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Qu’a fait « Kabila » pendant 15 ans ? : La RDC est au 2me rang, dans le Top 5 des pays les plus pauvres d’Afrique !

Dernière mise à jour, le 15 septembre 2018 à 02:03

Selon Forbes Africa 2018, la République Démocratique du Congo (RDC) est présente, au 2me rang, dans le Top 5 des pays les plus pauvres d’Afrique. Le palmarès indique que le Zimbabwe, actuellement sans monnaie nationale en raison de son état de « cessation de paiement », occupe la première place, suivie de la RDC, de la Somalie, de l’Erythrée et … curieusement, du Rwanda. Comme pour enfoncer le clou, le magazine « Focus Economia 2018 » signale, pour sa part, la RDC en tête de peloton des pays affichant le revenu par tête d’habitant le plus faible au monde.

21 ans après le départ du maréchal Mobutu du pouvoir et l’avènement des « Kabilistes », les observateurs sont en droit de se demander si l’ex-Zaïre, redevenu République Démocratique du Congo, connaît réellement des avancées aux plans économique, industriel et social. Le doute persiste face aux discours des hommes au pouvoir faisant état de la marche du pays dans la voie de l’émergence, susceptible d’être atteinte à l’horizon 2030 ou, à défaut 2035.

Au regard des dernières statistiques affichées par les magazines Forbes Africa et Focus Economia, force est de constater que le grand Congo se trouve dans une zone de fortes turbulences en matière de développement. Selon Forbes Africa 2018, la République Démocratique du Congo est présente, au 2me rang, dans le Top 5 des pays les plus pauvres d’Afrique. Le palmarès indique que le Zimbabwe, actuellement sans monnaie nationale en raison de son état de « cessation de paiement », occupe la première place, suivie de la RDC, de la Somalie, de l’Erythrée et … curieusement, du Rwanda.

Comme pour enfoncer le clou, le magazine « Focus Economia 2018 » signale, pour sa part, la RDC en tête de peloton des pays affichant le revenu par tête d’habitant le plus faible au monde. Pour ne prendre que le Top 10 de ce classement peu flatteur, notre pays est crédité de 468, 20 dollars par tête d’habitant, talonné par le Mozambique avec 485,67,  l’Ouganda avec 737, 87, le Tadjikistan avec 835, 97, le Haïti avec 874, 00, l’Ethiopie avec 938,13, le Yémen  avec 998,50, le Ouzbékistan avec 1.025,50 , la Tanzanie avec 1.112,21, le Kingistan avec 1.221,71, etc.

En ce qui concerne le classement des économies les plus fortes d’Afrique, exprimées en termes de budgets nationaux, la RDC est absente des radars au niveau du Top 5. Ses 4 milliards de dollars pour l’exercice 2017 et 4,5 milliards de dollars pour 2018, ne pèsent pas dans la balance des Etats les plus riches du continent. Il faudrait peut-être attendre l’arrivée au pouvoir de l’un de ces présidentiables qui promettent de mobiliser entre 80 et 400 milliards de dollars sur cinq ans pour changer la donne.

Pour l’instant, le Top 5 est composé du Nigeria avec un budget national de 172 milliards de dollars américains, l’Afrique du Sud avec 166,735 milliards Usd, l’Egypte avec 78 milliards Usd, l’Algérie avec 66 milliards Usd, la Libye avec 65 milliards Usd, etc.

Si les autres pays pauvres du Top 5 pour l’Afrique et du Top 10 au monde peuvent justifier leurs mauvaises notes par le manque de ressources naturelles, la RDC n’a aucune excuse, car universellement reconnue, de longue date, comme un « scandale géologique ». On se souvient qu’à l’époque où il tenait le portefeuille du Budget en tant que Vice-premier ministre, Daniel Mukoko Samba et les participants au colloque sur le « coulage des recettes publiques » avait évalué le manque à gagner annuel pour le trésor public à environ 30 milliards de dollars américains. Cette cagnotte, avait-on relevé, s’évaporait à travers des actes de corruption, d’exonérations douanières et fiscales de complaisance mais surtout de détournements des deniers publics.

Luzolo Bambi Lessa, le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de Bonne Gouvernance, de Lutte contre la Corruption, le Blanchiment d’argent et le Financement du Terrorisme, a estimé dernièrement le « coulage » des recettes publiques à hauteur d’environ 15 milliards de dollars américains. Si l’on neutralisait les prédateurs de l’économie nationale, et que les 30 ou 15 milliards de dollars qui entrent dans les poches des individus étaient reversés dans les caisses de l’Etat, il y aurait moyen de porter le budget national, de manière automatique à 35 milliards ou 20 milliards Usd, selon le cas.

Par conséquent, les candidats à l’élection présidentielle qui annoncent des programmes de gouvernement basés sur des budgets nationaux globaux de 80 ou 100 milliards de dollars américains, voire plus, ne rêvent pas, contrairement aux dires de leurs contradicteurs.

(avec Kimp/lePhare)

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