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Budget 2019 : Tshibala défie l’Assemblée nationale

Dernière mise à jour, le 8 octobre 2018 à 11:12

Le gouvernement ne se fait pas du souci pour déposer dans le délai constitutionnel le projet de loi de Finances de l’exercice prochain. Au fait, tout porte à croire que cette mauvaise habitude ne fait que s’enraciner. Et le Premier ministre Bruno Tshibala s’illustre en récidiviste.

Récidiviste, le Premier ministre Bruno Tshibala consacre la violation de la Constitution dans le dépôt du projet de budget 2019. Ce texte attendu sur la table du bureau de l’Assemblée nationale avant le 15 septembre, n’est toujours pas déposé. Conséquence, son examen dans les délais utiles reste ainsi suspendu à la seule volonté du Premier ministre. Cette situation désacralise l’autorité budgétaire qui est l’Assemblée nationale. Dans tous les cas, le comportement de Bruno Tshibala s’explique : il tire son pouvoir ailleurs et non de la représentation nationale.

Le gouvernement ne se fait pas du souci pour déposer dans le délai constitutionnel le projet de loi de Finances de l’exercice prochain.

Au fait, tout porte à croire que cette mauvaise habitude ne fait que s’enraciner. Et le Premier ministre Bruno Tshibala s’illustre en récidiviste.

Comme en septembre 2017, la session budgétaire a démarré sans le projet de budget. Les appels du président de l’Assemblée nationale à l’ouverture de la session de septembre se révèlent comme le dicton « du chien qui aboie et la caravane passe ». Aucun effet immédiat après plus de dix jours. Et pour de nombreux observateurs, l’attitude du Premier ministre à l’endroit de la représentation nationale s’explique.

L’hémicycle du Palais du peuple n’est plus qu’une simple caisse de résonance orientée vers les décisions du guide ! Il s’agit, à l’évidence d’une Assemblée nationale désarmée et qui ne peut jamais atteindre le Premier ministre dès lors que ce dernier tire son pouvoir d’ailleurs. Au finish, c’est l’image du pays qui est écornée. Un Etat mauvais exemple. Encore qu’aucune contrainte, même électorale, ne saurait servir d’excuses pour que le gouvernement se soustraie à ses obligations constitutionnelles et légales en matière de procédure budgétaire.

Et le contrôleur qui est la Chambre basse du Parlement est, en réalité, dépouillé de son vrai pouvoir interpellateur et de sanction. Sa faiblesse majeure, c’est qu’elle ne saura aucunement décider du sort de M. Bruno Tshibala. Une illustration de taille, c’est le scénario de 2017 quand le député Henri-Thomas Lokondo avait initié une interpellation contre le chef du gouvernement pour les mêmes faits. Le retard du dépôt de la loi de finances. Il s’agissait de l’exercice 2018. Le réquisitoire de l’élu de Mbandaka avait unanimement été validé par ses pairs élus parce que soutenu par l’article 126 de la Constitution qui stipule que le projet de loi de finances de l’année qui comprend notamment le budget, est déposé par le gouvernement au plus tard le 15 septembre de chaque année.

(avec lePotentiel)

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