « Nous allons instruire le nouveau gouvernement, devenu volontariste et disposant d’une vision claire dans sa politique en matière de défense et de sécurité de ne plus sous-traiter par l’étranger, ce secteur régalien », tranche Fasthi.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi entend mobiliser toutes les énergies, tous les moyens de l’Etat et tous les appuis extérieurs pour les faire converger vers ce destin commun dont la réalisation va reposer sur trois piliers : l’homme, la croissance économique et la société solidaire. Pour ce faire, il propose un budget de 86 milliards 710 millions de dollars, étalés sur dix ans.

VITAL KAMERHE PROPOSE UN BUDGET DE 114 MILLIARDS DE DOLLARS US POUR « GUÉRIR » LA RDC

Les Congolais seront appelés le 23 décembre prochain pour se choisir leur nouveau Président de la République. En attendant cette échéance, des électeurs sont en train de parcourir les programmes de différents présidentiables. Candidat de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Vital Kamerhe propose un budget de 114 milliards de dollars américains. Comment compte-t-il ventiler le budget alloué par secteur retenu dans son projet de société ? Focus.

Le programme proposé par vital Kamerhe est tablé sur un budget de 114 milliards de dollars pour un quinquennat. La grande question que chacun pourra se poser est de savoir d’où proviendra ce fond ? Ou encore que compte faire Vital Kamerhe pour passer d’un budget inférieur à 6 milliards de dollars pour celui de plus de 10 milliards par an ?

La réalisation de ce grand programme, affirme le candidat de l’UNC, reposera sur un modèle économique d’accumulation de capital simple. En clair, cette somme proviendra principalement de la rente du secteur des ressources naturelles, des recettes issues du secteur des Technologies de l’Information et de la Communication et le fruit de la croissance… Basées sur la bonne gouvernance et la rédaction des dépenses fiscales, ces recettes serviront à financer l’agriculture qui est porteur de croissance.

Pour Vital Kamerhe, la RDC mérite un budget dix fois plus que celui qui vient d’être voté cette année au Parlement.

L’UNC à l’affût de groupes armés

A quelques jours du début officiel de la campagne électorale, les choses bougent dans les états-majors de candidats présidents de la République. Leurs plans d’actions sont en train d’être vulgarisés pour faire asseoir leurs idées auprès des électeurs. C’est le cas de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti politique qui a aligné son président Vital Kamerhe comme candidat président de la République et dont le programme repose sur le slogan «De l’amour du Congo».

Cet amour patriotique passe par plusieurs piliers de développement, en l’occurrence la sécurité, l’instauration de la paix, la justice… En proie aux multiples groupes armés et milices, la RDC a besoin des leaders qui s’attaquent à la racine du problème. La sécurité, un des piliers importants pour la paix durable en RDC, devra être le cheval de bataille pour tous les candidats à la présidentielle du 23 décembre prochain.

Face au foisonnement des groupés armés à l’Est du pays, aux massacres récurrents à Beni et à la résurgence des milices au centre du pays, la quête d’une paix durable s’impose à tous les candidats à la présidentielle.

“Justice distributive et équitable”

Au regard de «l’instabilité récurrente», l’UNC compte désarmer toutes les milices qui ont «favorisé un climat tragique avec le trafic illicite d’armes, les conflits interethniques, l’immigration clandestine et l’instauration d’une économie criminelle».

Pour arriver à cette fin une fois au pouvoir, l’UNC compte s’attaquer au vrai problème : le recrutement de jeunes au sein des groupes armés. Ainsi, des « centres de formation professionnelle » d’une durée de six mois seront créés à travers tout le pays. Ces centres intégreront les jeunes souvent tentés de rejoindre les groupes armés. Les débouchés de cette formation sont tournés vers les activités liées à l’agriculture, l’ingénierie, etc…

Alors que le gouvernement actuel insiste sur le départ de la MONUSCO, l’UNC compte amorcer une fois au pouvoir, «une collaboration permanente» avec la mission onusienne pour «des actions efficaces».

La sécurité, c’est aussi le problème sous-régional pour la RDC. L’UNC, pour ce faire, s’attend à coopérer avec les pays de la Sous-région sur «des grands projets de développement et de coopération mutuellement avantageuse».

51,9 milliards de dolars US pour la justice

Pour le parti de Vital Kamerhe, la justice a une place de choix, d’autant qu’elle est considérée comme le seul pilier susceptible d’amener la RDC à devenir un pays de droit. Pour ce faire, l’UNC veut militer pour une justice indépendante. Et pour y parvenir, l’existence d’une «justice distributive et équitable» est impérative.

Le parti de Vital Kamerhe envisage mobiliser 51,9 millions de dollars pour la Justice. Dans cinq ans, l’UNC compte créer une Cour d’appel dans chaque chef-lieu des provinces, un Tribunal de paix dans chaque territoire ou commune, et augmenter le nombre des magistrats, tout en contribuant à la réhabilitation des tribunaux coutumiers dans les chefferies.

A travers son programme, l’UNC s’en va-t-en guerre contre l’un des fléaux du monde moderne : la corruption. Pour lutter contre cet incivisme, l’UNC va créer de services spéciaux comme la direction d’audit dans chaque ministère et service public, la légalisation des témoignages filmés et enregistrés, encourager la dénonciation citoyenne et la mise en place de Médiateur de la République en vue « de combattre toutes les indélicatesses de fonctionnaires publics ».

La lutte contre la corruption se fera aussi à travers les médias. L’UNC préconisera les émissions radiotélévisées qui mettront aux prises les citoyens et les gouvernants, afin que ces derniers rendent compte de la gestion de la chose publique.

FÉLIX TSHISEKEDI : UN BUDGET DE 86 MILLIARDS $ US POUR VAINCRE LA PAUVRETÉ

Candidat de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Félix Tshisekedi avait dévoilé son programme d’actions le 15 août 2018 à Kinshasa. Comme son père Etienne Tshisekedi (décédé le 1er février 2017 à Bruxelles), il place « l’homme » au centre de son action. Pour réaliser son projet de société, s’il est élu Président de la République Démocratique du Congo le 23 décembre 2018, il propose un budget chiffré à près de 86 milliards de dollars américains en 10 ans.

«Vaincre la pauvreté, la grande cause nationale », tel est intitulé le programme présenté par le candidat de l’UDPS. Pour gagner ce pari, Félix Tshisekedi a indiqué que la réalisation de son programme reposera sur trois piliers : La réalisation de cela reposera sur trois piliers : l’Homme, moteur du développement ; la croissance économique et une société solidaire.

Combattre la corruption, la concussion

Sur le plan politique, le président de l’UDPS compte initier des reformes en faisant respecter les vertus de la démocratie ; renforcer les institutions de l’Etat et améliorer la gouvernance administrative; rendre le pouvoir judiciaire indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif ; extirper la corruption, la concussion, l’ethnicisme, le clientélisme et toutes les dérives de gouvernance de la société congolaise.

Sur le plan social et culturel, Félix Tshisekedi se propose d’inscrire l’éducation et la formation continue parmi les priorités, de mettre en place une politique de santé pour tous ; de changer les mentalités en restaurant les valeurs, afin d’éradiquer les anti-valeurs installées depuis plus de cinquante ans par les différents dirigeants passés à la tête du pays. Parmi celles-ci, il cite l’enrichissement sans cause, la prédation, l’escroquerie, la concussion, la culture de la corruption, l’impunité, le culte de la personnalité, le trafic d’influence…

Sur le plan économique, une fois élu, le président de l’UDPS projette d’améliorer les indicateurs d’appréciation du climat des affaires. Sur ce point, il a indiqué que son programme économique sera étalé sur dix ans au cas où il était réélu pour un deuxième mandat.

Dans le même registre, Félix Tshisekedi compte porter le revenu annuel moyen du Congolais de 458 à 4288 $. Le budget sera porté de 4 milliards de dollars à 86,71 milliards. S’appuyant sur l’adage selon lequel « le progrès ne vaut que quand il est partagé », Fatshi envisage une « redistribution équitable du revenu national».

Réhabiliter le cantonnage manuel

Dans le domaine de l’infrastructure et modernité, Félix Tshisekedi, une fois élu, mettra en oeuvre une politique cohérente des investissements continus en infrastructures de base et communautaires.

Il s’agit notamment du transport et des voies de communication, des routes, des rails, des voies fluviales et lacustes, des ports et aéroports, de la téléphonie, des télécommunications.

Par ailleurs, il a promis de réhabiliter et moderniser les travaux de cantonnage manuel, pour l’entretien régulier des routes de desserte agricole et l’intégration du paysan à l’aventure du développement, tout en le maintenant dans son environnement communautaire.

« Nous allons construire les infrastructures sociales de base et en assurer un entretien régulier, pour répondre aux besoins de la population », a-t-il affirmé.

Félix Tshisekedi ou le parcours du fils d’un opposant

Né à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) le 13 juin 1963, trois ans après l’indépendance de son pays, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi a d’abord connu le confort dans lequel vit la nouvelle élite congolaise, avant d’être rélégué à l’intérieur du pays et de vivre un long exil en Europe.

D’aussi loin que remontent ses souvenirs, son père était déjà ministre. Cette existence privilégiée bascule au début des années 1980, lorsque, avec douze autres
parlementaires, son père, Etienne Tshisekedi a l’audace de s’opposer publiquement au pouvoir de Mobutu, le « tout-puissant président zaïrois ». Deux ans plus tard, la création de l’UDPS met fin à quinze années de parti unique. La sanction tombe : Etienne Tshisekedi est assigné à résidence dans son village natal, «Kabeya ka mwanga », dans le Kasaï Oriental. Félix doit l’y suivre, ce qui sonne le glas de ses études.

En 1985, Mobutu l’autorise, avec sa mère, Marthe et ses frères, à quitter le Kasaï. Félix débarque à Bruxelles, où il va passer plusieurs années. L’imposant jeune homme enchaîne alors petits boulots et une vie d’exil fait des hauts et des bas. C’est aussi en pleine capitale belge qu’il va devenir un véritable militant de l’UDPS.

Un Félix très docile à son père

En 2011, six ans après son retour à Kinshasa, Félix Tshisekedi s’active davantage en politique, en vivant sa première campagne électorale, lorsque son père arrive en deuxième position à la présidentielle, derrière Joseph Kabila – selon les résultats officiels.

Elu député de Mbuji-Mayi, Félix est obligé de renoncer aux bancs de l’Assemblée nationale sur ordre de son père, qui refuse de voir les siens cautionner des institutions qu’il juge «illégitimes».

Pendant cette période l’UDPS souffre d’une hémorragie de cadres. Certains, contournant le boycott édicté par leur leader, ont décidé de siéger à l’Assemblée. Nommé Secrétaire national adjoint aux relations extérieures du parti, Félix dévient progressivement un intermédiaire clé.

A la tête du rassemblement de l’opposition

En 2015, il rencontre les émissaires de Joseph Kabila, qui cherchent alors à mettre fin aux contentieux portant sur les résultats du scrutin de 2011 en formant un gouvernement d’union nationale.

En mars 2017, Félix Tshisekedi succède à son père à la présidence du Rassemblement de l’opposition, après que celui-ci est emporté suite à une embolie pulmonaire.

Ses galons politiques ne cessent d’aller crescendo, vers fin mars 2018, il est élu à la présidence de l’UDPS, à la manière de la Douma soviétique, et choisi comme candidat du parti pour la prochaine élection présidentielle prévue pour le 23 décembre 2018.

En août 2018, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) valide sa candidature à l’élection présidentielle.

VITAL KAMERHE PRÉVOIT 16,1 $ US POUR REFORMER LES SECTEURS DE LA SANTÉ ET DE L’ÉDUCATION

Presque tous les candidats à la présidentielle ont déjà rendu public leurs projets de société. Le candidat de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) s’est déjà livré à cet exercice. Son projet de société prend en compte la quasi-totalité des desideratas des Congolaises et Congolais. Cependant, Vital Kamerhe (VK) place la santé en sixième position et estime que 85 millions de Congolais se portent très mal et la majorité n’a pas accès aux soins de santé de base de qualité. Il a mis également un accent particulier sur le secteur de l’éducation. Décryptage.

Faisant allusion aux déficits inhérents aux infrastructures et équipements médicaux, la disponibilité des médicaments, le financement du secteur de la santé, Vital Kamerhe prévoit un budget de 6,1 milliards de dollars pour pallier à ces problèmes.

L’ancien président de l’Assemblée nationale entend développer un programme de revitalisation des soins de santé primaires pour tous aussi bien en milieu urbain que rural et corriger les inégalités présentes en construisant, modernisant et équipant les hôpitaux ainsi que les centres de santé.

En termes d’infrastructures, le programme du candidat de l’UNC prévoit la construction ou la réhabilitation de 6 pôles régionaux des hôpitaux d’excellence. En seront bénéficiaires, les villes de Kinshasa, Mbandaka (province de l’Equateur), Kisangani (province de la Tshopo), Bukavu (province du Sud-Kivu), Kananga (province du Kasaï Central) et Lubumbashi (province du Haut Katanga).

Le secteur de santé fonctionne avec des lois désuètes

Se basant sur les articles 47 et 202 de la Constitution de la RDC, Vital Kamerhe révèle que le secteur de la santé fonctionne avec les lois dépassées.

Pour bien faire fonctionner le secteur de la santé, le président de l’UNC estime qu’il faut voter une loi qui fixe les principes fondamentaux et les règles d’organisation de la santé publique et de la sécurité alimentaire ainsi que d’une loi sur le commerce pharmaceutique.

« Ces deux lois, pourtant fondamentales pour régir le secteur de la santé, ne sont toujours pas votées par le Parlement, révèle VK. Le secteur de la santé reste encore régi par le décret-loi sur l’art de guérir qui date de 1952 et par la loi pharmaceutique de 1933 ». Ainsi, pour bien faire tourner le secteur de la santé, le candidat de l’UNC est formel : « Nous ferons voter les lois et édicterons des textes règlementaires pour une gouvernance soutenue du système de santé, pour ainsi sortir de ce cadre légal archaïque qui crée l’anarchie et le désordre ». Par ailleurs, la gratuité de la maternité ainsi que du contrôle prénatal, s’il est élu à la tête de la RDC.

Consacrer l’éducation comme principal ascenseur social

« Quand on veut tuer une nation, un pays, on commence par tuer son système éducatif », peut-on lire dans le programme du candidat Kamerhe.

Pour lui, les jeunes sortent des universités sans niveau requis pour améliorer la productivité et la compétitivité de nos entreprises à cause de la déliquescence de l’enseignement.

Soucieux de résoudre ce problème une fois élu président de la République, Vital Kamerhe prévoit un budget de 10 milliards de dollars pour éradiquer les pratiques vicieuses qui gangrènent le secteur éducatif en RDC.

Ainsi, est-il noté dans son projet, plusieurs propositions allant dans le sens de sauver et améliorer ce secteur.

Le président de l’UNC tient à la consécration de l’éducation comme principal ascenseur social, l’abolissement de la contribution des parents dans les écoles publiques.

Dans la même optique, il promet de mécaniser et de payer, à la date échue, tous les enseignants et professeurs ainsi qu’augmenter la capacité d’accueil à tous les niveaux de l’éducation nationale afin de lutter contre la déscolarisation des jeunes congolais.

Reformulation du programme à tous les niveaux

Quant au programme primaire, secondaire et universitaire, le candidat de l’UNC croit qu’il importe de reformuler les programmes scolaires (primaire, secondaire et universitaire) en associant les professeurs des universités et les entreprises, en vue de les adapter aux besoins du pays, aux exigences économiques et de développement ainsi qu’aux standards internationaux.

Conscient de l’influence numérique de nos jours, Vital Kamerhe fait dans son programme, mention à l’introduction des TIC. « Nous introduirons progressivement les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans les écoles primaires, secondaires ainsi que dans les universités », propose-t-il.

Par ailleurs, le programme présent par l’ancien président de l’Assemblée nationale, prévoit, progressivement, la gratuité de l’enseignement maternel public et la gratuité effective de l’enseignement primaire, conformément à la Constitution.

EDUCATION ET SANTÉ, PRIORITÉS DU CANDIDAT FÉLIX TSHISEKEDI

Présenté le 15 août à Kinshasa, le programme du candidat Félix Tshisekedi prend en compte presque tous les secteurs de la vie nationale. Parmi ceux-ci, le candidat de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a priorisé l’éducation et la santé.

Avec comme slogan « vaincre la pauvreté, Grande cause nationale », le projet proposé par Félix Tshisekedi comporte plusieurs réformes préalables pour son redressement. Il s’agit notamment des réformes proposées dans le domaine de la défense nationale, de la sécurité intérieure et de l’administration publique, de la justice, des relations internationales. Il n’a pas oublié les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’environnement…

« Education est le socle et l’avenir d’une nation »

Parmi les réformes à apporter, le candidat de l’UDPS a affirmé inscrire l’éducation et la santé dans la rubrique des priorités. « Je considère que nourrir, soigner et éduquer les Congolaises et Congolais ne consistent pas uniquement en des dépenses. Bien plus, ces jeunes, ces femmes et ces hommes, une fois nourris, soignés et éduqués, deviendront la ressource principale, l’investissement de base de notre pays que je vais canaliser pour vaincre la pauvreté », a indiqué Félix Tshisekedi.

« Sans éducation, une jeunesse est une bombe sociale à retardement »

En ce qui concerne les cycles de scolarité qui couvrent l’école maternelle, les degrés primaire et secondaire, le candidat Félix Tshisekedi promet de mettre en pratique le droit d’accès et à l’égalité de chances. Pour refonder le système éducatif, il promet d’organiser, une fois élu, les états généraux de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Ceux-ci auront une mission éducative, notamment sur les questions de l’accessibilité et la réussite. Mais, aussi sur le cursus d’études, sur les matières relatives à la dynamique pédagogique, sur la situation de la formation professionnelle et technique, sur la formation continue et sur le financement.

Bien plus, Félix Tshisekedi propose la création d’un centre d’excellence. « Nous allons promouvoir un partenariat public-privé en vue de créer un centre d’excellence de type Silicon Valley, destiné à stimuler la recherche et l’enseignement des nouvelles technologies, en collaboration avec des universités congolaises et étrangères », a-t-il affirmé.

« Santé pour tous »

La santé occupe une place de choix dans le projet de société du candidat de l’UDPS. Ainsi, pour réduire le taux de mortalité et de morbidité brusque pour faute de moyens et des agents médicaux à l’intérieur du pays, Félix Tshisekedi promet d’instaurer un système d’assurance « Maladie Universelle ».

Il a promis de promouvoir une politique incitative pour encourager les jeunes médecins, assistants médicaux, infirmiers et autres personnels de santé à s’installer dans l’arrièrepays.

La promotion sur l’égalité des sexes et autonomisation des femmes, notamment par l’accès à la formation et au travail, soutenir l’organisation et la pratique des sports de compétition et de loisir, figurent également sur le tableau de chasse du candidat président de la République, Félix Tshisekedi.

(avec Stéphie MUKINZI, Lorine NKAMBIDIO, Christian NSIMBA, Bénédict MUKENDI, Dorcas NZUMEA, Jordan MAYENIKINI, Clément DIBWE, Victoria NDAKA et Hornela MUMBELA)

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