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Joseph KABILA KABANGE dit Jokaka, lors d'une réunion dans son cabinet.
Joseph KABILA KABANGE dit Jokaka, lors d'une réunion dans son cabinet.

Guerres des clans au sein du FCC de « Kabila »

Dernière mise à jour, le 8 novembre 2018 à 03:04

En interne, le FCC est miné par des guerres des clans qui menacent son équilibre. Pour l’instant, toutes les flèches empoisonnées sont lancées contre le président du CNSA. Tout est mis en marche pour faire tomber le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy. La rencontre tenue la veille du rendez-vous du stade Tata Raphaël par le FCC, avait pourtant pour menu : la mobilisation de tous les transfuges de l’Opposition pour ce meeting. Des indiscrétions glanées à l’issue de cette réunion, l’on note que parmi les cadres et autres collaborateurs issus du Rassemblement-Kasa-Vubu, les voix ne se sont pas accordées pour donner le feu vert au Premier ministre d’enclencher sa machine pour obtenir la tête de Joseph Olenghankoy. Ce dernier est accusé de tous les maux d’Israël notamment le fait qu’il s’affiche opposé au schéma FCC mis en place.

Le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme électorale de la majorité au pouvoir, est dépité par le comportement du président du CNSA, Joseph Olenghankoy, qu’il considère comme un élément incontrôlable. La mobilisation réussie du FCC à son meeting du samedi 27 octobre n’est que la face révélée de l’iceberg. En interne, le FCC est miné par des guerres des clans qui menacent son équilibre. Pour l’instant, toutes les flèches empoisonnées sont lancées contre le président du CNSA.

Tout est mis en marche pour faire tomber le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy. Le coup qui s’est vite dévoilé aurait été planifié au jardin de la résidence du Premier ministre. Comme pour dire, le bras de fer Bruno Tshibala-Joseph Olenghankoy, n’est plus à présenter entre ces deux vieux amis.

Olenghankoy s’oppose au schéma FCC

La rencontre tenue la veille du rendez-vous du stade Tata Raphaël par le FCC, avait pourtant pour menu : la mobilisation de tous les transfuges de l’Opposition pour ce meeting. Des indiscrétions glanées à l’issue de cette réunion, l’on note que parmi les cadres et autres collaborateurs issus du Rassemblement-Kasa-Vubu, les voix ne se sont pas accordées pour donner le feu vert au Premier ministre d’enclencher sa machine pour obtenir la tête de Joseph Olenghankoy. Ce dernier est accusé de tous les maux d’Israël notamment le fait qu’il s’affiche opposé au schéma FCC mis en place.

Tout serait planifié, et le Premier ministre compterait sur le soutien des autres caciques du FCC présentés comme proches du chef de l’État. Médias et services seraient mis en contribution dans ce plan. La rencontre destinée aux préparatifs du meeting du FCC au stade Tata Raphaël a ainsi sonné la fatwa contre le président du CNSA. Et pourtant, ce coup préparé risque de pousser les loups à se manger. Et ceci expliquerait cela.

Il y a peu, des acteurs qui se sont identifiés comme du Rassemblement/Kasa-Vubu ont déclaré leur désaveu à Joseph Olenghankoy. Une énième déclaration ! Les signataires de cette déclaration ont du coup réitéré leur soutien au Premier ministre Bruno Tshibala comme le tout nouveau président du Rassemblement…

Qu’est-ce qui fâche dans le comportement de Joseph Olenghankoy ? C’est le questionnement majeur au regard des attaques politiques portées contre lui. Il ressort que le président du CNSA est incontrôlable. Un électron libre qui gène gravement certains plans au regard de sa position et du rôle que doit jouer l’institution d’appui à la démocratie sous sa houlette.

Une franchise qui dérange

L’homme ne cache pas ses divergences avec le pouvoir, en usant d’un langage franc, courageux et même critique, s’il le faut. Ce qui sous-tend un discours opposé à ceux tenus par les autres animateurs institutionnels notamment en ce qui concerne le processus électoral. Face à des grésillements terribles de la machine électorale en raisons de la fronde généralisée autour de la machine à voter et du fichier électoral, le président du CNSA a tenu à faire une évaluation du processus électoral dans le cadre de ses prérogatives telles qu’inscrites dans l’accord politique du 31 décembre 2018. Seulement, que des rendez-vous ratés…

Dans tous les cas, le dernier mot appartient au chef de l’État, Joseph Kabila, seul capable de mettre fin aux différentes prétentions.

Mais déjà dans un rythme trouble et critique du processus électoral, un front ouvert contre le président du CNSA, du reste, non signataire lui, son parti les FONUS et son délégué au gouvernement, ministre des PTNTIC, est un risque. C’est parce que Joseph Olenghankoy n’a rien perdu de ses reflexes de combattant capable de s’échapper des mailles mêmes bien confectionnés. Il s’agit donc d’un vrai risque de penser vouloir servir le chef de l’État par des coups bas déstabilisateurs.

(avec Afp)

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