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Séisme – tsunami : De centaines des morts en Indonésie

Dernière mise à jour, le 20 novembre 2018 à 12:19

Près de 400 personnes ont péri dans le fort séisme suivi d’un tsunami qui a frappé vendredi l’île indonésienne des Célèbes, où les hôpitaux peinent à faire face à cette situation d’urgence et que les secours commencent à atteindre.

« 384 personnes sont mortes », selon les chiffres des hôpitaux, a déclaré samedi Sutopo Purwo Nugroho, le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes. Le nombre des blessés a atteint 540, a-t-il ajouté, au cours d’un point de presse.

« Nous avons déployé des milliers de personnes, notamment des militaires et des policiers ». Plus de 17.000 habitants ont pour le moment été évacués, un chiffre qui devrait augmenter, selon cette agence.

Sur des images en provenance de Palu, une agglomération de 350.000 âmes située sur la côte ouest des Célèbes, on pouvait voir des corps allongés près de la mer, certains recouverts de couvertures bleues.

Des carcasses de véhicules, des bâtiments réduits à des amas de débris, parmi lesquels des hôpitaux et des hôtels, des arbres déracinés et des lignes électriques abattues témoignaient de la violence des secousses -ressenties à des centaines de kilomètres de là- et de la vague d’un mètre et demi de haut qui a déferlé, tandis que le centre-ville n’était plus que ruines.

Des habitants de Palu édifiaient des abris de fortune en bambou ou dormaient sur des terrains de football dans la crainte de répliques.

Tandis que les secouristes tentaient d’atteindre les zones reculées et en attendant l’aide internationale, la population locale était confrontée aux impératifs de base de la survie : trouver des vivres et un abri.

Beaucoup patientaient dans de longues files d’attente pour obtenir de l’eau potable ou des nouilles instantanées.

« S’il vous plaît priez pour nous ». « Espérons qu’Allah me protège, mes enfants, mon mari, ma famille et la population de Palu », disait à l’AFP Risa Kusuma, une mère de 35 ans qui campe dans son jardin depuis le tremblement de terre.

Des blessés soignés en plein air

L’agence de gestion des catastrophes s’inquiète aussi du sort de plusieurs centaines de personnes qui travaillaient à la préparation d’un festival sur une plage de Palu vendredi soir peu avant le tsunami.

Certains hôpitaux étant endommagés et d’autres dépassés par l’afflux de victimes, de nombreux blessés étaient soignés en plein air.

Des habitants transportaient tant bien que mal des corps sans vie. Ailleurs, un homme portait le corps d’un enfant couvert de boue.

Le séisme a essentiellement frappé Palu et la région proche de Donggala.

« Nous pensons que des dizaines ou des centaines (de victimes) n’ont pas encore été dégagées des décombres. Le principal centre commercial de Palu (…) s’est effondré ». « L’hôtel Rua-Rua (…) s’est affaissé, il avait 80 chambres dont 76 étaient occupées », a souligné le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes.

« La Croix-Rouge indonésienne est engagée dans une course contre la montre pour porter assistance aux survivants mais nous ne savons pas ce que nous allons trouver là-bas », a observé Jan Gelfand, un responsable de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) à Jakarta.

« Nous n’avons pas d’informations de Donggala », au nord de Palu, « et c’est très préoccupant », a-t-il souligné.

D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes juste avant 11H00 GMT vendredi a été plus fort que la série de tremblements de terre qu’a connus l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

Un raz-de-marée s’est déclenché peu après sur la côte proche de Palu.

La panique a poussé les habitants à fuir vers les hauteurs, selon des images des télévisions locales. Une vidéo montre une vague imposante envahir plusieurs bâtiments, dont une mosquée.

« J’ai commencé à courir quand j’ai vu des vagues s’abattre sur la côte », a raconté à l’AFP Rusidanto, un habitant de Palu, qui comme de nombreux Indonésiens ne porte qu’un nom.

L’armée appelée à l’aide

Des vidéos montrent que le pont suspendu jaune emblématique de la ville s’est effondré, précipitant des véhicules dans l’eau. Une route stratégique menant à Palu a été bloquée par un glissement de terrain.

A minuit, la cité était plongée dans l’obscurité, en raison de la coupure de courant qui l’affecte, cependant que l’aéroport ne devrait pas rouvrir avant jeudi pour les vols commerciaux. Certains avions envoyés par le gouvernement indonésien pour fournir de l’aide ont néanmoins pu s’y poser.

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé que l’armée avait été appelée pour participer aux opérations de recherches.

L’Union européenne a de son côté activé un satellite pour aider les autorités indonésiennes.

L’épicentre du séisme se situe à 78 kilomètres au nord de Palu.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Le 26 décembre 2004, elle avait été frappée par une série de tremblements de terre dévastateurs, dont l’un de magnitude 9,1 sur l’île de Sumatra. Un tsunami avait alors provoqué la mort de 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 rien qu’en Indonésie.

En 2006, près de 6.000 personnes avaient péri dans un séisme de magnitude 6,3 (d’après l’USGS) sur l’île de Java.

LES HABITANTS DE PALU TENTENT DE SURVIVRE

Les habitants de la ville de Palu, dévastée par le séisme qui a frappé vendredi l’île indonésienne des Célèbes, édifiaient samedi des abris de fortune en bambou ou dormaient sur des terrains de football dans la crainte de répliques qui entraîneraient l’effondrement des habitations endommagées.

Risa Kusuma, une mère de famille de 35 ans, campe dans son jardin depuis le tremblement de terre de magnitude de 7,5, suivi d’un tsunami, qui a détruit maisons et hôpitaux, lignes électriques et autres infrastructures dans cette cité de 350.000 habitants située sur la côte ouest des Célèbes.

« S’il vous plaît priez pour nous », dit-elle à l’AFP. « Espérons qu’Allah me protège, mes enfants, mon mari, ma famille et la population de Palu ».

Tandis que les secouristes tentaient d’atteindre les zones reculées et en attendant que se mettent en branle les lourds rouages de l’aide internationale, les habitants étaient confrontés aux impératifs de base de la survie : trouver de l’eau, de la nourriture et un abri.

Beaucoup patientaient dans de longues files d’attente, dans une chaleur tropicale, pour obtenir de l’eau potable ou des nouilles instantanées.

Les denrées de base sont devenues difficilement disponibles, le raz-de-marée ayant emporté les commerces, renversé les voitures et détruit des tronçons de la route côtière dans le centre des Célèbes.

La vague d’un mètre et demi de hauteur a emporté tout un enchevêtrement de toitures en tôle ondulée, de débris, de carcasses de voitures et de poutrelles en bois à l’intérieur des terres, à une cinquantaine de mètres de la côte. Arbres déracinés et lignes électriques abattues témoignaient du désastre tandis que le centre ville n’était plus que ruines.

Une ville plongée dans l’obscurité

Sur l’artère principale de Palu, des foules siphonnaient, avec des tuyaux d’arrosage, de l’essence dans le réservoir souterrain d’une station service abandonnée.

Anser Bachmid, un père de famille de 39 ans, explique à l’AFP que les besoins sont pressants. « Les gens ici ont besoin d’aide, de nourriture, d’eau potable ».

« Nous ne savons pas ce que nous mangerons ce soir », dit-il.

A minuit, la ville était plongée dans l’obscurité, en raison de la coupure de courant qui l’affecte, le réseau de réception des téléphones portables étant également largement touché.

A l’extérieur de la cité, des familles campaient dans des abris de fortune confectionnés avec du bambou, des branches d’arbres et des bâches. Plusieurs centaines de personnes se sont installées sur un terrain de football.

Beaucoup ont également choisi de partir. Une longue file de camions, de voitures et de motos chargés d’affaires personnelles s’écoulait hors de Palu.

Mais les routes à l’intérieur et à l’extérieur de la ville ont été endommagées par des glissements de terrain provoqués par le séisme. Certains tronçons étaient réduits à une voie à peine assez large pour laisser passer une voiture.

De nombreux habitants fouillaient les amoncellements de débris ainsi que les hôpitaux à la recherche de leurs proches disparus.

« Nous ne savons toujours pas combien de victimes se trouvent toujours sous les décombres », souligne Anser Bachmid.

Selon un dernier bilan, le tremblement de terre et le raz-de-marée ont fait 384 morts et des centaines de blessés tandis que le sort de centaines d’autres personnes demeure inconnu.

(avec Afp)

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