mercredi , 30 septembre 2020
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Présidentielle : La candidature de Kin-kiey est un non-événement en RDC

La surprise mardi 7 aout a été le dépôt de la candidature, comme indépendant à la présidentielle de 2018, de M. Kin-Kiey Mulumba, président de l’Asbl « Kabila Désir » et membre du FCC. Un acte que le postulant lui-même n’a pas voulu commenter devant la presse. Interrogé sur sa lecture de la candidature de Kin-kiey à la présidentielle, André-Alain Atundu réagit. Non pas comme porte-parole de la Majorité présidentielle, mais comme un acteur politique. Selon lui, « c’est un acte insignifiant d’une banale félonie qui n’apporte rien et n’emporte rien. Auquel on veut donner une hypothétique vertu. A part l’effet d’annonce, c’est un non-événement. » Et le président de la CDR de s’interroger : quelle puissance démocratique représente-il au sein de l’Assemblée nationale et à l’échelle nationale ?

« Une élection présidentielle, c’est un homme face à un peuple, c’est un groupe d’hommes qui partage une vision face à un peuple (…) Je ne suis pas la Majorité, je suis M. Kin-Kiey, j’appartiens à la Majorité, mais je ne suis pas la Majorité. Ceux qui sont autour du Président Kabila savent mon opinion sur le FCC », s’est en ces termes que le président du parti pour l’Action s’est exprimé devant la presse.

Cet acte posé par le patron du Soft international a suscité immédiatement la réaction de l’Alliance des Bâtisseurs pour un Congo émergent (ABCE), regroupement politique auquel appartient l’ancien ministre de PT-NTIC, en qualité de premier vice-président. En tant que regroupement politique membre de la Majorité présidentielle et cofondateur du FCC, cette structure désapprouve et condamne cette démarche cavalière et solidaire menée par Kin Kiey Mulumba et promet de statuer sur les mesures appropriées à la démarche de ce dernier.

André-Alain Atundu : « C’est un non-événement »

Interrogé sur sa lecture de la candidature de Kin-kiey à la présidentielle, André-Alain Atundu réagit. Non pas comme porte-parole de la Majorité présidentielle, mais comme un acteur politique.

Selon lui, « c’est un acte insignifiant d’une banale félonie qui n’apporte rien et n’emporte rien. Auquel on veut donner une hypothétique vertu. A part l’effet d’annonce, c’est un non-événement. » Et le président de la CDR de s’interroger : quelle puissance démocratique représente-il au sein de l’Assemblée nationale et à l’échelle nationale ?

Cette démarche peut être procéder de la quête du positionnement. Mais ce n’est pas très adroit.

Quand on fait partie d’un groupe, on doit savoir faire montre de discipline et de loyauté. Lorsque le Secrétaire général Aubin Minaku signe ès-qualité la charte du Front commun pour le Congo FCC, il engage ipso facto tous les sociétaires de notre famille politique. Et donc notre collègue Kin-Kiey a adhéré à la Charte sans le savoir. Enfin, Atundu Liongo estime qu’on devrait avoir un peu plus de considération envers les partenaires du FCC.

COMMUNIQUE DE PRESSE

C’est avec stupeur et désolation que j’ai appris par voie de presse, ce mardi 7 aout 2018, le dépôt de candidature à l’élection présidentielle du Professeur Tryphon Kin-Kiey Mulumba, fondateur des partis politiques membres de la Majorité Présidentielle (MP), Parti pour l’Action (PA) et Kabila Désir (KD), Vice-président du Regroupement politique Alliance des Bâtisseurs pour un Congo Emergent (ABCE) et de surcroit membre du Bureau Politique de la Majorité Présidentielle depuis sa création.

A quelques heures du moment M où le Front Commun pour le Congo sous le leadership du Président Joseph Kabila Kabange doit procéder démocratiquement à des choix cruciaux afin de donner à ce pays qui a tant souffert dès son Indépendance, des intrigues politiques stériles et des ingérences externes intempestives, un Président de la République et une majorité cohérente, stable et la plus large possible à même d’asseoir une nouvelle gouvernance, cette candidature d’un membre du Bureau Politique de la MP lézarde dangereusement le laborieux consensus obtenu par les différentes composantes du FCC autour de ce que les Congolais ont de plus cher : le Congo.

En outre, elle viole le protocole fixant les directives ainsi que les principes de constitution et de fonctionnement des regroupements électoraux mis en vigueur entre Partis politiques de la Majorité présidentielle signé le 22 mars 2018 par l’ABCE, en ses articles 1 et 2 stipulant expressis verbis : « Tout signataire du présent Protocole réaffirme son attachement et sa loyauté à Joseph Kabila Kabange, Autorité Morale de la Majorité Présidentielle » (art. 1) et « Tout signataire du présent Protocole soutient le candidat Président de la République présenté par la Majorité Présidentielle et s’abstient de la combattre de quelle que manière que ce soit » (art. 2).

Ainsi, n’étant plus en harmonie avec les options politiques opérées par la direction de ce parti depuis un temps, j’informe l’opinion de ma démission du Parti pour l’Action.

Dans ma jeune carrière politique, j’ai beaucoup appris auprès du Professeur Tryphon Kin-Kiey Mulumba notamment que la loyauté est la cuirasse qui ne faillit jamais. Je demeure donc loyal à ma famille politique, la Majorité Présidentielle et réitère mon engagement au Front Commun pour le Congo.

« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir » disait Frantz Fanon dans « Les Damnés de la Terre ».

Dans le contexte particulier d’un pays post-conflit dont les bases de développement à savoir la paix, la cohésion nationale et la stabilité ont été jetées par le Président Joseph Kabila Kabange, cette mission est de vaincre la fausse malédiction d’un pays aux richesses incommensurables ayant tout donné au développement mondial depuis la nuit des temps mais dont la population est en prise à une pauvreté injuste.

J’appelle donc la jeunesse Congolaise à soutenir le candidat Président de la République qui sera proposé par le Front Commun pour le Congo ainsi que les jeunes candidats repris sur les listes des différentes composantes de ce Front aux législatives provinciales et nationales du 23 décembre 2018 pour remplir cette mission.

Fait à Kinshasa, le 7 aout 2018

Michael SAKOMBI

KIN-KIEY MULUMBA : UNE OFFRE POLITIQUE NOUVELLE MARQUÉE PAR L’ÉCOUTE ET L’ACTION

« Avec des compatriotes de divers horizons, nous nous engageons au sein du Mouvement ENACE (Entendre, Apprendre, Comprendre, Entreprendre) à annoncer, au cours des jours qui viennent, une offre politique nouvelle marquée par l’écoute et l’action en vue du redressement nécessaire de la Nation », annonce Tryphon Kin-kiey Mulumba, dans un communiqué signé le 7 août 2018, juste après le dépôt, non moins surprenant, de sa candidature à la Présidentielle 2018.

Démarche novatrice

‘’Ce n’est pas d’une Révolution revancharde et destructrice effaçant ce qui a été mené dont le pays a besoin. Le pays a besoin d’un réveil nouveau, d’une évolution forte, d’un engagement puissant et d’un soutien massif de l’action publique menée. Le Congo doit entreprendre pour se redresser et construire une vision qui incarne le rêve de ses fils et filles’’, soutient Tryphon Kin-kiey Mulumba, dans un communiqué. Pour lui, en effet, l’action menée depuis une dizaine d’années a été forte mais a manqué une puissance transformatrice.

Voilà pourquoi, précise-t-il, beaucoup de projets de développement ont été combattus de manière farouche ou ont manqué de pertinence.

Au-delà de tout, le constat est que l’action a manqué d’être partagée et portée par notre Peuple.

Pour preuve, les plus fortes actions de contestation et d’affaiblissement sont venues du sein de la classe politique au pouvoir qui a littéralement refusé paradoxalement d’accompagner l’action et de l’assumer.

D’où, l’élargissement mathématique d’une plateforme pose la question de crédibilité de l’offre et de cohésion. Le gap de cohésion a atteint, à son avis, un tel niveau d’ahurissement qu’il a littéralement anéanti le rythme, la cohérence et la puissance de l’action publique.

Que faire ?

‘’Il faut recréer un consensus fort pour conduire l’action publique et ce consensus passe indubitablement par l’écoute et l’explication. Le Congo doit entreprendre pour se redresser et construire une vision qui incarne le rêve de ses fils et filles.

Les premières actions d’urgence et d’envergure sont l’école, la formation, l’apprentissage, l’intelligence, l’aménagement, les technologies, l’aménagement, les infrastructures, l’eau, l’électricité, le système de santé. Le Congo doit créer l’entreprise et une main-d’œuvre qui donnent un sens à la vie’’, ajoute-t-il.

Autrement dit, ‘’au centre et au cœur d’un Continent en pleine transformation et d’enjeux du futur, l’immense Congo doit devenir le pôle de sécurité, de stabilité, d’innovation, d’attractivité, le hub d’imagination et d’intelligence qu’il est appelé tout naturellement à être en Afrique’’, réaffirme Kin-kiey, sans complaisance, ni fioriture.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MOUVEMENT ENACE DU 7 AOÛT 2018

L’action menée depuis une dizaine d’années a été forte mais a manqué une puissance transformatrice.

Beaucoup de projets de développement ont été combattus de manière farouche ou ont manqué de pertinence.

Le constat est que l’action a manqué d’être partagée et portée par notre Peuple.

Les plus fortes actions de contestation et d’affaiblissement sont venues du sein de la classe politique au pouvoir qui a littéralement refusé paradoxalement d’accompagner l’action et de l’assumer.

L’élargissement mathématique d’une plateforme pose la question de crédibilité de l’offre et de cohésion.

Le gap de cohésion a atteint un tel niveau d’ahurissement qu’il a littéralement anéanti le rythme, la cohérence et la puissance de l’action publique.

Il faut recréer un consensus fort pour conduire l’action publique et ce consensus passe indubitablement par l’écoute et l’explication.

Ce n’est pas d’une Révolution revancharde et destructrice effaçant ce qui a été mené dont le pays a besoin. Le pays a besoin d’un réveil nouveau, d’une évolution forte, d’un engagement puissant et d’un soutien massif de l’action publique menée.

Le Congo doit entreprendre pour se redresser et construire une vision qui incarne le rêve de ses fils et filles.

Les premières actions d’urgence et d’envergure sont l’école, la formation, l’apprentissage, l’intelligence, l’aménagement, les technologies, l’aménagement, les infrastructures, l’eau, l’électricité, le système de santé.

Le Congo doit créer l’entreprise et une main-d’œuvre qui donnent un sens à la vie.

Au centre et au cœur d’un Continent en pleine transformation et d’enjeux du futur, l’immense Congo doit devenir le pôle de sécurité, de stabilité, d’innovation, d’attractivité, le hub d’imagination et d’intelligence qu’il est appelé tout naturellement à être en Afrique.

Avec des compatriotes de divers horizons, nous nous engageons au sein du Mouvement ENACE (Entendre, Apprendre, Comprendre, Entreprendre) à annoncer, au cours des jours qui viennent, une offre politique nouvelle marquée par l’écoute et l’action en vue du redressement nécessaire de la Nation.

Fait à Kinshasa, le 7 août 2018.

Pour ENACE,

Président,
Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba

Porte-parole,
Jean-Claude Baende Etafe Eliko

[avec FDA, MOLINA et LPM]

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