dimanche , 20 octobre 2019
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RDC : Plusieurs facteurs ralentissent les avancées de la riposte d’Ebola

Le ministre de la santé publique, Oly Ilunga, a évoqué, au cours d’une conférence de presse tenu samedi en son cabinet, plusieurs facteurs ayant ralenti les avancées de la riposte de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans la ville de Beni. A savoir la résistance communautaire, l’insécurité, les journées ville morte ainsi que le manque d’implication des tradipraticiens.

L’évolution de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri était au centre de la conférence de presse que le ministre de la santé publique a tenu le samedi 13 octobre en son cabinet à Gombe. « Béni est désormais le foyer principal de l’épidémie de maladie à virus Ebola », a déclaré Oly Ilunga. Cela, dit-il, compte tenu du nombre important de cas observés dans cette ville depuis le 1er octobre. Oly Ilunga a, cependant, évoqué les facteurs ayant ralenti les avancées de la riposte dans la ville de Beni. A savoir la résistance communautaire, l’insécurité, les journées ville morte ainsi que le manque d’implication des tradipraticiens. 

Cette situation, selon lui, a crée une zone d’ombre pour les équipes de riposte. Cependant, suite aux difficultés dans l’identification et le suivi des contacts, la majorité des nouveaux cas confirmés rapportés ce mois-ci, ne font pas partie de la liste des contacts connus et les liens épidémiologiques ne sont identifiés qu’après une investigation approfondie. 

Ainsi, a-t-il fait remarquer : « seule la poursuite des investigations nous permettra de déterminer l’ampleur réelle de cette deuxième vague de cas confirmés à Beni ». 

Par ailleurs, face à ces défis, le numéro 1 de la Santé en RD Congo a indiqué que la coordination a commencé à élaborer un nouveau plan de riposte qui prend en compte les dimensions additionnelles liées aux réalités du terrain. A l’entendre, cette nouvelle approche est basée sur le co-ciblage qui vise à ce que des actions concertées soient menées par des équipes multidisciplinaires autour des cas et alertes. 

« Pour ce faire, la ville de Beni a été divisée en 18 zones opérationnelles qui correspondent aux 18 aires de santé de la ville avec des équipes de riposte spécifiques », dixit Oly Ilunga. 

PLUS DE 200 CAS DEJA ENREGISTRE DEPUIS LE 1ER AOUT

Présentant le bilan de l’épidémie de la MVE dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le ministre de la Santé a fait savoir que la coordination de la riposte a enregistré depuis le 1er août dernier, un total de 205 cas dont 170 confirmés et 35 cas probables. Sur les 170 cas confirmés, 95 décès ont été enregistrés, 54 guérisons et 21 malades sont encore sous traitement. 

Cependant, Oly Ilunga n’a pas manqué de préciser que la seule ville de Beni, a enregistré jusqu’ici un total de 77 cas dont 69 cas confirmés et 8 probables. Aussi, a-t-il indiqué que depuis le début de l’épidémie, une vingtaine de membres du personnel soignant ont contracté la maladie à virus Ebola et 3 d’entre eux sont décédés.

Avant de clore son mot, le ministre Oly Ilunga a salué le changement de comportement observé à Beni à travers l’engagement communautaire des habitants à la riposte à l’épidémie. Il s’est aussi félicité de l’arrêté pris récemment par le maire de Beni pour maintenir l’ordre dans cette ville par rapport à la riposte à la MVE. L’arrêté prévoit des sanctions à l’endroit de toutes les personnes qui entravent la prise en charge des malades d’Ebola dans cette ville. 

(avec FDA)

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