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mercredi , 30 septembre 2020
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Lula : Un prisonnier qui exerce ses droits politiques depuis sa prison brésilienne

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a appelé vendredi le Brésil à autoriser l’ancien président Lula, détenu pour corruption et blanchiment d’argent, à participer à l’élection présidentielle d’octobre tant que tous ses appels en justice n’auront pas été examinés. Le candidat Lula progresse dans tous les sondages pour la présidentielle d’octobre alors même qu’il est en prison et sera très probablement inéligible. 

Ce comité, constitué d’experts des droits civils et politiques, statuait sur une demande urgente déposée par les avocats de Lula le 27 juillet à Genève.

Dans une courte déclaration, le comité « demande au Brésil de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à Lula (…) d’exercer ses droits politiques depuis sa prison, comme candidat à l’élection présidentielle » d’octobre 2018.

Dirigeant historique du Parti des Travailleurs (PT), Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été deux fois chef de l’Etat (2003-2010), reste l’immense favori des sondages.

Son parti a déposé sa candidature mercredi, mais il est très probable qu’elle soit invalidée, car une loi stipule l’inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel.

Toutefois, d’autres appels ont été déposés par les avocats de Lula et le Comité des droits de l’homme souligne que sa candidature ne pourra être annulée « que lorsque ses appels en justice auront été examinés de façon équitable » afin d’éviter d’infliger « un tort irréparable » à l’ancien président âgé de 72 ans.

Un des membres de ce comité, Olivier de Frouville, a déclaré à l’AFP que les appels déposés par Lula auprès du Tribunal supérieur de Justice et de la cour suprême du Brésil « pourraient déboucher sur l’annulation de sa condamnation » pour corruption.

Dans cette situation, Lula devrait être autorisé à « faire campagne » même depuis sa prison à Curitiba, dans le sud du Brésil, a-t-il ajouté.

A Brasilia, le ministère des Affaires étrangères a estimé que « les conclusions du Comité ont un caractère de recommandation et ne sont pas juridiquement contraignantes », tout en s’engageant à « les transmettre au pouvoir judiciaire ».

Le parquet, contacté auparavant par l’AFP, avait seulement indiqué « n’avoir rien à dire pour le moment ».

Mais Dilma Rousseff, ex-dauphine de Lula, auquel elle avait succédé à la présidence avant d’en être destituée en 2016, s’est réjouie.

« Lula est innocent. Lula est candidat à la présidence de la République », a-t-elle écrit sur Twitter, tandis que des responsables de la droite exprimaient leur indignation.

Le comité, qui est un organe de surveillance du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, est chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au Protocole facultatif qui y est associé.

Comme le Brésil a ratifié ces deux textes, il est techniquement obligé de respecter les décisions du comité.

De Frouville a expliqué que les avocats de Lula avaient réclamé au comité une action urgente sur trois questions : une libération immédiate, un accès aux médias et à son parti politique, et la possibilité d’être candidat à l’élection.

Le comité a rejeté la première demande, mais a validé les deux autres.

LULA PROGRESSE DANS TOUS LES SONDAGES POUR LA PRÉSIDENTIELLE

Plusieurs sondages ont confirmé cette semaine ce qui passerait dans bien d’autres pays que le Brésil pour une incroyable bizarrerie : le candidat Lula progresse dans tous les sondages pour la présidentielle d’octobre alors même qu’il est en prison et sera très probablement inéligible.

L’ex-président et figure historique de la gauche caracole en tête avec près de 40% des intentions de vote, le double de son suivant immédiat. Autant dire qu’à ce stade 57 millions de Brésiliens se disent prêts à voter pour celui qui fut deux fois président (2003-2010) du plus grand pays d’Amérique latine.

Luiz Inacio Lula da Silva purge à Curitiba (sud) une peine de plus de 12 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent. Depuis avril dernier, seuls l’ont vu, à part ses gardiens, des visiteurs filtrés: famille, avocats, religieux, quelques personnalités étrangères et des membres de son parti, en tant qu’avocats.

Les procureurs viennent de demander que soient limitées les visites de ces derniers — qui transmettent à l’extérieur les directives de Lula — afin que sa cellule « ne se transforme pas en QG de campagne ».

Ce grand tribun a perdu la parole: il n’a plus le droit de s’exprimer que par écrit. Il a été le seul des 13 candidats à la présidentielle à ne pouvoir participer aux deux premiers débats de ce début de campagne. Au deuxième, les candidats ont même décidé d’enlever le pupitre vide qui marquait symboliquement sa présence dans la course.

Pourtant trois sondages le créditent cette semaine de 37 à 39% des intentions de vote, près de 10 points de plus qu’en juin, alors même que la justice électorale risque fort de le disqualifier d’ici au 17 septembre.

Comment Lula réussit-il cette prouesse, tout en étant réduit au silence et aux quatre murs de sa cellule?

« Le peuple veut Lula », proclame le Parti des travailleurs (PT) de l’ancien dirigeant syndical de 72 ans, pour qui une élection sans son fondateur serait non-démocratique.

Mais encore? « Lula progresse en raison de la notoriété de la marque Lula et du fait que la plupart des autres candidats ne sont pas connus », hormis Jair Bolsonaro, sulfureux député d’extrême droite et numéro deux des sondages, explique Jason Vieira, des consultants Infinity Assets.

M. Vieira ajoute qu’alors que l’hypothèse de la prison devenait de plus en plus probable en début d’année, Lula a sillonné une partie du pays avec des caravanes de militants de gauche. Il aurait pris de fait une longueur d’avance sur la campagne.

En outre, Lula, tout en étant aussi mal-aimé de nombreux Brésiliens, est une figure centrale, quasi tutélaire, de la scène politique brésilienne depuis la fin de la dictature militaire (1964-85).

Depuis 2002, il a remporté deux élections présidentielles, puis deux autres à travers les victoires de sa dauphine Dilma Rousseff, élue sur son héritage.

« Lula domine la scène politique depuis 20 ans ou plus », et « quand il n’est pas en lice, la population est très indécise », estime José Augusto Guilhon Albuquerque, professeur des Relations internationales à l’Université de Sao Paulo.

De fait, à un mois et demi du premier tour du 7 octobre, 28% des électeurs sont indécis dans un scénario sans Lula, un chiffre élevé qui rend le scrutin très incertain.

Omniprésence de Lula

La campagne du PT repose sur le bilan plutôt flatteur des années Lula où près de 30 millions de Brésiliens ont été extraits de la pauvreté, à une époque où le Brésil était en pleine croissance, et non en crise comme aujourd’hui.

« Lula président, pour que le Brésil redevienne heureux », est le mantra du PT.

Mais pour les analystes politiques, la décision du PT de maintenir la candidature de son fondateur est un pari très risqué. L’omniprésence de Lula va compliquer la tâche de son probable joker en cas d’invalidation: Fernando Haddad.

Peu connu des Brésiliens, l’ex-maire de Sao Paulo, choisi comme vice-président sur le ticket de Lula, recueille à peine 4% des intentions de vote dans le dernier sondage Datafolha avec un scénario sans Lula.

Le report des voix de Lula vers Haddad risque d’être mauvais: seulement 31% des électeurs de Lula disent qu’ils suivraient sa consigne de vote, s’il était mis hors course, quelle qu’elle soit.

« C’était correct de maintenir la candidature de Lula, mais en annonçant tôt le nom de son éventuel remplaçant », dit le chercheur Ruy Fausto. « Cela lui aurait donné de bonnes chances ».

(Afp)

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