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Meeting de l'Opposition politique, a Kinshasa.
Meeting de l'Opposition politique, a Kinshasa.

Présidentielle : Front commun de l’Opposition contre le candidat du FCC de « Kabila »

Dernière mise à jour, le 14 octobre 2018 à 11:08

Les partisans des partis de l’opposition venus en masse écouter leurs leaders leur ont demandé de ne pas les trahir. « Ne nous trahissez pas », ont-ils entonné en chœur à plusieurs reprises durant le rassemblement, coupant parfois la parole aux orateurs. Ce à quoi a répondu le leader de l’UDPS, Félix Tshisekedi : « L’opposition a pris l’engagement d’être unie et de ne jamais vous trahir…Nous tous, ici, avons pris la décision d’évoluer dans l’unité. Nous irons ainsi jusqu’au 23 décembre 2018 qui est le jour du changement. Personne ne va nous diviser. Le geste que nous avons posé ce jour devant vous et devant Dieu, signifie que nous prenons l’engagement de ne pas vous trahir. A partir du moment où nous souffrons ensemble, nous avons un seul destin. Celui qui trahira le peuple sera considéré comme malheureux et c’est vous qui déciderez de son sort », a-t-il déclaré. 

C’est suffisamment rare pour être souligné. La foule compacte qui s’est déplacée pour le meeting de l’opposition samedi 29 septembre à Kinshasa n’a pas cru ses yeux. Ni même ses oreilles. Sept leaders de l’opposition ont embouché la même trompette. Celle du front commun contre le candidat de la Majorité sortante pour espérer « imposer » l’alternance à l’issue des élections du 23 décembre prochain. Bemba, Katumbi (par téléphone et vidéo-conférence), Fatshi, Fayulu, Kamerhe, Muzito et Matungulu, ont d’une même voix également rejeté la machine à voter ainsi que le fichier électoral qui renfermerait , selon eux, « 10 millions de fictifs ». 

« L’opposition doit être unie, derrière un candidat que nous devons choisir. J’invite les leaders de l’opposition à nous réunir rapidement dès la semaine prochaine, pour pouvoir mettre en place notre vision commune de tous nos programmes afin de former un accord de coalition gouvernementale pour que nous expliquions au peuple comment nous allons diriger demain », a lancé depuis Bruxelles par vidéo-conférence, Jean-Pierre Bemba.

Moïse Katumbi a insisté sur l’unité des forces de l’opposition. Pour le leader de « Ensemble », la trahison ne sera pas tolérée. « Que l’unité actuelle de l’opposition ne puisse pas être une unité de façade. Ce que nous sommes en train de faire ici, c’est un serment de l’unité. S’il y a 1, 2 ou 3 opposants qui ne sont pas d’accord et traversent dans l’autre camp, il faut les corriger, parce que ce n’est pas comme ça qu’on doit libérer le pays », a-t-il souligné.

« Ne nous trahissez pas »

Les partisans des partis de l’opposition venus en masse écouter leurs leaders leur ont demandé de ne pas les trahir. « Ne nous trahissez pas », ont-ils entonné en chœur à plusieurs reprises durant le rassemblement, coupant parfois la parole aux orateurs. 

Ce à quoi a répondu le leader de l’UDPS, Félix Tshisekedi : « L’opposition a pris l’engagement d’être unie et de ne jamais vous trahir…Nous tous, ici, avons pris la décision d’évoluer dans l’unité. Nous irons ainsi jusqu’au 23 décembre 2018 qui est le jour du changement. Personne ne va nous diviser. Le geste que nous avons posé ce jour devant vous et devant Dieu, signifie que nous prenons l’engagement de ne pas vous trahir. A partir du moment où nous souffrons ensemble, nous avons un seul destin. Celui qui trahira le peuple sera considéré comme malheureux et c’est vous qui déciderez de son sort », a-t-il déclaré.

Mais pour Fatshi, « cette unité dépendra de votre comportement », s’adressant aux militants de différents partis politiques de l’opposition. 

« Cessez dès aujourd’hui de vous injurier et d’injurier les leaders de l’opposition alors que nous vous avons montré notre unité. Tout ce que nous lisons sur les réseaux sociaux doit s’arrêter. Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, Bemba, Matungulu, Kamerhe, Fayulu, Muzito, Katumbi et Tshisekedi constituent une seule famille. Si vous voulez injurier, faites-le contre nous tous, et si vous voulez magnifier, faites pour nous tous », a-t-il insisté. Le président de l’UDPS a également appelé les militants de différents partis à accepter le choix qui sera fait s’agissant du candidat commun. 

« Quand sera désigné le candidat commun de l’opposition, nous ne voulons pas que la base de tel ou tel autre parti s’y oppose, parce que ce n’est pas son leader sur lequel le choix est fait… Le combat que nous avons aujourd’hui c’est d’abord de remplacer ceux-là qui sont à la base de nos souffrances, depuis le 17 mai 1997 », a déclaré Fatshi.

Adolphe Muzito, intervenant quelques instants plus tôt avant Fatshi, a insisté sur la solidarité et le soutien de tous à l’égard du candidat commun.

« Que ce soit Félix Tshiskedi, Vital Kamerhe, Freddy Matungulu ou n’importe quel membre de l’opposition qui sera choisi comme candidat unique, soyons solidaires. Soutenons-le et allons aux élections le 23 décembre « , a déclaré Adolphe Muzito, déclenchant des applaudissements nourris de toute l’assistance. Le leader de Nouvel élan a rappelé la recommandation des militants présents au meeting, celle de ne pas les trahir. 

Pour le leader de l’UNC, Vital Kamerhe, « l’amour, la sincérité, la générosité, l’amour du Congo, servir le Congo » sont des valeurs qui doivent caractériser le candidat commun de l’opposition. 

L’autorité morale de la plateforme électorale CNB/Syenco, Fréddy Matungulu, qui a axé sa communication sur les relations de la RDC avec la communauté internationale, a fustigé le refus de l’aide par les autorités de Kinshasa extérieure en rapport avec le processus électoral. Pour Matungulu, le pays doit bénéficier de cet appui, en sa qualité de membre à part entière de la communauté internationale. 

Bien qu’invalidé pour la présidentielle, Muzito particulièrement ovationné

Le meeting de l’opposition, samedi 29 septembre à Kinshasa, a consacré l’ancrage dans la population d’un homme : Adolphe Muzito. Lorsque l’organisation annonce l’arrivée sur les lieux de la manif du leader du Nouvel élan, c’est toute la foule qui cherche à le voir. 

Et quand apparait finalement l’auteur des « Tribune » sur le podium réservé aux sept têtes d’affiche du meeting, la foule présente Boulevard Triomphal entre en transe. Certains crient à l’envie son nom pendant d’autres n’arrêtent de l’ovationner. A peine assis que la presse internationale se jette sur lui, se marchant sur les orteils pour l’interviewer… En un mot comme en cent, le leader de l’Urep était l’une des attractions ce 29 septembre.

(avec Didier KEBONGO)

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