mardi , 25 septembre 2018
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Samy BADIBANGA : Un meneur d’hommes baigné dans l’univers politique dès le bas âge

Samy Badibanga Ntita n’est plus un homme à présenter. Fils d’un ministre du Gouvernement Adoula, qui a dirigé la République démocratique du Congo aux lendemains de l’indépendance du pays en 1960, il est né, en 1952, avec la politique dans ses veines. Baigné dans l’univers politique dès le bas âge, il a appris de son père Badibanga l’art de gérer la cité. Meneur d’hommes, il a en effet appris le difficile art de négocier, de faire des concessions, des alliances… en cherchant, bien entendu, l’intérêt général. C’est dans ce cadre qu’à la suite de son père, membre d’honneur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dans les années 80, il a intégré ce parti d’Opposition incarné au fil du temps par Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

BADIBANGA PROMET DE GRANDES SURPRISES

En raison du sérieux qu’il attache aux valeurs morales en vue de sortir le Congo-Kinshasa de sa tanière actuelle, Samy Badibanga ne vient pas dans cette course à la présidentielle pour jouer à la figuration. Au contraire, son combat s’inscrit dans la continuité du travail qu’il avait déjà amorcé autrefois, même bien avant son passage à l’Hôtel du Gouvernement, à la lisière de la Gombe.

Réputé discret mais efficace dans l’action, il ne demande pas mieux au peuple congolais que lui témoigner, pour une fois en ce moment crucial de son histoire, de sa confiance pour diriger et façonner autrement son destin. Certes, il n’est pas un faiseur des miracles.  Mais, mû par l’intérêt du bien-être collectif, il en appelle à la responsabilité des uns et des autres, pour relever ensemble, dans un élan novateur, les défis qui s’imposent, depuis des décennies, pour le développement intégral de la RD. Congo.

Au-delà de crédos et autres promesses fallacieuses, il s’estime capable de remettre les congolais au travail, de relancer réellement la production, d’industrialiser le pays et, surtout, de mieux de redistribuer le revenu national. Des chiffres, il les présentera, le moment venu. Car, dans sa démarche somme toute rare parmi les candidats, il n’y met pas de la complaisance, ni de l’exhibitionnisme. Mais bien des projets chiffrés, concrets, bancables et réalisables dans un délai relativement court.

Il croit, en effet, que s’il est jugé au rendement, c’est aussi avec la participation de tous les congolais qu’il mise pour un nouvel envol sous de nouvelles empreintes.

Elu à Kinshasa à Mont-Amba, cet ancien bras droit d’Etienne Tshisekedi avait été toujours à l’écoute des autres. Si sensible aux souffrances et à la misère, le social occupera une place prépondérante dans ses priorités.

Il compte également sur la participation accrue de tous les chômeurs, intellectuels, cadres, paysans, fonctionnaires, opérateurs économiques, étudiants et autres chercheurs, pour appuyer le projet de société qu’il présentera, certainement, lors de l’ouverture de la campagne électorale, à partir du 22 novembre 2018, selon le calendrier du 5 novembre 2017.

Donc, tout en promettant de grandes surprises, c’est à bras ouverts qu’il les attend, pour affronter la suite des événements.

UN PORTE-ETENDARD DE L’UDPS

Son engagement dans cette formation politique va lui valoir l’estime du président national de l’UDPS. Et ce n’est donc pas par hasard qu’en 2011, année électorale, « Samy » se retrouve dans le premier cercle de collaborateurs d’Etienne Tshisekedi.

Samy Badibanga va d’ailleurs, la même année, remporter haut la main les élections législatives, se faisant élire député du Mont Amba, sous l’étendard de l’UDPS. Grâce à son leadership, à sa finesse, à son élégance et à son sens élevé de la diplomatie, il va vite être propulsé à la tête du Groupe parlementaire UDPS et Alliés, premier groupe de l’Opposition au sein de l’Assemblée nationale.

LA SURPRISE DU DIALOGUE DE LA CITE AFRICAINE

Pendant pratiquement toute la législature, Samy Badibanga va se reveler un bon primum inter pares dans les travées de l’hémicycle. Arrive le Dialogue de la Cité de l’Union africaine. Sans se faire prier, cet Opposant qui a allie fermété et sens du consensus, prend part à ce forum. Et, telle la surprise du chef, c’est sur lui que le chef de l’Etat jetera son dévolu pour diriger le Gouvernement issu de ces assises ponctuées par l’Accord de la Cité de l’Union Africaine, signé le 18 octobre 2016. Objectif de ce cabinet d’Union nationale : préparer les élections. Comme Premier ministre, Samy Badibanga se mettra rapidement à l’ouvrage. Y compris sur le front du redressement socioéconomique du pays en cette période où les cours de nos matières premières (cuivre, cobalt, …) étaient en chute libre. Mais, son mandat n’aura duré que trois mois. Le Premier ministre Badibanga n’a donc pas pu décliner le programme que les participants au Dialogue de la Cité africaine lui avait assigné.

Républicain, il passera le flambeau au chef du Gouvernement désigné par l’Accord de la Saint Sylvestre. Pour autant, le désormais Premier ministre honoraire ne va pas baisser les bras. Sensible à la grave crise humanitaire qui s’abat sur ses compatriotes de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Nord-Katanga et du Kasaï, victimes des exactions des miliciens de Kamwina Nsapu, Samy Badibanga a gagné à sa cause deux chefs de confessions religieuses qui ont pignon sur rue en RDC. En l’occurrence, le Cardinal Mgr Monsengwo de l’Eglise catholique et le pasteur Bokundoa, président de l’Eglise du Christ au Congo (ECC). Ces deux pères spirituels ont convenu de porter à bras-le-corps ce projet de plaidoyer à travers l’ONG ’’Espoir’’.

C’est grâce à leurs efforts concertés, au leadership de l’Onu et à l’implication de l’Union européenne que la Conférence humanitaire internationale s’est tenue le 13 avril dernier en Genève en Suisse. Même si la moisson n’a pas été à la hauteur du désastre humanitaire qui sévit en RDC, et du montant attendu à savoir 1, 5 milliard Usd, les promesses de don ont quand même atteint 528 millions de dollars américains. On était certes loin du compte pour plusieurs raisons, mais le mérite essentiel de Samy Badibanga est d’avoir contribué à sensibiliser la communauté internationale à la crise humanitaire à laquelle font face 13 millions de ses compatriotes.

La tenue de cette conférence a révélé l’étendue de la carte de visite de Samy Badibanga. Fort de ses nombreuses années passées dans le monde des affaires – notamment dans le secteur du diamant- il a su tisser un réseau de relations à l’international. Un atout pour un candidat à la magistrature suprême.

[Y. K.]

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