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Joseph KABILA (6e droite) au 38th SADC Summit, Windhoek, Namibia, 17 August 2018.
Joseph KABILA (6e droite) au 38th SADC Summit, Windhoek, Namibia, 17 August 2018.

La RDC se dirige vers une crise électorale

Dernière mise à jour, le 31 août 2018 à 01:06

La Majorité présidentielle est totalement engagée à torpiller le processus électoral. Après s’être doté d’un dauphin, le régime en place veut maintenant s’assurer, par tous les moyens y compris les coups bas politiques et la tricherie, de gagner les prochaines élections. Ce qui compromet l’alternance démocratique tant souhaitée. Tenez. La MP a été la première à dire que Jean-Pierre Bemba doit être invalidé pour sa condamnation à la CPI dans l’affaire de subornation des témoins. La Céni vient d’exécuter parfaitement cette injonction, en invalidant la candidature du président du MLC.

La RDC se dirige dangereusement vers une crise électorale certaine. Plus de doute, les élections du 23 décembre vont déboucher sur un chaos encore plus redoutable que celles de 2011. Tout le travail qui a été abattu pour un processus électoral apaisé tant par la classe politique, à travers le dialogue national inclusif piloté par les évêques catholiques, que par la communauté internationale est, aujourd’hui, sapé par la Centrale électorale qui ploie sous le dictat de la Majorité présidentielle (MP).

Tout ce que l’on craignait est en train d’arriver. La Majorité présidentielle est totalement engagée à torpiller le processus électoral. Après s’être doté d’un dauphin, le régime en place veut maintenant s’assurer, par tous les moyens y compris les coups bas politiques et la tricherie, de gagner les prochaines élections. Ce qui compromet l’alternance démocratique tant souhaitée.

Tenez. La MP a été la première à dire que Jean-Pierre Bemba doit être invalidé pour sa condamnation à la CPI dans l’affaire de subornation des témoins. La Céni vient d’exécuter parfaitement cette injonction, en invalidant la candidature du président du MLC. De même, le ministre de la Justice a  transmis, le 15 août, une liste des personnalités à invalider pour une détention supposée de la double nationalité. La Céni s’est servi de cette liste, de manière sélective, pour écarter tous les candidats qui ne sont pas en odeur de sainteté avec la majorité.

Qu’est-ce à dire ? Les élections de décembre sont définitivement compromises. La Céni a bradé sa neutralité et son indépendance. Elle est instrumentalisée pour régler des comptes à certains acteurs  politiques bien fichés.

Ce qui ne peut pas permettre que les résultats des élections du 23 décembre soient acceptés par tous. La Ceni a les pieds et les poings liés pour servir la cause du Front commun pour le Congo, la nouvelle majorité dont le président de la République sortant en est l’autorité morale.

Que ceux qui doutaient encore de l’inféodation de la Céni à la classe dirigeante tirent toutes les conséquences. Cette Céni n’a qu’un seul maître : la MP. Le peuple est-il prêt d’accepter un nouvel hold up électoral ? En attendant la suite.

(lePotentiel)

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