lundi , 19 août 2019
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Dossier CNFF : Le président de la FECOFA doit démissionner !

A cause de turpitudes de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA),la 11ème édition de la Coupe du Congo féminine n’a pas eu lieu. Constant Omary, président de la FECOFA, doit démissionner, a martelé un observateur du football congolais.

Lyly Tshimpumpu, présidente de la Commission nationale du football féminin (CNFF), demeure la principale responsable dans cette affaire. Très indignée, l’intéressée avait également annoncé son départ de cette commission il y a quelques jours. Mais étant donné que les accusations n’en finissaient pas, Lyly Tshimpumpu a décidé, malgré elle, de livrer finalement sa version des faits. Ceci dans le but, estime-t-elle, de laver son honneur devant les « élucubrations » d’une certaine presse en mal de sensation. Cette dernière auteure des accusations qui vont jusqu’à porter atteinte à sa personne, a-t-elle déclaré. » Selon la présidente de la CNFF, la Coupe du Congo n’a pas seulement eu lieu, mais toutes les dépenses sont bel et bien reprises dans un rapport remis à la Fecofa.

La 11ème édition de la Coupe du Congo féminine n’a pas eu lieu alors que les formations avaient déjà effectué le déplacement. A la base de ce rendez-vous manqué, la non justification des frais alloués à l’organisation des 9ème et 10ème édition par la Commission nationale du football féminin (CNFF) a-t-on appris des sources proches de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). 

A en croire les mêmes sources, la présidente de cette CNFF, Lyly Tshimpumpu demeure la principale responsable dans cette affaire. 

Très indignée, l’interessée avait également annoncé son départ de cette commission il y a quelques jours. Mais étant donné que les accusations n’en finissaient pas, Lyly Tshimpumpu a décidé, malgré elle, de livrer finalement sa version des faits. Ceci dans le but, estime-t-elle, de laver son honneur devant les « élucubrations » d’une certaine presse en mal de sensation. Cette dernière auteure des accusations qui vont jusqu’à porter atteinte à sa personne, a-t-elle déclaré. « Vous savez comment je me suis battue pour relever le football féminin. C’est aussi un grand plaisir d’avoir permis à ce que ce football sorte de l’anonymat et qu’aujourd’hui on puisse en parler dans les rues de notre pays. Pour moi, c’est un objectif qui a été atteint bien qu’il y ait d’endroits où j’ai pêché », s’est-elle félicitée.

Elle a poursuivi avec les acquis de sa commission depuis son arrivée à la tête de la CNFF. Ces acquis dont les plus probants sont, entre autres, la naissance de plusieurs ligues provinciales et la régularité des championnats locaux : « A ce jour, on a réussi à avoir 8 ligues qui fonctionnent normalement, des championnats réguliers dans les provinces, et une coupe nationale chaque année depuis que je suis là. Il y a eu aussi plusieurs projets à l’instar des compétitions interscolaires, interuniversitaires que je n’ai pas pu réaliser faute de moyens de ma politique. Toutefois, je suis fier d’avoir été l’un des artisans de ce grand changement. Car la volonté et les talents nous les en avons dans ce pays. Si j’ai décidé de me retirer de la présidence de la commission du foot féminin, c’est parce que le climat ne me permettait plus d’évoluer. On ne m’a pas remis les moyens nécessaires pour que je promeuve cette discipline. Voilà pourquoi j’ai voulu prendre du recul. J’espère que la prochaine personne ne partira pas de zéro. Elle trouvera au moins quelque chose sur quoi bâtir l’avenir », confesse Lyly Tshimpumpu. 

Selon certaines indiscrétions, la Fecofa a refusé de financer la 11è coupe du Congo tout simplement parce qu’elle n’a pas obtenu le rapport financier global de l’édition précédente. Et, compte tenu des exigences de la FIFA avec son projet Forward, l’instance que dirige Constant Omari n’a pas eu d’autres choix que de sacrifier les dames bien que les ayant déjà invitées dans la capitale où devait se tenir cette compétition. 

Pour sa part, Lyly Tshimpumpu estime que les raisons avancées ne sont pas fondées. La vérité est bien évidemment à chercher ailleurs. Car, même-si lors des éditions 8 et 9 par exemple, il n’y a pas eu possibilité de traçabilité des fonds, l’expérience lui avait rendu sage. « Aux éditions 8 et 9, je remettais l’argent en mains propres. Mais puisqu’il fallait justifier les frais auprès de la FIFA, j’ai changé ma façon de travail. Dommage qu’il y a eu une rumeur qui touche à ma personne et qui s’est répandue jusqu’à devenir aujourd’hui une information. Cette cacophonie à laquelle la presse à sensation s’est livrée à cœur joie tend tout simplement à raconter des faussetés en lieu et place des vérités. Mais j’ai compris que l’heure était venue pour que je donne ma version des faits. Et apporter des preuves pour pouvoir laver mon honneur contre les allégations portées par la presse à sensation ». 

« Si vous parcourez les réseaux sociaux, voire les livraisons de certains médias, tous disent que si la coupe du Congo n’a pas eu lieu, c’est parce que madame Lyly avait organisé la 10è édition et n’a pas apporté la moindre preuve de l’argent dépensé lors de cette compétition. Voilà pourquoi la Fecofa a jugé bon de ne pas financer l’édition suivante. Mais voilà qu’aujourd’hui, je passe désormais tout mon temps à me justifier parce que non seulement que cette coupe du Congo a bel et bien eu lieu mais qu’il y a eu une traçabilité des frais alloués à son organisation. Voilà d’ailleurs une copie du rapport remis à la fédération et des accusés de réception. Je ne pourrai pas laver mon honneur avec des paroles voilà pourquoi je me suis muni des évidences. Ce rapport », indiquait la désormais ex-présidente du foot féminin. 

Entre le non financement et la fin de la saison sportive, la présidente de la CNFF ne savait plus à quel saint se vouer. Pour sauver le football, elle a jugé bon de céder sa place à la personne qui plaira aux décideurs du sport roi de la RDC. Le souci est de préserver les acquis. Entre autres, la régularité dans la tenue de la coupe du Congo. 

Pour certains analystes, la présidente de foot féminin serait tout simplement tombée dans un piège orchestré par certains de ses collaborateurs et une frange de membres de l’organe faitier du football congolais. Car, au moment où toute sa commission devrait être mise à la barre dans cette affaire, elle se retrouve toute seule à justifier le travail de toute une équipe. Même-si c’est elle la présidente et la seule responsable, elle n’a pas été la seule dans la gestion de cette commission et bien évidemment des fonds qui leur ont été alloués.Si elle a déposé un rapport conforme à la fédération, pourquoi ceci devrait encore constituer un frein au financement de la coupe du Congo ? Lyly Tshimpumpu serait-elle ce fameux chien accusé de rage et que l’on voudrait bien noyer ? Wait and see !

(Bahati KASINDI)

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