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Carlos RAMOS - Arbitre tennis.
Carlos RAMOS - Arbitre tennis.

Carlos RAMOS : Un raciste qu’il faut écarter de l’arbitrage Tennis

Dernière mise à jour, le 22 septembre 2018 à 01:06

Serena Williams a écopé de 17.000 dollars d’amende en raison de ses trois avertissements reçus en finale de l’US Open samedi, marquée par son emportement contre l’arbitre qu’elle avait qualifié de « voleur », selon selon le rapport des amendes établi par le tournoi. Selon les observateurs, l’arbitre portugais Carlos Ramos, dont Serena Williams a eu des échanges houleux durant la finale de l’US Open, le 8 septembre 2018 Flushing Meadows, est un raciste et un sexiste. Car l’américaine a été punis « injustement » suite au excès de zèle M. Ramos.

Echange houleux entre Serena Williams et l’arbitre portugais Carlos Ramos durant la finale de l’US Open, le 8 septembre 2018 Flushing Meadows.

Au cours de sa finale perdue contre la Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), l’Américaine avait été avertie pour « coaching », « bris de raquette », puis « insulte ». Le premier lui vaut 4.000 dollars d’amende, le second 3.000 dollars et le troisième 10.000 dollars.

Tout avait commencé quand Serena avait reçu un premier avertissement pour « coaching », interdit en match, en début de deuxième set, à 1-0, 40-15, service Osaka.

Avait suivi une discussion musclée en plusieurs épisodes avec l’arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, qui s’était envenimée au fur et à mesure.

« Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre », s’était défendue sur-le-champ la cadette des soeurs Williams (36 ans). « C’est incroyable. Je n’ai pas reçu de +coaching+. Je n’ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses », avait-elle repris au changement de côté, outrée.

C’est après un second avertissement reçu pour avoir fracassé sa raquette après avoir été débreakée, qui lui a valu un point de pénalité, que Serena est sortie de ses gonds.

« Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matches. Vous me devez des excuses. C’est vous le menteur », avait-elle lancé.

« Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point », avait-elle accusée. C’est à ce moment-là que l’arbitre portugais lui infligeait un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau.

Deux jeux plus tard, la star américaine s’inclinait dans la confusion et voyait son rêve d’égaler le record absolu de titres en Grand Chelem (24), s’envoler.

« Il suppose que j’ai triché, et je n’ai pas triché », avait-elle réaffirmé en conférence de presse un peu plus tard.

LE RÈGLEMENT APPLIQUÉ AU PIED DE LA LETTRE ?

Au lendemain de la finale de l’US Open, le monde du tennis s’interroge sur les raisons de la colère de Serena Williams, défaite par la Japonaise Naomi Osaka.

La star américaine, qui a laissé filer l’occasion de remporter un 24e titre en Grand Chelem, a écopé de 17.000 dollars d’amende dimanche, pour ses trois avertissements reçus pour « coaching », « bris de raquette », puis « insulte ».

En six jeux, l’escalade

Quand tout commence, Serena est dominée dans le jeu et vient de perdre le premier set 6-2. A 1-0 dans le second, Osaka mène 40-15 sur son service quand l’ex-N.1 mondiale reçoit un avertissement pour « coaching », interdit en match. L’arbitre, le Portugais Carlos Ramos, a décelé un geste de son entraîneur Patrick Moratoglou que la joueuse n’a pas perçu.

S’ensuit une discussion en plusieurs épisodes avec l’arbitre de chaise, qui s’envenime.

« Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre », se défend sur-le-champ l’Américaine. « C’est incroyable. Je n’ai pas reçu de +coaching+. Je n’ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses », reprend-elle au changement de côté, outrée.

C’est après un second avertissement reçu pour avoir fracassé sa raquette, qui lui vaut un point de pénalité, que Serena sort de ses gonds.

« Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matches. Vous me devez des excuses. C’est vous le menteur », ne décolère-t-elle plus.

« Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point », l’accuse-t-elle. C’est à ce moment-là que l’arbitre portugais lui inflige un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau.

Deux jeux plus tard, la star américaine s’incline dans la confusion et voit son rêve d’égaler le record absolu de titres en Grand Chelem (24), s’envoler.

L’arbitre avait-il raison ?

Carlos Ramos a appliqué le règlement au pied de la lettre. Ce que sanctionne l’arbitre par un premier avertissement, c’est un geste des mains fait par l’entraîneur de Serena Williams depuis les tribunes. Un geste que lui-même ne conteste pas. En revanche, l’entraîneur français critique la diligence de M. Ramos à appliquer un « warning », alors que ce genre de situation se produit à longueur de saison.

« Est-ce que j’ai coaché ? Oui, j’ai coaché. J’ai fait des gestes », reconnaît Patrick Mouratoglou.

« 100% des coaches coachent sur 100% des matches, toute l’année, et tout le monde le sait. Dans 100% des cas que j’ai vus, on prévient d’abord la joueuse. Il ne l’a pas fait. S’il avait prévenu Serena, il n’y aurait pas eu d’incident invraisemblable inutile », juge-t-il sur Eurosport. « C’est très regrettable. »

Une position défendue par d’autres joueurs, actuels comme anciens. « J’ai parfois reçu un +pré-avertissement+ par l’arbitre, qui me disait: +Arrête ça ou je devrais te mettre un avertissement+, s’est souvenu l’Américain James Blake, ancien N.4 mondial. Il aurait dû au moins lui donner cette chance. »

« Patrick a admis avoir coaché et il est clair qu’il a essayé de lui dire quelque chose mais tout le monde coache, alors pourquoi ? », s’est interrogée la Française Kristina Mladenovic.

« Coacher devrait être autorisé en tennis. Ca ne l’est pas, et une joueuse se retrouve pénalisée pour une action de son entraîneur, ça ne devrait pas arriver », tranche l’emblématique Billie Jean King.

Si l’avertissement pour « bris de raquette » n’est pas contesté, le troisième, pour « insulte », fait aussi débat.

« Je dois admettre que j’ai dit pire sans être pénalisé », reconnaît Blake.

« Il est dans son pouvoir de prendre cette décision, mais le bon sens aurait dû primer », estime l’ex-N.1 mondial Andy Roddick.

Serena Williams, comme plusieurs joueuses, a même vu une marque de « sexisme » dans la décision de l’arbitre.

La star américaine a reçu le soutien de la WTA dimanche. « Il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes », écrit le directeur de l’organisation Steve Simon. « Nous ne pensons pas que ça a été le cas. »

« Dans un match masculin, ça ne se serait pas passé comme ça », affirme elle l’ex-N.1 mondiale Victoria Azarenka.

« Merci de dénoncer ce deux poids, deux mesures », renchérit King.

Pas son premier coup d’éclat

Ce n’est toutefois pas la première fois que Serena perd ses nerfs à l’US Open. En demi-finale en 2009, opposée à Kim Clijsters, la cadette des soeurs Williams (36 ans) avait très mal réagi à une faute de pied signalée sur son service, qui offrait deux balles de match à la Belge.

« Si je pouvais, je prendrais cette balle et je te l’enfoncerais dans la gorge », avait-elle alors menacé la juge de ligne, selon des médias américains. Un comportement qui lui avait valu un second avertissement, synonyme de point de pénalité – et donc de match perdu -, puis une amende de 10.500 dollars (7.200 euros).Un nouvel incident s’était produit en 2011, en finale contre Samantha Stosur, quand elle s’en était prise verbalement à l’arbitre grecque Eva Asderaki après avoir reçu un point de pénalité, Serena ayant poussé un sonore « Come on » (Allez) sur un coup droit gagnant avant même que la balle n’arrive dans la moitié de terrain de l’Australienne.

(avec Afp)

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