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RDC : Revue de presse du lundi 17 septembre 2018

Dernière mise à jour, le 19 septembre 2018 à 10:42

La menace de la République Démocratique du Congo (RDC) de quitter la Cour Penal Internationale (CPI), la qualification des peines contre Jean-Pierre Bemba Gombo dans l’affaire subornation de témoins, ouverture de la session parlementaire de septembre 2018 ainsi que l’annonce du meeting de l’opposition sont les sujets que commentent les médias congolais, lundi 17 septembre 2018.

Affaire Bemba – CPI

Affaire subornation des témoins. « J-P. Bemba sera fixé ce lundi par la CPI ». C’est le titre qu’affiche LE POTENTIEL dans sa livraison de ce lundi. Le quotidien de l’avenue Kongo Central rappelle, qu’invalidé à la présidentielle du 23 décembre 2018 par la Cour constitutionnelle, en raison d’une condamnation par la Cour pénale internationale pour subornation des témoins, c’est ce lundi 17 septembre que Jean-Pierre Bemba sera fixé définitivement sur son sort.

A Kinshasa, on retient encore le souffle, à deux jours de la publication de la liste définitive à la présidentielle de décembre prochain par la Céni.

Si la CPI blanchissait le leader du MLC de tous les griefs, on voit mal comment la Cour constitutionnelle pourrait couvrir sa honte, estime LE POTENTIEL.

Pour Forum des As, la RDC met sous pression la CPI qui doit rendre ce lundi 17 septembre son arrêt dans l’affaire en appel de subornation de témoins de Jean-Pierre Bemba.

Trois jours plus tôt, depuis Kolwezi, où il prenait part aux travaux de la Conférence minière, le gouvernement congolais, par la voix du ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, a dit à haute et intelligible voix à la presse attendre de « tirer toutes les conséquences s’il se rend compte que la Cour pénale internationale est instrumentalisée », poursuit le journal.

Selon plusieurs sources proches du gouvernement, les Etats-Unis sont soupçonnés de faire pression sur les juges de la CPI dans le second procès de Bemba, croit savoir Politico.cd, alors que la semaine dernière, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton a menacé l’institution de sanctions si elle persistait à vouloir enquêter sur des crimes de guerre présumés en Afghanistan, rappelle le site web d’infos.

Aux yeux de Kinshasa, indique le média en ligne, ces menaces visent en réalité les juges de la Cour pour statuer en faveur d’une annulation de la peine de Bemba, alors que ce dernier a été justement écarté de la prochaine Présidentielle à la suite de cette condamnation pour subornation des témoins.

Est-ce que le verdict final de la CPI aura une incidence sur la publication, mercredi, de la liste définitive à la présidentielle ? s’interroge pour sa part Le Potentiel.

Sans doute, la décision de la CPI-dans un sens comme dans un autre-ne manquera pas d’influer sur la présidentielle de décembre prochain, estime le quotidien, pour qui, la Commission électorale congolaise, tout comme la Cour constitutionnelle ne redoutent qu’une seule chose : la relaxation de Bemba pour subornation des témoins.

« Ça sera fatal autant pour l’une que pour l’autre. Il y a lieu de rappeler que juste après l’invalidation de sa candidature par la Cour constitutionnelle, Jean Pierre Bemba avait dénoncé une décision politique qui n’avait aucun soubassement juridique », rappelle le tabloïd.

Probable retrait de la CPI

La menace de la RDC de quitter la CPI, la qualification des peines contre Jean-Pierre Bemba dans l’affaire subornation de témoins ainsi que l’annonce du meeting de l’opposition sont les sujets que commentent les médias congolais, lundi 17 septembre.

Actualité.cd annonce que la République démocratique du Congo a menacé samedi 15 septembre de quitter la Cour pénale internationale (CPI) estimant que certains juges sont sous pressions de gouvernements occidentaux.

Dans son communiqué, le gouvernement indique que certains gouvernements « exerceraient » des pressions sur les juges de la CPI, en rapport aux questions sous examen, en relation avec la situation en RDC, précise le média en ligne.

Cette mise au point du gouvernement congolais avec le probable retrait de la CPI, se justifie aussi par la propension à instrumentaliser cette juridiction internationale à des buts inavoués et qui risque de saper sa crédibilité, alors qu’elle est censée être garante de la lutte contre les crimes internationaux qui révoltent la conscience universelle, renchérit l’Agence congolaise de presse (ACP).

« La RDC menace de quitter la CPI », annonce L’OBSERVATEUR . La RDC a menacé ce samedi 15 septembre de quitter la CPI dont certains juges sont sous pressions de gouvernements occidentaux. Ces pressions sont « susceptibles d’avoir une incidence sur le processus électoral en cours dans ce pays », a affirmé Kinshasa dans un communiqué.

Meeting de l’opposition

Le 29 septembre prochain, l’opposition organise un meeting commun, annonce Le Phare, qui précise que c’est la plus grande résolution adoptée à la fin de la série de consultations entre les délégués représentant les candidats de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre, aussi bien ceux encore en course comme ceux invalidés par la CENI et la Cour Constitutionnelle.

Ce meeting a pour objectif de donner des directives à la population sur la suite du processus électoral, ajoute le journal.

A en croire le secrétaire général de l’UDPS, cité par 7sur7.cd, l’opposition politique confirme son identité et son unité dans la quête pour l’alternance démocratique. « A cet effet, elle présentera au peuple congolais son candidat commun à l’élection présidentielle du 23 décembre », a-t-il dit.

Exclu de la course à la magistrature suprême, l’ancien chef rebelle ne baisse pas pour autant les bras. Ses dix années de prison et son acquittement inattendu lui ont appris la patience. Sévère avec le président et déterminé à donner de la voix, il pourrait apporter son soutien à un autre candidat, écrit La Prospérité.

Ouverture de la session parlementaire de septembre 2018

L’AVENIR consacre son titre phare à la dernière session de l’actuelle législature. « Minaku : Un bilan positif », titre le confrère. Dans un discours-bilan, le speaker de la chambre basse a expliqué que plus de six années durant, et en dépit des difficultés de tous ordres, les élus du peuple ont réussi à mettre à la disposition de la Nation 183 lois et une centaine de recommandations résultant du contrôle parlementaire. « Notre œuvre, comme toute œuvre humaine, n’aura pas été parfaite en tous points de vue ; certes, au plan de notre rôle en tant qu’institution parlementaire, beaucoup reste encore à faire dans cette jeune démocratie », a indiqué Aubin Minaku. Il a soutenu que sur le terrain de la production législative, il ne sera pas facile pour les législateurs de la période 2011-2018 d’être critiqués.

AFRICANEWS rapporte qu’à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2018, Léon Kengo a appelé au respect du processus électoral. Pour le président de la chambre haute, toutes les forces vives de la nation sont appelées en cette période préélectorale, dans une synergie patriotique, à galvaniser leurs potentialités autour d’un idéal commun : la construction d’une démocratie selon les aspirations du peuple congolais.

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