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CENI RDC : Un instrument de conservation de pouvoir du FCC de « Kabila »

Dernière mise à jour, le 5 septembre 2018 à 07:31

Le processus électoral en RDC continue à poser des inquiétudes. Au cours d’une conférence de presse mercredi, animée par son directeur exécutif, l’ONGD la Voix de Sans Voix (VSV) fait état de ce qu’elle considère comme des menaces sérieuses qui pèsent sur le processus électoral. L’ONGD formule une kyrielle de griefs à la charge de la Centrale électorale pilotée par Corneille Nangaa. Elle relaie les craintes de certaines parties prenantes sur ce qui apparaît à leurs yeux comme le manque criant d’indépendance dans le chef de la CENI. Celle-ci est perçue comme un instrument de conservation de pouvoir par la MP, actuel FCC. Pour la VSV, le plus dur reste à faire. C’est d’assurer la transparence du processus électoral. On en est encore à mille lieues, estime cette ONGD.

La porte d’entrée de la salle des conférences « Bazana Edadi », au siège de la VSV, avenue Bongandanga, commune Kasa-Vubu dans la ville de Kinshasa, s’est ouverte hier à la suite de la conférence de presse animée par le politologue Rostin Manketa Kwahata, directeur exécutif, assisté de Laurette Misenga, directrice exécutive adjointe chargée de la Communication. L’objet, c’est bien entendu le processus électoral en RDC qui continue à poser, là-bas, aussi bien des inquiétudes que des incertitudes en dépit du fait que Joseph Kabila, le Président de la République a respecté la Constitution en ne se représentant pas à l’élection prsidentielle. 

L’ONGD fait état de ce qu’elle considère comme des menaces sérieuses qui pèsent sur le processus électoral. L’ONGD formule une kyrielle de griefs à la charge de la Centrale électorale pilotée par Corneille Nangaa. Elle relaie les craintes de certaines parties prenantes sur ce qui apparaît à leurs yeux comme le manque criant d’indépendance dans le chef de la CENI. Celle-ci est perçue comme un instrument de conservation de pouvoir par la MP, actuel FCC. 

Pour la VSV, le plus dur reste à faire. C’est d’assurer la transparence du processus électoral. On en est encore à mille lieues, estime cette ONGD. 

Mais du côté de la Société civile, il sied de reconnaître que des efforts sont entrepris en vue d’un atterrissage apaisé. Ils continuent toutefois à se décourager dans cette profession de foi eu égard au comportement des autorités congolaises qui continuent, selon eux, à asservir la CENI. La seule chose que la VSV met à l’actif de la Centrale électorale est d’observer jusqu’à ce jour le calendrier électoral come publié au 5 novembre 2017. 

Une autre question toujours pendante est celle du rapport de la mission d’audit de l’OIF et aussi sur le dialogue entre parties prenantes au sujet du sort à réserver à la machine à voter. La VSV fait remarquer que dans cette attente sur tous ces sujets-clé qu’est intervenue la nouvelle de l’invalidation de la candidature de Jean-Pierre Bemba Gombo du MLC. Ce qui est de nature à mettre de l’huile sur le feu quand il faut y ajouter le cas de Moïse Katumbi Chapwe, leader d’ « Ensemble pour le changement » par son harcèlement ainsi que l’empêchement de revenir dans son pays pour déposer sa candidature. 

Partant « la VSV est très inquiète que le processus électoral débouche sur des violences et d’autres violations massives des droits de l’homme si l’élection présidentielle n’est pas démocratiquement organisée en reconnaissant à toute personne le droit d’être électeur et éligible pour qu’enfin que le meilleur, fût-il de la MP ou FCC gagne à l’issue d’un processus ouvert à tous en toute impartialité, de manière à garantir une compétition politique susceptible de contribuer à la consolidation de la démocratie ». 

La VSV n’a pas oublié dans son analyse du processus électoral un autre organe-clé qui est la Cour constitutionnelle. En ce moment, celle-ci et en train d’examiner les requêtes sur les invalidations des candidatures à la présidentielle et à la députation nationale. Elle exhorte la haute Cour à travailler en toute indépendance, loin des pressions politiques et surtout dans la crainte de Dieu.

Ce qui équivaudrait à une contribution positive pour conduire à la paix et à l’apaisement social et aussi à la décrispation du climat politique si tous les candidats Présidents de la République sont validés. La VSV rappelle à la haute Cour que la Constitution et les lois n‘ont de fondement que si elles servent à réguler la vie publique et à apaiser les tensions dans la communauté.

LA MP DE JOSEPH KABILA RÉAGIT AUX ACCUSATIONS….

Le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, rejette les accusations de certains acteurs politiques et de la société civile qui prennent à parti le pouvoir en place, l’accusant d’avoir donné des « injonctions » à la CENI pour rejeter les dossiers de certains candidats dont « des poids lourds » de l’opposition. Atundu l’a dit au cours d’une conférence de presse vendredi 31 août dernier.

« La Constitution accorde à la CENI le droit de procéder à la vérification de l’éligibilité des candidats, non de façon arbitraire ou discrétionnaire, selon son bon vouloir, mais dans la stricte observance des conditions légales, en âme et conscience ».

La même constitution, explique Atundu, accorde aux candidats non retenus et recalés par la CENI, le droit de recourir à la Cour constitutionnelle en contestation de la décision de la Centrale électorale en présentant des arguments de droit pour la défense de leurs causes.

« Au lieu d’apprécier à sa juste valeur cette étape qui nous rapproche un peu plus de la tenue des élections, certaines voix introduisent une cacophonie dans cette belle partition démocratique, attribuant l’échec de tel ou de tel autre à un complot putatif orchestré par un improbable deus ex machina, en l’occurrence la Majorité présidentielle », s’est indigné André-Alain Atundu.

Le porte-parole de la famille politique du chef de l’Etat trouve « surprenant » que des prétendants à l’éminente et noble charge de chef de l’Etat préfèrent « les arguments ad hominem, contre des personnalités de la Majorité dont le seul péché et tort est de ne pas être de l’opposition et de ne pas épouser leurs thèses ».

« Afin d’éviter les affres de l’embrassement de la RDC, la Majorité présidentielle lance un appel patriotique et une exhortation nationaliste a tous les Congolais sans distinction », a déclaré le porte-parole de la MP. Ce dernier recommande à la population d’être vigilante durant cette période.

« La population congolaise doit être tout en éveil constant pour ne pas suivre aveuglement ces leaders qui ne songent qu’à se sauver individuellement à la vue des échéances électorales, au mépris des intérêts du peuple congolais et de la souveraineté de la République. La MP tient à rappeler aux uns et aux autres le sens profond de notre serment national, à savoir la sauvegarde à tout prix de la souveraineté de notre peuple, de l’indépendance de notre pays et l’engagement de construire un pays plus beau qu’avant », a indiqué André-Alain Atundu.

(Kandolo M., Didier KEBONGO)

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