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mardi , 29 septembre 2020
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RDC : Les bookmakers se sont trompés

La date du 8 août 2018 est à inscrire dans les annales de notre pays comme une circonstance historique qui consolide la démocratie en République Démocratique du Congo (RDC). En effet, à l’intérieur comme à l’extérieur, peu de gens pouvaient croire à ce défi, malgré la promesse maintes fois répétée par le Chef de l’Etat de respecter la Constitution. La plus grande victoire revient donc au RAÏS en s’oubliant soi-même et en prenant une décision qui met d’abord le Congo au centre de tous les intérêts.  Joseph Kabila vient d’inscrire une nouvelle page de l’histoire du Congo après l’indépendance pour laquelle Lumumba est mort et la libération du pays en 1997. Il vient de démontrer que c’est un grand stratège, mais surtout un grand homme, dans la lignée des célébrités comme Mao, Lénine, Castro, Mandela, De Gaulle…

Aucune des recettes soupçonnées au menu n’a été validée. Tel un maître d’hôtel, le Président a surpris toutes les tables. Agréablement ? Aux gourmets d’apprécier. Au fond, une affaire de goût. Or, des goûts et des couleurs, on ne discute pas. C’est donc Emmanuel Shadary Ramazani. L’homme sur lequel personne ou presque ne pouvait parier. Une fois de plus, les bookmakers se sont royalement trompés. Mieux, ils sont renvoyés aux études. Il y a fort à parier que dans les bas quartiers de Kinshasa et dans certains villages, les devins et autres prestidigitateurs traditionnels ont mordu le…calcaire. Au passage, tous ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, misaient sur le faux pas constitutionnel pour actionner l’impeachment en ont eu pour leur pari. JKK a réussi son coup. Il vient de donner un contenu à son refrain : « Je respecterai la Constitution « . En clair, il n’est pas partant pour un troisième mandat consécutif. Qui s’en plaindrait ? A moins de nourrir d’autres desseins sur la RDC. Ce 8 août, présenté comme le jour de tous les dangers, s’est transformé en un jour de tous les espoirs. Reste maintenant à achever de rasséréner l’environnement politique. Encore garant du fonctionnement régulier des institutions et de la bonne marche du pays, Joseph Kabila peut encore poser d’autres actes qui rassurent. Sur ce front de décrispation, une autre « surprise du chef  » ne serait pas de trop.

JOSEPH KABILA A RESPECTE SA PAROLE D’HONNEUR

Quelle leçon tirer de l’ultime choix du Président Joseph Kabila ? Plusieurs. La première, Joseph Kabila aura prouvé à la face du monde qu’il est un homme de parole. A plus d’une occasion, il n’avait de cesse de promettre que la Constitution serait respectée. Il s’agit de la Loi fondamentale du 18 février 2006. La même qui lui interdit formellement de se représenter pour un troisième mandat consécutif.

Depuis, il ne s’est jamais dédit. Et, il a prouvé hier mercredi 8 août. En acceptant une candidature FCC autre que la sienne propre à la présidentielle du 23 décembre prochain, Joseph Kabila a frappé un grand coup. Il a déjoué, de la plus belle manière, le plan de ceux qui l’attendaient de pied ferme sur ce point, afin d’exécuter leurs agendas.

Que se serait-il passé si Joseph Kabila avait déposé sa candidature hier ? La réponse est simple. La ville de Kinshasa allait sans doute s’embraser. On l’a d’ailleurs remarqué dans la matinée d’hier mercredi.

Une tension diffuse, empreinte de psychose, s’est emparé de la très vaste capitale de la RD Congo, plusieurs heures avant l’annonce de la désignation d’Emmanuel Ramazani Shadary, comme candidat du Front commun pour le Congo au scrutin présidentiel à venir. En d’autres termes, avant que la très attendue « fumée blanche » ne pût s’échapper des âtres de Kingakati, de nombreux Kinois sont restés sur leurs gardes. Non sans raison. Car, jusque vers midi, plus d’un Kinois était convaincu que le Président Joseph Kabila allait se représenter pour succéder à lui-même. Ce qui, selon eux, plongerait la capitale dans une situation d’insécurité généralisée.

C’est donc un Joseph Kabila qui a pris la mesure de la situation, non seulement en interne, mais aussi sur le plan international, qui a pris une décision politique réaliste, pour ne pas se représenter. N’en déplaise aux extrémistes et autres fous du roi. Ceux-là même qui, allant de leur propre interprétation de la révision constitutionnelle, ont failli induire le Chef de l’Etat en erreur, lui faisant croire qu’il était encore en droit légitime de se représenter pour « achever » son 2ème mandat, suspendu à l’effet de la modification de la loi suprême.

En acceptant qu’un autre membre de sa famille politique postule à la Magistrature suprême, le Président Joseph Kabila a donc désamorcé une véritable bombe.Et, c’est la deuxième leçon, sinon la plus importante de sa décision.

Preuve de sa passion du Congo

En dépit de tous les chants de cygne de certains lieutenants du FCC qui souhaitaient le voir se représenter encore, Joseph Kabila n’ignorait pas les conséquences (fâcheuses ?) éventuelles d’une telle option. Quand il commence son message sur l’état de la nation, le 19 juillet dernier devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, par :  » Je constate qu’il y a de la crispation dans la salle. Pourquoi cette tension ? Je sais qu’il y a dans la salle, des gens qui attendent que je dise impérativement : comprenez mon émotion. Mais je ne le dirai pas. Je dirai plutôt : comprenez ma passion pour le Congo (…) ».

Sans doute, certains avaient tout de suite considéré cette déclaration du Président Joseph Kabila comme une manière de détendre l’atmosphère. D’autres encore, l’avaient prise pour une simple blague. Pourtant. Le contexte ne prêtait surtout pas à une anecdote de quelque nature.

Dans un environnement politique « suspect » d’alors, marqué par des questions sans réponses sur l’avenir politique du Raïs, le Congrès n’était en tout cas pas, le lieu de lancer une quelconque blague. Car, ce jour-là, l’opinion déjà impatiente depuis des mois, avait cru que le Président Joseph Kabila allait annoncer sa décision de se retirer du pouvoir en décembre prochain.

Pour d’autres, c’était l’occasion pour le Chef de l’Etat, de proclamer le nom du fameux dauphin. Voilà qu’en lieu et place, Joseph Kabila avait prophétisé tout autre chose. A savoir : sa passion pour le pays. C’est depuis ce jour-là, que des esprits alertes avaient vite compris que le Président Joseph Kabila n’allait pas se représenter à la prochaine élection présidentielle.

L’amour du pays tient essentiellement au respect des textes légaux en vigueur. Et, Joseph Kabila savait et sait encore que l’annonce de sa candidature au scrutin de décembre, ouvrirait la voie à un capharnaüm que nul ne saurait peut-être pas maîtriser dans un premier temps. Son ultime décision de ne pas postuler, constitue donc une preuve de sa passion, son attachement à la mère patrie.

Des pronostics déjoués

Le choix du dauphin du FCC, a suscité des plusieurs attentes au sein de l’opinion. Tout se passait comme si la vie du pays entier était suspendue au résultat final de la délibération du Raïs, Autorité morale d’une plateforme électorale, par devant un fait privé. Entretemps, des spécialistes de la scène politique rd congolaise s’étaient répandus en pronostics.

Plusieurs noms ont circulé dans l’opinion. Parmi les plus cités, figurent le Premier ministre honoraire, Augustin Matata Ponyo et le ministre d’Etat en charge du Plan, Modeste Bahati Lukwebo. En tout cas, personne ne voyait venir Emmanuel Ramazani Shadary. Pourtant, c’est lui que le Chef a choisi. Ainsi, le Président Joseph Kabila aura déjoué tous les pronostics. C’est aussi ça, sa marque de fabrique.

LES RAISONS DU CHOIX DE JOSEPH KABILA

C’est Emmanuel Ramazani Shadary, l’homme sur qui repose la confiance du Raïs. Mais alors, pourquoi lui et pas les autres prétendants au fauteuil présidentiel ? Plusieurs raisons justifient le choix du Chef de l’Etat. D’abord, Emmanuel Ramazani Shadary n’est pas un homme novus. Il est l’homme du sérail. Il aura tout été. Vice-Gouverneur, Gouverneur de la province du Maniema pendant la rébellion RCD, Emmanuel Ramazani Shadary a donc commencé avec feu M’Zee Laurent-Désiré Kabila. Pas tout.

Député élu et réélu du Maniema, il a aussi été choisi par ses pairs, comme Président du groupe parlementaire PPRD. Dans une Assemblée nationale réputée haut lieu de stratégies politiques, ce n’est pas n’importe qui qu’on peut désigner à ce poste. Car, il y allait des intérêts de la Majorité présidentielle à l’hémicycle.

Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary l’a aussi été. En cette qualité, on lui reconnait volontiers, le rôle ô combien important, qu’il a joué dans le bourbier Kasaïen. Précisément dans l’affaire « Kamwina Nsapu « . Si la paix est revenue dans cette partie du territoire national, c’est notamment grâce à l’arbitrage d’Emmanuel Shadary qui a joué au sapeur-pompier.

Par ailleurs, on l’a encore vu multiplier des itinérances administratives à travers tout le pays. Spécialiste de règlement des conflits interethniques par voie du dialogue, Emmanuel Ramazani Shadary, alors vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, avait aussi réussi à éteindre le feu qui brûlait naguère entre les peuples autochtones Pygmées et leurs frères bantous dans la nouvelle province du Tanganyika. Depuis, les deux peuples ont enterré la hache de guerre, au profit d’un retour de la paix.

Shadary, l’homme de confiance du Raïs

Chevronné de la Territoriale, Emmanuel Ramazani Shadary a la maîtrise de l’immense territoire congolais. Il aura marqué son passage à la vice-primature, par un seau-de- Salomon. Tout s’est passé comme si le Raïs le préparait déjà pour le remplacer à la Magistrature suprême.

De mémoire d’homme, Emmanuel Ramazani Shadary est le tout premier Responsable du Parti peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), qui a reçu du Raïs, l’autorisation de sillonner tout le pays. Ses nombreuses tournées en provinces lui ont donc permis de connaître physiquement la RDC. Et, quand il est stratégiquement relevé de ses fonctions de vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, c’est encore le même Emmanuel Ramazani Shadary que le Président Joseph Kabila avait choisi, voici quelques mois, pour diriger le PPRD. Il en assume la fonction de Secrétaire permanent.

D’aucuns avaient cru que l’actuel Chef du Gouvernement du parti présidentiel s’arrêterait là. Voilà que c’est encore lui qui est désigné pour représenter au scrutin du 23 décembre, la méga plateforme électorale estampillée FCC. Preuve qu’il est l’homme de confiance du Raïs.

Ressortissant de la province du Maniema, Emmanuel Ramazani Shadary est fils de l’espace swahilophone. Polyglotte, il parle aussi couramment le lingala, moyennement le tshiluba et l’anglais. Ce qui lui vaut un atout politique supplémentaire.

Bref aperçu biographique

Né le 29 novembre 1960, Ramazani Shadary est Député national, ancien Vice-Gouverneur et Gouverneur de la Province de Maniema, Président du groupe parlementaire PPRD et coordonnateur de la Majorité Présidentielle (MP) à l’Assemblée nationale. Il est licencié en sciences politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi et détenteur d’un diplôme d’études approfondies dans le même domaine à l’Université de Kinshasa. Il a été assistant à l’ISDR et à l’ISC Kindu de 1992 à 1994, puis Directeur général et cofondateur de l’ISTCA-Secteur privé à Kalemie.

En 1995, il est élu Secrétaire général de la Société civile du Maniema et en 1997, Vice-Gouverneur du Maniema sous la présidence de M’zee Laurent-Désiré Kabila. En 1998, il est nommé Gouverneur de la même province par le même M’zee Kabila. Il sera reconduit aux mêmes fonctions en 2001 par l’actuel président de la République, Joseph Kabila.

En 2002, Ramazani Shadary participe à la fondation du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti au sein duquel il va exercer en 2005 la fonction de Secrétaire national chargé du processus électoral et de président de la Commission de discipline. Et au terme d’une restructuration du parti intervenu en 2018, il est nommé Secrétaire permanent, fonctions qu’il occupe jusqu’à sa désignation comme candidat Président de la République.

[avec Laurel KANKOLE]

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