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RDC : USA et UE ne sont pas rassurés de la bonne marche du processus électoral

Dernière mise à jour, le 7 septembre 2018 à 12:31

Lundi dernier devant le Conseil de sécurité des Nations –unies, l’ambassadeur des Etats à l’ONU, Nikki Haley, avait fait part de graves inquiétudes de son gouvernement concernant la conduite du processus électoral en RDC. La représentante de l’administration Trump aux Nations unies avait notamment fait mention des « signaux rouges » et des « questions sans réponses » qui ravivaient leur inquiétude. Moins d’une semaine après, l’Union européenne (UE) a emboité le pas aux Etats-Unis, en étalant au grand jour son scepticisme sur la bonne conduite du processus électoral par les autorités congolaises, particulièrement la Céni.

Washington, capitale fédérale des Etats-Unis, et Bruxelles, capitale de l’Union européenne, ne sont pas rassurés de la bonne marche du processus électoral en République démocratique du Congo. Lundi dernier, l’ambassadeur des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Haley, a fait part devant le Conseil de sécurité des « signaux  rouges et les questions restées sans réponse » dans l’organisation des élections. Jeudi, l’Union européenne s’est montrée sceptique en insistant sur « les éléments essentiels pour la bonne conduite du scrutin » qui se ramènent au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, à la mise en œuvre des mesures de décrispation, à la publication de la liste électorale finale en prenant en compte les recommandations de l’OIF ainsi que la définition d’un consensus autour de l’usage de la « machine à voter.

Lundi dernier devant le Conseil de sécurité des Nations –unies, l’ambassadeur des Etats à l’ONU, Nikki Haley, avait fait part de graves inquiétudes de son gouvernement concernant la conduite du processus électoral en RDC. La représentante de l’administration Trump aux Nations unies avait notamment fait mention des « signaux rouges » et des « questions sans réponses » qui ravivaient leur inquiétude.

Nikki Haley s’est exprimée en ces termes : « À moins de quatre mois du scrutin, comment la Céni transportera-t-elle le matériel électoral dans plus de 90 000 bureaux de vote? Y aura-t-il suffisamment de machines à voter ou les autorités vont-elles prolonger le vote de plusieurs jours, voire plusieurs semaines? Les autorités peuvent-elles recharger des machines à voter avec seulement une autonomie de 12 heures? Les organisateurs des élections ont-ils largement testé les machines à voter? Les électeurs, dont beaucoup n’ont jamais utilisé un écran tactile, sauront-ils comment les utiliser? Les organisateurs préparent-ils des bulletins de vote en papier en guise d’un plan alternatif si les machines à voter électroniques échouent? »

Moins d’une semaine après, l’Union européenne (UE) a emboité le pas aux Etats-Unis, en étalant au grand jour son scepticisme sur la bonne conduite du processus électoral par les autorités congolaises, particulièrement la Céni.

Bruxelles hausse le ton

Dans une déclaration faite, hier jeudi 30 août à Bruxelles, Maja Kocijancic, porte-parole des Affaires étrangères et de la politique de sécurité de l’UE, est revenu sur la nécessité d’appliquer « l’Accord politique de la Saint-Sylvestre et la résolution 2409 du Conseil de sécurité des Nations unies qui appellent à un processus véritablement inclusif qui puisse aboutir à des élections crédibles, transparentes et pacifiques, facteurs indispensables pour arriver à un résultat accepté par toutes les parties et à une stabilisation durable en RDC ».

À l’instar des Etats-Unis, l’UE soulève aussi des préalables, autrement dit des questions pendantes, pour des élections apaisées. L’UE note que « l’ouverture de l’espace politique et démocratique, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et la mise en œuvre des mesures de décrispation restent nécessaires pour le succès des élections ». « À un niveau plus technique, la publication de la liste électorale finale, la mise en œuvre des recommandations de l’OIF ainsi que la définition d’un consensus autour de l’utilisation de la « machine à voter sont également des éléments essentiels pour la bonne conduite du scrutin », rappelle Bruxelles.

(avec lePotentiel)

DÉCLARATION DU PORTE-PAROLE DE L’UE, MAJA KOCIJANCIC, SUR LE PROCESSUS ÉLECTORAL EN RDC

La publication par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la RDC de la liste provisoire des candidats aux élections constitue une nouvelle étape clé vers le scrutin du 23 décembre 2018.

Elle fait suite à la décision du président Joseph Kabila de ne pas se présenter comme candidat, dans le respect de la Constitution.

Six candidats présidentiels, contestant leur exclusion de la liste, ont toutefois introduit des recours auprès de la Cour Constitutionnelle. Les décisions de la Cour seront cruciales afin de renforcer la confiance dans le processus électoral. La Cour ainsi que la CENI doivent agir en toute transparence et impartialité conformément à la législation congolaise. 

L’accord politique de la Saint Sylvestre et la résolution 2409 du Conseil de sécurité des Nations Unies appellent à un processus véritablement inclusif qui puisse aboutir à des élections crédibles, transparentes et pacifiques, facteurs indispensables pour arriver à un résultat accepté par toutes les parties et à une stabilisation durable en RDC.

Par ailleurs, l’ouverture de l’espace politique et démocratique, le respect des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales et la mise en œuvre des « mesures de décrispation » restent nécessaires pour le succès des élections. A un niveau plus technique, la publication de la liste électorale finale, la mise en œuvre des recommandations de l’OIF ainsi que la définition d’un consensus autour de l’utilisation de la « machine à voter » sont également des éléments essentiels pour la bonne conduite du scrutin.

L’UE reste disposée à appuyer le processus électoral en concertation avec les acteurs congolais concernés et continuera de travailler en étroite coopération avec les pays de la région, l’Union Africaine, la SADC et les Nations Unies qui peuvent jouer un rôle essentiel dans le chemin vers les élections.

Bruxelles, 30/08/2018Maja KOCIJANCIC

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