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RDC : Les travaux du nouveau musée national s’achève fin janvier 2019

Lorsque fin septembre ou début octobre, Ki-Chang KWON aura quitté Kinshasa au terme de trois ans et trois mois de mandat en terre rd congolaise, ce sera avec le sentiment de mission accomplie. Et pour cause, l’actuel ambassadeur de la République de Corée en RDC aura été témoin- et l’un des artisans- de la plus grande réalisation de Séoul à Kinshasa : le nouveau musée national dont la construction s’achève fin janvier 2019.

Un mandat qui se termine sur une note de satisfaction. C’est celui du chef de la mission diplomatique de Corée du sud en RDC. Construit à la demande du Président Kabila, le nouveau musée national sera fin prêt en janvier 2019. Ki-chang KWON s’est investi pour que ce symbole fort de la coopération entre Séoul et Kinshasa sur le front de l’aide publique au développement relève de l’aide non remboursable.

L’accord sur cette catégorie d’aide est devenu effectif cette année, révèle le diplomate sud-coréen. Cet accord est d’autant plus important qu’il va couvrir tous les projets financés par la KOICA (Agence Coréenne de Coopération Internationale).

Les travaux de construction du joyau culturel situé en plein cœur de la capitale rd congolaise ex place Tembe na Tembe sont déjà exécutés à la hauteur de 70%. Après son inauguration, le musée sera co-géré pendant six mois par les experts sud-coréens et la partie congolaise.

Au bout de cette période, ce bâtiment de deux niveaux passera sous la gestion exclusive des autorités compétentes congolaises. Précision de taille de l’ambassadeur KWON, en matière d’aide publique au développement (APD), l’érection de ce musée est un premier acte. Autant dire que du succès de cet important jalon dépendra la suite d’autres aspects dans le cadre de l’APD.

Reste dans le pipeline, l’accord sur la promotion et la protection des investissements. La partie coréenne a déjà envoyé un draft au ministère congolais des Affaires étrangères et attend la réponse de Kinshasa, souligne l’ambassadeur KWON.

Aux yeux de ce dernier, la RDC qui a besoin de beaucoup d’emplois, devrait privilégier les investissements plutôt que l’emprunt. La politique du Gouvernement devrait se concentrer sur comment attirer les investisseurs. Si ces derniers viennent en grand nombre, cela générerait des emplois et de la technologie.

En attendant l’épilogue de cet accord, un autre motif de satisfaction pour Ki-Chang KWON réside dans des projets chiffrés en plusieurs centaines de millions que mènent des entreprises sud-coréennes. C’est le cas dans le secteur du développement rural et dans celui de l’énergie dans la province du Tanganyika pour la fourniture des générateurs à base de l’énergie solaire. Beaucoup d’autres projets sont en cours.

Seule ombre au tableau, le départ de Samsung. Derrière les contraintes juridiques en vertu desquelles, Samsung ne pouvait rester au-delà de quatre ans une simple branche (succursale) sans devenir une société de droit congolais, il y a en fait des difficultés liées aux revenus ou retombées en matière commerciale. Une situation liée notamment à la…contrefaçon.

Au plan politique, si Séoul a pour ligne directrice de ne point s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres Etats, l’ambassadeur KWOON a tout de même jugé « bonne et sage » la décision du Président Kabila de respecter la Constitution. « Nous avons été soulagé », lâche le diplomate.

Soulagé ? C’est également le cas sur l’évolution de la situation dans la péninsule coréenne. Alors que jusqu’à la fin de l’année dernière, le ton entre le Président Trump et le dirigeant nord-coréen était aux menaces de destructions réciproques, depuis les Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang en février, une nouvelle dynamique est née.

Lors de ces jeux, rappelle l’ambassadeur KWON, une délégation d’athlètes nord-coréens a franchi la frontière entre les deux pays et dans la foulée des officiels de Pyongyang conduits par la propre sœur du dirigeant nord-coréen ont été reçus à Séoul.

En réponse à cette mission, le Gouvernement sud-coréen a dépêché son délégué à Pyongyang. A la grande surprise du monde entier, le leader Kim Jong un a proposé un sommet entre les deux Corées et a envoyé un message à Washington via Séoul.

Depuis, beaucoup d’échanges ont été initiés : Entre la Corée du sud et son voisin du nord et entre celui et les Etats-Unis. Le summum de ces consultations tous azimuts a été la rencontre au sommet à Singapour le 12 juin entre le Président américain et le Chairman nord-coréen Kim Jong un.

En somme, résume le chef de la mission diplomatique sud-coréenne à Kinshasa, les J.O. de Pyeong Chang ont été un élément déclencheur et la Corée du sud continue à jouer le rôle de médiateur. Un rôle d’autant plus aisé à mener que l’actuel Président sud-coréen Moon Jae-in, progressiste sur jusque sur le bout des ongles, a inscrit son action dans le sens de la détente entre le Sud et le Nord.

(José NAWEJ)

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