mardi , 18 juin 2019
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Protection Policière : Shadari en bénéficie. Mais pas les autres candidats à la présidentielle

Deux de ces candidats montent au créneau et se disent menacés pour leur intégrité physique et pointent du doigt l’absence de protection. Il s’agit notamment de Théodore Ngoy wa Nsenga qui se plaint d’avoir été malmené par des policiers et des militaires affectés à la protection d’Emmanuel Ramazani Shadari, candidat comme lui à la présidentielle du 23 décembre mais pour le camp au pouvoir. Alors qu’il revenait chez lui un soir, Théodore Ngoy wa Nsenga dit avoir trouvé un barrage érigé sur la route à quelques mètres de son domicile. Le pasteur aurait ensuite été menacé par les militaires postés à ce barrage.

Les candidats à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain réclament, pour cause de leur sécurité, l’attribution, prévue par la loi, de gardes rapprochées, alors qu’à ce jour, seul le candidat de la Majorité présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadari en bénéficie.

En effet, deux de ces candidats montent au créneau et se disent menacés pour leur intégrité physique et pointent du doigt l’absence de protection.

Il s’agit notamment de Théodore Ngoy wa Nsenga qui se plaint d’avoir été malmené par des policiers et des militaires affectés à la protection d’Emmanuel Ramazani Shadari, candidat comme lui à la présidentielle du 23 décembre mais pour le camp au pouvoir.

Alors qu’il revenait chez lui un soir, Théodore Ngoy wa Nsenga dit avoir trouvé un barrage érigé sur la route à quelques mètres de son domicile. Le pasteur aurait ensuite été menacé par les militaires postés à ce barrage.

Devant la presse, il a saisi cette occasion pour protester auprès des autorités et de rappeler à la Commission électorale que la loi accorde une protection égale â tous les candidats à la présidentielle.

A la suite de M. Ngoy, c’est au tour de la candidate Marie-Josée Ifoku, la seule femme alignée pour la prochaine présidentielle en RDC, de s’agacer également de ne pas encore avoir de protection alors qu’elle dit avoir été embêtée par les agents frontaliers et empêché de traverser le fleuve Congo pour se rendre à Brazzaville.

« RDC en ma qualité de candidate à la présidentielle j’ai été empêché de me rendre à Brazza pour soi -disant défaut d’autorisation de sortie et mon conseiller est aux arrêts », a-t-elle déclaré avant d’ajouter : « Intimidations et vexations rituelles qui ne me découragent pas ».

Les deux candidats rappellent ainsi que la loi électorale prévoit d’attribuer 25 policiers à chaque candidat au poste de président. En conséquence, ils demandent au gouvernement congolais, particulièrement au ministère de l’Intérieur de faire preuve d’équité dans la protection de tous les candidats à la présidentielle et même temps que cessent les intimidations et tracasseries à leur endroit.

(avec RFI)

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