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Ujana : Une nouvelle forme de prostitution en RDC ?

Dernière mise à jour, le 23 septembre 2018 à 10:38

Reportage sur les Ujana : une vidéo a écouté avec les écouteurs (si vous avez un problème de son), il y a eu un petit souci technique.

Ujana, tiré du swahili jeune, à Kinshasa fait référence à ces jeunes si pas trop jeunes filles (17, 18 à 23, 25… ans) qui se promènent à l’aise seins à quasiment l’heure indiquant 12 heures et les fesses (permettez l’expression nos excuses ndlr) prenant l’air. Filles d’Eve (Lilith), Dalila, Jézabel, Reine de Saba, et voraces avec, ces Ujana mangent tout sans jalousie. Et, par tout, comprenez bien ce mot dans sa totalité de Poulet Mayo à … vraiment tout. 4 fois 4, par ailleurs, elles s’usent recto-verso, donc tout terrain, tout usage. De jeunes putes de rue de couloir ‘’Kimbuta’’ à Tshangu, ‘’Wenzeya Tomba ‘’ à Matete, Chez Tchetche à Lemba, Yaya Ngoma à Ngaba, Matonge (Molokaï) à Kalamu, Mputu Ville à Bandal, Rond-point Huilerie à Lingwala-Commune de Kinshasa, Bon Marché à Barumbu, Pakadjuma à Limete, avenue de la Justice à Gombe, Binza Météo et ‘’marché ‘’ UPN à Ngaliema, aux ‘’mauvaises’’ filles VIP vivant dans des maisons de Papa, Oncle, Grand frère ou sœur en passant par les maestro reconnues des Nights&Lounge Bars, les Ujana trôneraient au summum de l’ambiance et seraient très demandées comme l’est en musique le tout dernier tube de Gim’s, Boma Ye Music, FallyIpupa, Koffi, Ferre ou autrefois Michael Jackson ou Elvis Presley.

C’est fait. Après la scène politique avec “sous réserve”, “médiocres”, “logorrhée”, “comprenez ma  passion”,… la rue vient de brûler toute politesse.  Oui. Fiotifioti, djamouskette et même nion-nion d’autrefois sont gommées par une nouvelle trouvaille : Ujana. Qu’est-ce donc? La question n’a de cesse d’être sur les lèvres de certains alors que d’autres l’ont déjà dans les cœurs. Face à cette situation, perplexes, noctambules, couche-tard et fêtards vertébrés renseignent que les faits précédent l’actuelle effervescence cristallisée autour de ce terme. Soit ! Mais, puisque la forêt des faits de nuits alcoolisées sous mille et une décibels est rasée par la vulgarisation massive, le phénomène mérite d’avoir une définition formalisée. Ujana, tiré du swahili jeune, à Kinshasa fait référence à ces jeunes si pas trop jeunes filles (17, 18 à 23, 25… ans) qui se promènent à l’aise seins à quasiment l’heure indiquant 12 heures et les fesses (permettez l’expression nos excuses ndlr) prenant l’air. Filles d’Eve (Lilith), Dalila, Jézabel, Reine de Saba, et voraces avec, ces Ujana mangent tout sans jalousie. Et, par tout, comprenez bien ce mot dans sa totalité de Poulet Mayo à … vraiment tout. 4 fois 4, par ailleurs, elles s’usent recto-verso, donc tout terrain, tout usage. 

Réactions des Kinois sur le PHÉNOMÈNE UJANA. À écouter avec les écouteurs (si vous avez un problème de son), il y a eu un souci technique.

De jeunes putes de rue de couloir ‘’Kimbuta’’ à Tshangu, ‘’Wenzeya Tomba ‘’ à Matete, Chez Tchetche à Lemba, Yaya Ngoma à Ngaba, Matonge (Molokaï) à Kalamu, Mputu Ville à Bandal, Rond-point Huilerie à Lingwala-Commune de Kinshasa, Bon Marché à Barumbu, Pakadjuma à Limete, avenue de la Justice à Gombe, Binza Météo et ‘’marché ‘’ UPN à Ngaliema, aux ‘’mauvaises’’ filles VIP vivant dans des maisons de Papa, Oncle, Grand frère ou sœur en passant par les maestro reconnues des Nights&Lounge Bars, les Ujana trôneraient au summum de l’ambiance et seraient très demandées comme l’est en musique le tout dernier tube de Gim’s, Boma Ye Music, FallyIpupa, Koffi, Ferre ou autrefois Michael Jackson ou Elvis Presley.

Eh oui. Kin La belle capitale de l’ambiance africaine et trône reconnu du ndombolo comme de la Rumba subit une invasion diaboliquement claire/obscure. Et, contrairement aux agressions classiques, ici, les ‘‘agresseuses’’, sont tellement sublimes diablesses que l’on pourrait leur donner le bon Dieu sans confession. Et pourtant ! L’amour sur un lit comme pour la vie est, avec elles, à la vitesse 5G+ et à 360° cela 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.  Consommation sans emballage (sans protection avec préservatif) et 0 jalousie pour vos autres conquêtes comme pour votre femme –pour les mariés. Si leurs visages reflèteraient les cieux car innocents, dans leurs cœurs, les souffrances et peines de la vie ont refroidi à  plus bas que 0° Celsius les cœurs. En chœur, chez elles, c’est le chant de la rancœur et ou de la survie. Ainsi, si une Ujana te caresse comme Cléopâtre, faut savoir qu’elle peut, si tu joues, t’apprendre à jouer en te fendant le cœur comme Brutus. Donc, même si t’es un César, un empereur, un Roi c’est selon les appellations d’aujourd’hui, t’es plus que prévenu. Aux Mazembe, Lupopo, Dragon, FC Mulunge (des nouveaux noms pour qualifier les femmes dont l’âge les disqualifie du rang Ujana ndlr) de savoir que ces dernières œuvrent aux NTICs. Pas de visite physique au foyer ou à l’appart de votre homme mais une permanence numérique assurée. Si Monsieur est un bon chèque et ou coup, c’est calé. 

Whatsapp, Viber, Facebook, Google+, Badoo, Instagram, Immo et même Darknet  sont maîtrisés par elles. Pire que tout, quand le number one chez vous puni dort sur canapé, chez une Ujana, il est gratifié en 2.0 via vidéo conférence même au bureau. La place ne veut plus rien dire aujourd’hui pour l’infidélité. Et, à distance, il est nourri en numérique pour une consommation très bio lors du rendez-vous en life.  Pire, quand Monsieur a atteint la phase ultime où il a corps et âmes cédés aux sirènes d’Ujana, cela peut tout causer, savoir : l’effondrement du foyer, la fin de la relation, comme une faute grave au travail peu importe son rang. Les internautes congolais se souviennent assez aisément de la dernière vidéo qui a fait rage d’une autorité gouvernementale à l‘instar de la série d’autres épicées à la porno-Revenge, à la porno-arnaque contre de personnalités.

Bien. Puisque les définitions sont “faites”, il y a lieu de poser un jugement de valeur. De Fiotifioti à Djamouskette sans oublier les nion-nions, pour en arriver à l’Ujananisation de la femme, c’est la famille qui est fautive en premier en RDC comme d’ailleurs sous d’autres cieux puis vient la responsabilité des autorités du chef du quartier, Bourgmestre, Gouverneur de province, Gouvernement central et au Chef de l’Etat, selon certains analystes. Pourquoi? Tenez!  Du Kuluna à l’Ujana (des Kuluna rose à tout dire), ces garçons et filles dangereux ne sont que des enfants d’elles et ils, des produits des foyers où la vie de couple a été entre  la conception à la maturité une expérience plus que pénible ou mal gérée. Consultez un psychologue en cas de doute. Curieusement, c’est des parents qui sont agresseurs et victimes d’Ujana. La vie n’est-elle pas ironique?

(avec Danny Ngubaa)

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