vendredi , 14 décembre 2018
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La Cyber sécurité en RDC ?

Le CIRT est un « outil indispensable de lutte contre la cybercriminalité à l’échelle nationale, sous-régionale, continentale, voire mondiale par la coopération entre les CIRTs de différents pays ». La RDC, indique le ministre des PT-NTIC, a pris conscience de cet enjeu à caractère transfrontalier qu’est la cyber sécurité en ratifiant plusieurs instruments sous-régionaux, notamment la déclaration de Yaoundé en la matière et le texte de lutte contre la cybercriminalité et cyber terrorisme. Pour Emery Okundji, ces assises devront permettre au Gouvernement de réunir les éléments indispensables pour la mise en oeuvre de cet outil national de lutte contre toute forme de criminalité dans le cyber espace. 

Le gouvernement congolais co-organise depuis mardi, avec l’Union internationale des télécommunications (UIT), un atelier de quatre jours (18-21 septembre) sur le thème « La Cyber sécurité en RDC ». Objectif, mettre en place un Computer Incident Response Team (CIRT) national, autrement dit une Equipe nationale de réponse aux incidents informatiques. C’est l’enjeu de ce forum ouvert mardi par le ministre des PT-NTIC, Emery Okundji Ndjovu, représentant du Premier ministre Bruno Tshibala.

Selon le Représentant du Bureau de zone de l’UIT pour l’Afrique de l’Ouest, Ali Drissa Badiel, le CIRT est un « outil indispensable de lutte contre la cybercriminalité à l’échelle nationale, sous-régionale, continentale, voire mondiale par la coopération entre les CIRTs de différents pays ».

La RDC, indique le ministre des PT-NTIC, a pris conscience de cet enjeu à caractère transfrontalier qu’est la cyber sécurité en ratifiant plusieurs instruments sous-régionaux, notamment la déclaration de Yaoundé en la matière et le texte de lutte contre la cybercriminalité et cyber terrorisme. 

Pour Emery Okundji, ces assises devront permettre au Gouvernement de réunir les éléments indispensables pour la mise en oeuvre de cet outil national de lutte contre toute forme de criminalité dans le cyber espace. A l’occasion, le ministre des PT-NTIC a confié qu’un projet de décret portant sa création est même déjà sous examen.

« UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION »

A en croire le patron congolais des PT-NTIC, la RD Congo va procéder, très bientôt, à la ratification de la convention de l’Union Africaine sur la cyber criminalité et la convention de Malabo.

« Mettre de l’ordre dans ce secteur s’avère important pour la RDC. Car, le cyber espace est un monde créé par l’interconnexion mondiale des ordinateurs avec des données de toutes sortes en circulation. D’où, la nécessité d’une bonne cyber-législation dans l’arsenal juridique congolais », a déclaré Emery Okundji. Le ministre des PT-NTIC salue l’accompagnement technique des experts de l’Union internationale des Télécommunications à ce forum sur l’évaluation de la création et mise en oeuvre du CIRT national de la RDC. 

L’union fait la force dit-on. Ali Drissa Badiel reconnait que le défi posé par la cybercriminalité est immense, mais pas insurmontable. « Nos efforts conjugués nous permettront d’en venir à bout. » Le Représentant du Bureau de zone de l’UIT pour l’Afrique de l’Ouest affirme que l’atelier ouvert hier à Kinshasa est « un pas dans la bonne direction ». Ali Drissa Badiel a insisté sur la nécessité d’interaction, de collaboration et de coordination entre différents acteurs congolais, avec les autres CIRTs déjà fonctionnels et avec les experts de l’UIT pour qu’ensemble, une fois le CIRT de la RDC mis en place, une réponse coordonnée et efficace puisse être donnée aux problèmes de cybercriminalité.

Ainsi, prennent part à ces assises, des représentants des ministères concernés, des décideurs politiques, des délégués du système judiciaire, des organismes de réglementation, des agences de sécurité nationale, de l’armée (les unités chargées de la sécurité de l’information et/ou de la gestion des TI et des TIC). . Il y a également ceux des organismes d’application de la loi fournisseurs/opérateurs des infrastructures essentielles (eau, énergie, transport, etc.), de l’agence monétaire centrale et banques commerciales, et des organismes nationaux de recherche Industrie locale impliquée dans des initiatives de sécurité. Les travaux vont s’étendre sur quatre jours, du 18 au 21 septembre courant. 

(avec Didier KEBONGO)

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