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RDC : Hypothèques sur les élections crédibles

Dernière mise à jour, le 14 septembre 2018 à 05:18

Félix-Antoine Tshisekedi, a rencontré dimanche Adolphe Muzito. Objectif : échanger sur le processus électoral en République démocratique du Congo (RDC). Au centre de leurs discussions, la recherche des voies et moyens pour impulser une dynamique unitaire au sein de l’opposition. Avec à la clé, un programme commun en cas de participation aux élections, ou une attitude commune face à ce que les opposants considèrent comme les hypothèques sur les élections crédibles.

La présence de Félix Tshisekedi à Bruxelles sonne comme une confirmation de la grande rencontre de l’opposition annoncée en terre belge. A cette réunion devraient participer le président de l’UDPS, Félix Tshisekedi, le leader d’Ensemble, Moïse Katumbi, le patron du MLC, Jean-Pierre Bemba et le porte-étendard de l’UREP, Adolphe Muzito. Ce dernier ne ménageant aucun effort, à l’image de Jean-Baptiste, pour baliser le chemin à l’organisation de cette grand-messe. On l’a vu la semaine dernière, successivement rencontrer Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba pour enfin, finir avec cette entrevue dimanche 9 septembre avec Félix-Antoine Tshisekedi.

Vu de l’UDPS, cette réunion annoncée cadre parfaitement avec le contenu de l’adresse faite vendredi par Félix Tshisekedi en personne, aux combattants de son parti. A l’occasion de ce meeting, le leader de l’UDPS a invité sa base à considérer les autres leaders de l’opposition comme faisant partie d’une même famille. « Et, ils ne sont donc pas nos adversaires », a-t-il lâché sous les applaudissements. Fatshi est allé plus loin en disant qu’ils auront leur place dans les institutions post 23 décembre. Allusion faite ici, par Félix Tshisekedi à Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito qui ont été invalidés dans la course à la présidentielle du 23 décembre prochain, de même qu’à Moïse Katumbi qui n’a même pas pu présenter sa candidature. Reste à savoir si à Bruxelles les différentes loges de l’opposition parlent le même langage. 

Outre le retrait des machines à voter, le nettoyage du Fichier électoral qui font partie des revendications communes, il leur faut s’accorder – et c’est le plus difficile – sur la désignation d’un candidat commun à la présidentielle du 23 décembre, autour d’un programme commun. 

Ces chefs de partis, sont conscients que cette fois-ci, il va falloir faire bloc pour espérer battre le candidat de la Majorité. Une équation à plusieurs inconnues qu’il paraît bien difficile de résoudre pour l’instant. Jusqu’ici du moins, ces leaders, tous ou presque, se montrent flexibles vis-à-vis d’une telle démarche tendant à maximiser leurs chances de gagner les élections. 

C’est plus facile à dire qu’à faire, compte tenu des ego des acteurs en présence. Félix Tshisekedi, (UDPS), Vital Kamerhe (UNC) et Jean-Pierre Bemba (MLC) ont réaffirmé leur engagement à œuvrer dans le sens de dégager une candidature commune. Mais qui pourrait se désister au profit de l’autre ?, s’interroge-t-on dans l’opinion. 

(avec FDA)

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