samedi , 17 novembre 2018
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Rodrigo DUTERTE = Adolf HITLER

Le président israélien Reuven Rivlin s’est livré mardi à une brève leçon d’histoire sur Hitler lors d’une rencontre avec le président philippin Rodrigo Duterte qui s’était comparé au dictateur nazi responsable de la Shoah. « Hitler incarnait en fait le diable », a dit M. Rivlin au président philippin à Jérusalem, « c’était le diable sur Terre ».

M. Rivlin a ajouté que la visite de M. Duterte lundi à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem, avait dû lui faire comprendre combien toute référence à Hitler était sensible.

En septembre 2016, M. Duterte s’était comparé à Hitler afin de justifier ses méthodes sanglantes pour combattre la criminalité et le trafic de drogue qui ont fait des milliers de morts.

« Hitler a massacré trois millions de juifs. Bon, il y a trois millions de drogués (aux Philippines). Je serais heureux de les massacrer », avait-il dit.

Selon les historiens, six millions de juifs ont été tués durant la Seconde Guerre mondiale.

Les propos du président philippin avaient suscité une profonde indignation internationale. Il avait présenté ses excuses et s’était rendu dans une synagogue quelques jours plus tard.

M. Duterte a paru très attentif aux propos de M. Rivlin mardi. Il a ensuite parlé des relations commerciales avec Israël, et de l’achat d’armes par les Philippines.

« Vous nous avez fourni une aide cruciale » en équipements lors de la bataille contre les jihadistes dans la ville de Marawi en 2017, a dit M. Duterte.

« En termes d’équipements militaires, en particulier pour la collecte du renseignement, les instructions que je donne à nos militaires, c’est: il n’y a qu’un pays où acheter (…): Israël », a dit M. Duterte.

« L’Amérique est notre amie, mais vous savez, qu’elle vous vende quelque chose, et cela servira aussi à vous mettre sur écoute », a-t-il ajouté.

L’opposition israélienne et les défenseurs des droits de l’Homme ont dénoncé la visite de M. Duterte en raison de ses méthodes brutales contre le trafic de drogue et de ses propos outranciers. Ils ont accusé le gouvernement israélien de fermer les yeux sur les violations des droits par M. Duterte au nom d’intérêts commerciaux.

La visite de trois jours de M. Duterte pourrait aboutir à la signature de contrats significatifs, au moment où Manille prévoit un programme de plusieurs milliards de dollars de modernisation de ses forces armées.

Plusieurs dizaines d’Israéliens opposés aux ventes d’armes aux Philippines ont manifesté à l’extérieur de la présidence durant la rencontre.

« Nous protestons contre l’implication d’Israël dans les crimes commis là-bas (aux Philippines) », a affirmé à l’AFP l’avocat et militant des droits de l’Homme, Itay Mack.

M. Duterte doit déposer mercredi à Rishon LeZion (centre) une gerbe au monument érigé en hommage à la décision des Philippines d’accueillir 1.300 juifs qui fuyaient la Shoah. Puis il partira pour la Jordanie.

DUTERTE ORDONNE L’ARRESTATION D’UN DE SES PRINCIPAUX OPPOSANTS

Le président philippin Rodrigo Duterte a ordonné mardi l’arrestation du parlementaire Antonio Trillanes, l’un de ses principaux détracteurs et le deuxième sénateur à risquer de terminer derrière les barreaux.

Actuellement reclus dans le Sénat pour éviter cette arrestation, M. Trillanes est l’une des personnalités les plus critiques de la meurtrière « guerre contre la drogue » déclenchée par un président qu’il a aussi accusé de corruption.

Il s’est par ailleurs attiré les foudres présidentielles pour avoir accusé le fils de M. Duterte, Paolo, d’appartenir à une triade chinoise ayant importé dans l’archipel une vaste quantité de méthamphétamines.

L’opposition a d’emblée accusé l’ordre présidentiel de politique, en dressant un parallèle avec l’arrestation en février 2017 de la sénatrice Leila de Lima, une autre adversaire acharnée de M. Duterte.

L’ordre d’arrêter M. Trillanes est lié à l’annulation d’une amnistie qui lui avait été accordée en 2010 pour son rôle dans une tentative de coup d’Etat contre l’ancienne présidente Gloria Arroyo.

« Les forces armées des Philippines et la police nationale philippine ont l’ordre d’utiliser tous les moyens légaux pour appréhender (…) Trillanes », peut-on lire dans cet ordre publié par le Manilla Times.

Le gouvernement affirme que M. Duterte aurait annulé l’amnistie au motif que le sénateur, un ancien officier de la marine, n’aurait pas rempli ses obligations qui impliquaient qu’il fasse une demande officielle d’amnistie en reconnaissant sa culpabilité.

Rodrigo Duterte est actuellement en visite officielle en Israël.

Jeune officier de la marine, M. Trillanes avait aidé à mener deux brèves tentatives de coup d’Etat contre Gloria Arroyo, en 2003 et 2007, soupçonnée entre autres de corruption.

Emprisonné pendant sept ans, il était devenu la première personne à se faire élire au Sénat en faisant campagne derrière les barreaux.

En 2010, le prédécesseur de M. Duterte, Benigno Aquino, l’avait gracié aux côtés des autres comploteurs.

Le sénateur a indiqué aux journalistes avoir demandé à ses avocats d’étudier les moyens « d’invalider ce stupide ordre », en ajoutant qu’il n’avait « aucun fondement ».

« C’est un exemple clair de persécution politique, mais je ne céderai pas », a-t-il dit dans un communiqué.

Dans un entretien à l’AFP en septembre 2017, M. Trillanes avait accusé le président d’être « un sociopathe » avec « l’état d’esprit d’un tueur à gages ».Peu auparavant, M. Trillanes avait entendu Paolo Duterte dans le cadre d’une commission d’enquête sénatoriale. « Je le détruirai ou il me détruira », avait répliqué le président au sujet du sénateur.

(avec Afp)

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