lundi , 24 septembre 2018
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RDC : 2eme poumon mondial avec plus de 70% de la forêt équatoriale

Le chef de la diplomatie congolaise a émis le vœu de voir la RDC jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique, notamment en accueillant le centre sino-africain de manière pérenne. Il a affirmé que la RDC est le second poumon mondial après l’Amazonie et avant le massif Bornéo Mékong, avec plus de 70% de la forêt équatoriale. Pour Léonard She Okitundu, il est inacceptable que l’Afrique, continent le moins pollueur, puisse subir fortement les conséquences du dérèglement du climat.

Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu, s’est félicité de l’organisation du forum Chine-Afrique (FOCAS) devenu un mécanisme efficace de coopération programmatique entre la Chine et l’Afrique, au cours d’une intervention faite à la 7ème conférence ministérielle Chine-Afrique à Beijing, en Chine.

Il a soutenu que le FOCAS a permis de matérialiser les principes et valeurs cardinales de la coopération sino-africaine, à savoir une coopération gagnant-gagnant et le développement du partenariat global pour contribuer à une énergie positive à la paix, à la stabilité et au développement du monde.

Pour le chef de la diplomatie congolaise, il est impérieux d’approfondir d’urgence le partenariat stratégique entre la Chine et l’Afrique au vu de l’état actuel du monde et de la montée de nombreux périls par le fait de certains partenaires internationaux aux reflexes pavloviens surannés voulant à tout prix détricoter l’ordre mondial nouveau qui insuffle plus de justice et d’équité grâce notamment à l’émergence du FOCAS ou encore de BRICUS, avant d’indiquer que la tâche demeure immense.

« Nous émettons le vœu de voir le sommet de Pékin aille nous permettre réellement de construire ensemble une communauté de destin plus forte au bénéfice de deux parties », a-t- il-indiqué en substance.

LA JEUNESSE : PROBLEME URGENT A REGLER POUR MAINTENIR LA VISIBILITE DU PARTENARIAT ENTRE LA CHINE ET L’AFRIQUE

Le chef de la diplomatie congolaise a saisi cette occasion pour plaider la cause de la jeunesse africaine, en vue de maintenir la visibilité du partenariat entre les deux parties. 

Il a soutenu qu’en 2050, le continent représentera le quart du réservoir mondial de main d’œuvre, avant de noter que comme l’Asie et l’Amérique latine, l’Afrique devrait à plus long terme, profiter du dividende démographique avec un fort pourcentage de jeunes adultes productifs pouvant atteindre une croissance économique à deux chiffres. 

Selon lui, plusieurs voix notamment extracontinentales, notamment les médias occidentaux, peignent la jeunesse africaine telle une bombe démographique pour leur sécurité, car une frange certes relativement faible de cette population juvénile, nombreuse et formée, ne trouve ni emplois ni activités créatrices et s’exile au nord.

Il a plaidé pour la création d’emplois ou d’activités au travers d’un investissement massif dans l’industrialisation du continent, notamment dans le secteur manufacturier, agricole et dans la politique de grands travaux d’infrastructures pour connecter d’abord le marché africain, afin de le rendre endogène, ainsi qu’au monde pour que la place africaine dans le commerce mondial actuellement évalué à 3 pourcent s’accroisse considérablement.

Il a également souhaité voir s’accélérer la mise en œuvre des recommandations du sommet FOCAC de Johannesburg sur le plan concernant le fonds pour la coopération sino-africaine sur les capacités de production promis avec un capital initial de 10 milliards de dollars américains pour soutenir les partenariats industriels et la coopération sur les capacités de production entre la Chine et l’Afrique, ainsi que la délocalisation ordonnée des capacités industrielles compétitives et à forte intensité de main d’œuvre de la Chine vers l’Afrique.

Cela, a-t-il soutenu, permettra l’aide à accroitre l’emploi, les impôts et les devises et de réaliser le transfert de technologies et le développement partagé. Sur le plan des infrastructures, Léonard She Okitundu a sollicité l’accélération de la planification et de la coordination sur la construction et la rénovation du réseau de routes en Afrique.

Il a cité notamment la promotion de la construction du réseau d’autoroutes transnational, conformément au nouveau partenariat pour l’Afrique (NEPAD) et la concrétisation du Plan d’action de la coopération sino-africaine sur le chemin de fer (2016-2020).

LA RDC DOIT JOUER UN ROLE DE PREMIER PLAN DANS LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le chef de la diplomatie congolaise a émis le vœu de voir la RDC jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique, notamment en accueillant le centre sino-africain de manière pérenne.

Il a affirmé que la RDC est le second poumon mondial après l’Amazonie et avant le massif Bornéo Mékong, avec plus de 70% de la forêt équatoriale.

Pour Léonard She Okitundu, il est inacceptable que l’Afrique, continent le moins pollueur, puisse subir fortement les conséquences du dérèglement du climat.

Pour le vice-Premier, le partenariat stratégique sino-africain au-delà de l’adhésion à l’accord de Paris sur le climat par la majorité des pays africains dont la RDC ainsi que la République Populaire de Chine, doit opter pour une spécificité commune d’action.

Il a, à cette occasion, salué la mise sur pied d’un secrétariat intérimaire en charge de la gestion du Centre de coopération Chine-Afrique (CCCAE) pour l’environnement à Nairobi, au Kenya, décidée par le dernier sommet FOCAC.

Cette convention stratégique, a-t-il indiqué, doit se concrétiser dans le cadre du FOCAC par un engagement plus accru pour financer le Centre de coopération environnemental sino-africain.

Ce centre va contribuer au développement des technologies respectueuses de l’environnement, de la protection de l’écosystème, de la gestion environnementale, ainsi que de la prévention et du contrôle de la pollution. Il contribuera aussi à la promotion du dialogue et de la coopération sino-africaine en matière de financement, dans le domaine de l’environnement entre les capitaux publics et privés de deux parties. 

(avec ACP)

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