lundi , 24 septembre 2018
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Sans inclusivité : Il serait difficile de préserver la paix sociale en RDC

Tout le monde à l’interne comme à l’extérieur du pays, en appelle à des élections inclusives, transparentes et crédibles. Sans la participation de ces trois candidats écartés (BEMBA, KATUMBI ET MUZITO), l’inclusivité paraît sujette à caution. Or, sans inclusivité, il serait difficile de préserver la paix sociale au pays. En éliminant ces trois grosses pointures pour des questions judiciaires, leurs bases respectives risquent de ne pas reconnaître les résultats de ces élections. La RDC resterait ainsi toujours à la croisée des chemins. Prendre la mauvaise route conduirait au chaos que d’aucuns redoutent après les élections. La bonne route serait de privilégier l’aspect politique. C’est du reste ce qui est consigné dans l’Accord de la Saint-Sylvestre.

On a irréversiblement commencé le compte à rebours du petit dernier trimestre qui conduit aux élections du 23 décembre 2018. Si rien n’est fait, ce serait des élections sans des leaders qui comptent Moïse Katumbi Chapwe, Jean-Pierre Bemba Gombo et Adolphe Muzito.

Le premier, Moïse Katumbi Chapwe dont l’assiette sociologique est bien connue a été empêché de rentrer au pays pour déposer sa candidature comme candidat Président de la République de sa plateforme électorale « Ensemble pour le changement ».

Le deuxième, Jean-Pierre Bemba Gombo, chef du MLC, qui a bien montré de quoi il est capable en termes de popularité lors de son dernier retour triomphal à Kinshasa, après 10 ans d’incarcération à la CPI. Au deuxième tour en 2006, il avait engrangé 42% contre Joseph Kabila. C’est ce Bemba là qui est légalement éjecté du processus électoral. 

Le troisième cas d’exclusion à la présidentielle, c’est l’ancien Premier ministre PALU Adolphe Muzito Fumunzi, « Fumumpa » pour ses électeurs. Il est devenu célèbre pour ses chroniques politiques intitulées  » Tribune » où il dépeint brillamment la situation sociopolitique et économique de la RDC qui le classent automatiquement dans le camp de l’Opposition. 

Tout le monde à l’interne comme à l’extérieur du pays, en appelle à des élections inclusives, transparentes et crédibles. Sans la participation de ces trois candidats écartés, l’inclusivité paraît sujette à caution. Or, sans inclusivité, il serait difficile de préserver la paix sociale au pays. 

En éliminant ces trois grosses pointures pour des questions judiciaires, leurs bases respectives risquent de ne pas reconnaître les résultats de ces élections. La RDC resterait ainsi toujours à la croisée des chemins. Prendre la mauvaise route conduirait au chaos que d’aucuns redoutent après les élections. La bonne route serait de privilégier l’aspect politique. C’est du reste ce qui est consigné dans l’Accord de la Saint-Sylvestre. 

Si on l’applique comme il se doit, on a la solution clé en main pour les sept cas emblématiques dont Katumbi justement. Car, il faut s’imaginer la montagne de frustrations qu’on crée avec ces exclusions à la présidentielle. L’idéal serait que tout le monde soit dans la course et que le peuple souverain les départage. Ce qui n’est pas le cas à ce jour. Le processus étant déjà mal engagé avec des contestations provenant de principales forces de l’Opposition.

(avec KANDOLO M.)

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