lundi , 24 septembre 2018
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Les États-Unis se préparent pour l’ouragan Florence

Évacuation obligatoire d’au moins un million d’habitants, fermeture de dizaines d’écoles et des magasins pris d’assaut, la côte est des États-Unis se préparait activement à être touchée de plein fouet par le puissant ouragan Florence dans quelques heures.

« Mes équipes viennent juste de m’informer que c’est l’une des pires tempêtes à frapper la côte est depuis de nombreuses années. Aussi, ça se profile comme une frappe directe sur la Caroline du Nord, la Caroline du Sud et la Virginie », a tweeté lundi soir le président américain Donald Trump.

« S’il-vous-plait, préparez-vous, soyez prudents et restez-en SECURITE », a-t-il ajouté, précisant qu’il venait de s’entretenir par téléphone avec les gouverneurs de ces trois Etats.

Les autorités locales se sont mobilisées dès ce week-end, déclarant l’état d’urgence pour se préparer en prévision de cet ouragan qui s’est hissé lundi après-midi en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5.

Ses vents atteignaient en moyenne 220 km/h à 21H00 GMT, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC). « Florence grandit en taille et en puissance », a-t-il prévenu.

320 kilomètres évacués

En Caroline du Sud, l’évacuation de plus d’un million d’habitants ordonnée par le gouverneur Henry McMaster devait commencer mardi sur une bande littorale de 320 kilomètres de longueur.

Dans la ville portuaire de Charleston, les employés municipaux inspectaient les conduites d’évacuation des eaux de pluie ainsi que les égouts tandis que les habitants faisaient le plein de provisions et de panneaux de contreplaqué pour protéger les fenêtres.

Shannon Tilman, qui soupesait l’opportunité d’évacuer sa famille et ses animaux domestiques, bourrait son chariot de supermarché de bouteilles d’eau, de conserves de viande hachée et de soupe instantanée.

De nombreux habitants remplissaient également des sacs de sable pour empêcher l’eau d’envahir leurs habitations. Jusqu’à 50 cm de pluies sont attendus par endroits, sans compter la hausse du niveau de l’océan.

« C’est probablement mon seul exercice de la semaine », a plaisanté Barbara Mack, une infirmière, en déversant du sable dans un sac blanc.

Non loin d’elle, Noah Everett transpire au même ouvrage en utilisant une vieille pelle ramasse-poussières. En se hâtant car il devait aller cuisiner pour son épouse un dîner d’anniversaire de mariage: des boulettes de viande et des raviolis.

L’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (Fema) a prévenu lundi soir que Florence « va causer une hausse du niveau de la mer potentiellement mortelle, des inondations à l’intérieur des terres et des vents destructeurs dans les (deux Etats de) Caroline et la Virginie ».

De son côté, le service national de météorologie (NWS) a appelé les habitants « à ne pas se focaliser sur la prévision de trajectoire ». « Des effets importants vont être ressentis au-delà du cône, et arriveront sur les côtes bien avant l’oeil » de l’ouragan », a-t-il souligné.

A 21H00 GMT, les vents dignes d’un ouragan soufflaient jusqu’à 65 km du centre et dignes d’une tempête tropicale à 240 km.

Les autorités de Caroline du Nord ont ordonné de premières évacuations sur l’île de Hatteras et, à partir de mardi, dans la région côtière touristique des Outer Banks.

Arrivée jeudi ?

Se déplaçant à une vitesse de 20 km/h en direction du nord-ouest, Florence devrait passer mardi et mercredi entre les Bahamas et les Bermudes et pourrait atteindre jeudi les côtes américaines.

« Il est prévu que Florence se renforce encore et qu’il soit jusqu’à jeudi un ouragan majeur extrêmement dangereux », a indiqué le NHC.

Le vaste Etat de Virginie, qui jouxte la capitale fédérale Washington, a demandé à sa population de se préparer pour ce qui pourrait être l’ouragan le plus puissant à le frapper « depuis des décennies ».

Davantage que les vents, les autorités craignent les inondations provoquées par les précipitations accompagnant l’ouragan. « Rappelez-vous de ne jamais conduire sur des routes inondées (…) Faites demi-tour, ne vous noyez pas », ont-elles mis en garde.

L’US Navy a ordonné lundi à trente navires de guerre de sa principale base navale de la côte est, à Norfolk (Virginie), de prendre la mer pour éviter l’ouragan. Plusieurs avaient déjà pris le large en milieu de journée.

« Nos bateaux peuvent mieux affronter des ouragans de cette envergure quand ils sont en mouvement », a souligné l’amiral Christopher Grady, commandant des forces navales américaines.

Deux autres ouragans suivent Florence dans l’Atlantique.

Helene, dont les vents atteignaient 165 km/h lundi (catégorie 2), doit se renforcer jusqu’à mardi soir en allant vers le nord-ouest, puis perdre progressivement en vigueur.

Isaac, dont le dernier bulletin du NHC relevait des vents de 120 km/h (catégorie 2), prenait la direction des Petites Antilles, qui se remettent encore du passage de Maria.

Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont causé la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des États-Unis.

ALERTE À LA MONTÉE DES EAUX SUR LA CÔTE EST AMÉRICAINE

Les autorités météorologiques américaines ont émis mardi une alerte à la montée des eaux sur une vaste portion de la côte est des États-Unis, à l’approche de l’ouragan Florence qui s’annonce potentiellement dévastateur.

Plus de 1,25 million de personnes ont reçu pour instruction d’évacuer le rivage, dans les États de Virginie, Caroline du Nord et Caroline du Sud.

Mardi matin, l’ouragan était toujours en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, avec des vents atteignant 220 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).

L’état d’urgence a été déclaré dans les trois États principalement menacés sur la côte atlantique du pays, une mesure ratifiée par le président Donald Trump permettant ainsi de débloquer des fonds fédéraux.

Florence, encore situé dans l’océan Atlantique, progresse vers l’ouest et le nord-ouest à une vitesse de 24 km/h, selon un bulletin météo publié à 09h00 GMT.

En Caroline du Sud, l’évacuation de plus d’un million d’habitants ordonnée par le gouverneur Henry McMaster doit commencer mardi sur une bande littorale de 320 kilomètres de longueur.

Florence devrait passer mardi et mercredi entre les Bahamas et les Bermudes et pourrait atteindre jeudi les côtes américaines.

« Il est prévu que Florence se renforce encore et qu’il soit jusqu’à jeudi un ouragan majeur extrêmement dangereux », a indiqué le NHC.

LA CÔTE EST DES ÉTATS-UNIS FUIT L’OURAGAN FLORENCE

De longues files de voitures se sont formées mardi sur les routes du littoral d’une vaste zone de l’est des États-Unis où la population fuyait vers l’intérieur des terres avant l’arrivée de Florence, un ouragan potentiellement dévastateur attendu avec des vents extrêmement violents et des pluies diluviennes.

Plusieurs autoroutes de Caroline du Nord et de Caroline du Sud ont été mises à sens unique dans le cadre de ces opérations d’évacuation, qui concernent plus d’un million et demi de personnes. Les deux États sont, avec la Virginie, les plus menacés par Florence –catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5– avec des vents atteignant 215 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Florence, qui progresse vers l’ouest et le nord-ouest à une vitesse de 28 km/h, devrait atteindre jeudi les côtes américaines.

« Tout le monde est prêt », a rassuré le président américain Donald Trump, assurant que les autorités étaient « totalement préparées ».

Solidarité

A Charleston, certains ont choisi d’ignorer les ordres d’évacuation alors que le soleil baignait la grande ville touristique de Caroline du Sud, où de nombreux restaurants et magasins ont fermé.

Desiree Taylor, une infirmière, va rester dans son appartement de la banlieue de la ville. Elle compte sur ses voisins et leur générateur électrique pour alimenter son réfrigérateur. « Tout le monde est solidaire », explique-t-elle à l’AFP.

D’autres habitants ont choisi de partir. Michael Kennedy, ingénieur chez Boeing, a indiqué qu’il partait dans la journée pour Atlanta, en Géorgie, où vivent ses parents.

Sa compagne, Emily Whisler, a été réquisitionnée par l’université de médecine de la ville. « Ils m’ont dit d’apporter une couverture et un oreiller, je vais rester là-bas plusieurs jours », a-t-elle dit.

Les supermarchés ont été pris d’assaut par la population qui faisait le plein d’eau, de nourriture et de produits de première nécessité. De nombreux habitants ont également calfeutré portes et fenêtres de leur logement en prévision des vents violents.

Florence est un ouragan « historique, qui n’arrivera peut-être qu’une fois dans votre vie », a affirmé Roy Cooper, gouverneur de Caroline du Nord, en appelant la population à « partir maintenant ».

« Nous nous attendons à un impact fort » et la zone s’étendant de la Caroline du Sud à la Virginie sera « frappée de plein fouet », a affirmé mardi matin Jeffrey Byard, un responsable de l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (Fema) à Washington.

Après les trois Etats côtiers, la capitale fédérale Washington a également déclaré l’Etat d’urgence, redoutant les précipitations portées par l’ouragan qui pourraient provoquer des crues soudaines alors que les sols sont déjà gorgés d’eau après plusieurs jours de pluie.

Le Potomac, qui longe la capitale fédérale, était déjà en crue mardi et inondait la vieille ville d’Alexandria, en Virginie, où les autorités ont fourni des sacs de sable aux habitants pour se protéger de la montée des eaux.

Florence « se réorganise et augmente en taille », a indiqué le NHC dans son bulletin de 14H00 (18H00 GMT), mettant en garde contre une « possible montée des eaux potentiellement mortelle sur les côtes de Caroline du Nord et du Sud, suivie par des inondations dans les terres ».

Inondations majeures

Les autorités s’attendent à des inondations majeures, avec des montées d’eau de 35 à 50 cm, et des crues à l’intérieur des terres jusqu’en début de semaine prochaine.

Le NHC a appelé à la plus grande prudence, la majorité des décès lors d’ouragan étant provoquée par les inondations.

Deux autres dépressions suivent Florence dans l’Atlantique.

Helene, un ouragan de catégorie 2 dont les vents atteignaient 175 km/h, a pris une trajectoire nord-ouest et devrait perdre progressivement en vigueur au milieu de l’océan.

Avec des vents de 110 km/h, la tempête tropicale Isaac prenait pour sa part la direction des Petites Antilles, qui se remettent encore du passage de Maria.

Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont causé la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des Etats-Unis.

RISQUE D’INONDATIONS CATASTROPHIQUES

Les autorités américaines ont mis en garde mercredi contre les précipitations et crues catastrophiques que risque de causer l’ouragan Florence sur une vaste portion de la côte est du pays, menaçant des millions d’habitants malgré des vents qui ont baissé en intensité.

Environ 1,7 million de personnes ont été sommées de se mettre à l’abri loin du rivage de la Caroline du Sud, de la Caroline du Nord et de la Virginie.

Ces trois États de la côte atlantique sont les plus menacés par l’ouragan, dont les premières bourrasques violentes sont attendues jeudi. Le phénomène s’aggravera vendredi et samedi.

Wilmington, station balnéaire de Caroline du Nord comptant un peu plus de 100.000 habitants, se préparait ainsi à l’impact mercredi. Dans la soirée, Florence était encore à 540 km des côtes et se rapprochait à une vitesse de 26 km/h.

Les rues étaient quasi désertes, les commerces et les habitations calfeutrés derrière des planches de bois, les supermarchés vidés et les pompes à essence à sec.

« Wilmington reste soudée », « Flo, tu n’es pas la bienvenue ici », pouvait-on lire sur la devanture du bar Tavern Law.

Dans la journée, « Flo » -déjà rétrogradé à la catégorie 3-, a été rétrogradé une nouvelle fois à la catégorie 2 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, après avoir vu ses vents faiblir à 175 km/h, selon un bulletin du Centre national des ouragans (NHC).

Mais « Florence est toujours considéré comme un ouragan majeur extrêmement dangereux » quand il approchera des côtes jeudi, a précisé l’organisme. Il a mis en garde contre le danger de la montée des eaux.

Le volume des vents que le cyclone charrie s’est notamment agrandi, et ceux-ci devraient balayer une plus vaste superficie terrestre que prévue initialement.

Mère Nature

Les appels à évacuer rapidement les zones à risques se sont multipliés mercredi. « Après aujourd’hui, il sera vraiment trop tard. N’attendez pas la dernière minute », a lancé Brenda Bethune, la maire de Myrtle Beach, célèbre station balnéaire sur la côte de Caroline du Sud.

« Il est impératif que chacun suive les ordres d’évacuation locaux. Cet ouragan est terriblement dangereux », a pour sa part averti le président Donald Trump sur Twitter.

« Protéger les vies est la priorité la plus absolue », a-t-il ajouté depuis la Maison Blanche.

Dans un camp de mobil-homes de la banlieue de Wilmington, les habitants s’apprêtaient à partir après avoir protégé portes et fenêtres. « J’ai deux enfants et je veux les emmener aussi loin que possible d’ici et des dangers de l’ouragan », a expliqué à l’AFP Alondra Espinoza.

Solange Iliou Thompson, propriétaire du restaurant Indochine, a elle choisi de rester même si son établissement est fermé, faute de main d’oeuvre.

« Moi je reste ici, le bâtiment est solide, je n’ai aucune inquiétude, le bouddha va nous protéger », a témoigné cette Vietnamo-Bretonne, installée depuis plus de 40 ans aux États-Unis.

« Il n’y a rien à faire, on ne peut pas arrêter Mère Nature », a-t-elle ajouté, alors que le vent a commencé à se lever sur Wilmington en début d’après-midi.

« J’ai téléchargé des films coréens pour passer le temps et nous avons de quoi faire avec le vin et les réserves du restaurant », a-t-elle expliqué.

À 300 km plus au sud, Charleston comptait aussi des irréductibles.

« J’ai fait Hugo », a dit à l’AFP cet électricien de 50 ans rencontré à une station-essence de Charleston, ville touristique de Caroline du Sud, en faisant référence à l’ouragan qui avait ravagé l’État en 1989. « Il y aura un peu plus d’eau mais on va s’en sortir, j’ai confiance. On a tout ce qu’il faut, on est prêt ».

« Tout est plein »

L’incertitude sur la trajectoire de l’ouragan ajoute à la fébrilité des habitants. « Mon fils vit en Caroline du Nord et il pensait venir chez moi jusqu’à ce matin et maintenant, il me demande si je veux aller chez lui », explique à l’AFP Barry Sparks, un habitant de Columbia en Caroline du Sud.

Florence va « être comme un direct de Mike Tyson sur la côte » des Carolines, a pour sa part estimé Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (Fema).

Selon le fournisseur d’électricité Duke Energy, basé à Charlotte (Caroline du Nord), entre un et trois millions d’usagers pourraient être victimes de coupures de courant dans les deux États de Caroline, et les réparations pourraient durer plusieurs semaines.

Située encore plus au sud, l’État de Géorgie a déclaré à son tour l’état d’urgence mercredi, une mesure favorisant notamment le déblocage de l’aide fédérale.

Le gouverneur Nathan Deal a expliqué vouloir « mobiliser toutes les ressources disponibles » pour faire face au vents violents et à la pluie intense. Le président Trump l’a assuré de l’aide du gouvernement fédéral et de l’Agence pour la gestion des situations d’urgence, a précisé la Maison Blanche.

L’ouragan devrait porter avec lui des précipitations extrêmes pour un littoral aux plages de sable. En Caroline du Nord, on s’attend à entre 50 et 75 cm d’eau, et jusqu’à un mètre à certains endroits.

LES MAL-LOGÉS N’ONT PAS D’AUTRE CHOIX QUE DE PARTIR

« L’aspect matériel est secondaire »: les résidents d’un parc de mobil-homes de Wilmington, en Caroline du Nord, particulièrement vulnérables à l’approche de l’ouragan Florence, se sont résignés à partir, sans savoir s’ils auront toujours un toit à leur retour.

« Des logements à prix abordables près de la plage! » Niché entre la rivière Cape Fear et l’océan Atlantique, au sud de la ville portuaire de Wilmington, le Royal Palms Park et ses allées de mobil-homes passeraient presque pour un terrain de camping estival.

Il accueille en fait à l’année des familles qui n’ont pas les moyens de se loger ailleurs que dans ces structures précaires et fragiles de quelques dizaines de mètres carrés.

Alors que le vent commençait à se lever mercredi midi à l’approche de l’ouragan Florence, des bénévoles d’une église hispanique locale frappaient à toutes les portes pour convaincre leurs occupants d’aller se réfugier ailleurs.

La décision d’Oscar Perez était déjà prise depuis longtemps. « Ces mobil-homes sont très fragiles et avec un ouragan de catégorie 4 qui arrive, il n’y a pas d’autre choix que de partir », confie ce jardinier d’origine mexicaine, installé aux Etats-Unis depuis une douzaine d’années.

« Nous allons prendre de quoi manger pour pouvoir survivre quelques jours avec les enfants, on ne sait pas à quoi s’attendre. Il faut croire en notre bonne étoile, le plus important est de rester en vie. L’aspect matériel est secondaire », ajoute-t-il en touchant, superstitieux, l’une des palettes de bois qu’il s’apprête à fixer devant l’une des fenêtres de son logement préfabriqué.

« Aussi loin que possible »

Dans l’allée mitoyenne, le coffre de la voiture d’Alondra Espinoza est plein à craquer. « Tout est chargé, nous sommes prêts à partir », assure-t-elle tandis qu’une petite voix se fait entendre derrière la porte.

« J’ai déjà connu des ouragans, mais jamais avec des enfants. Si ça ne tenait qu’à moi, je serais restée, mais je veux les emmener aussi loin que possible d’ici et des dangers de l’ouragan », poursuit la mère de famille.

Elle espère que son mobil-home sera toujours là lorsqu’elle reviendra une fois que les conditions le permettront. Mais elle affirme, avec un fatalisme déroutant, s’être déjà préparée « au pire »: « On resterait chez mon frère en attendant de trouver un autre endroit où vivre. »

Son jeune voisin d’en face, Diego Hernandez, s’apprête à partir à l’hôtel, à quelques kilomètres de là, en ville, avec le reste de sa famille, après avoir pris soin de surélever les meubles.

Le jeune homme, qui vient de terminer le lycée et espère suivre une formation en arts numériques, n’a pris « que l’essentiel » avec lui: « De la nourriture, des vêtements et des appareils électroniques transportables ». »Honnêtement, je n’arrive pas trop à savoir comment me sentir. Mais je sais que ça va être mauvais et riche en émotions », augure-t-il.

(avec Afp)

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