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Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI, au milieu des journalistes.
Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI, au milieu des journalistes.

Comédie ? : Ou Kamerhe trouverait le 120 milliards USD en cinq ans ?

Dernière mise à jour, le 14 août 2018 à 01:54

Vital Kamerhe a clôturé samedi 4 août le Congres de son parti en affirmant que les Congolais doivent s’approprier leur identité qui passe par le modèle proposé par le projet de société de l’UNC bâti sur 20 piliers. L’UNC a émis le vœu de voir la République démocratique du Congo atteindre 120 milliards $ Us en cinq ans. La mise en œuvre de toutes les réformes et mesures envisagées dans ce programme, notamment l’instauration d’un nouveau leadership responsable et visionnaire, la sécurisation du pays, la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la République, la lutte contre la fraude, la corruption, les antivaleurs et l’évasion fiscale ainsi que la bonne gouvernance conjuguées avec la moralisation de la vie publique, l’orthodoxie budgétaire, la rationalisation de la dépense publique et la bonne administration de la justice, permettra non seulement d’améliorer le climat des affaires dans notre pays, mais aussi de booster sensiblement la mobilisation des recettes domestiques qui devront passer de 5 milliards de dollars à au moins : 8 milliards la première année, 12 milliards la deuxième année, 15 milliards la troisième année, 18 milliards la quatrième année et 20 milliards la cinquième année. Cumulées sur une période de 5 ans, ces recettes atteindraient 73 milliards de dollars dont une quotité d’environ 45 milliards USD servira à financer notre programme d’investissement. « Le gap de 75 milliards sera comblé, d’une part, par les résultats de négociations d’un Plan Marshall que mon Gouvernement entamera avec nos bailleurs multilatéraux et bilatéraux en termes des Investissements Directs Etrangers (IDE) et, d’autre part, par les Investissements Directs Intérieurs (IDI) », a-t-il dit.

Le président national de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe a clôturé samedi 4 août courant, le 2ème congrès ordinaire de son parti en annonçant le dépôt, aujourd’hui lundi 6 août, de sa candidature à la présidentielle du 23 décembre prochain. Aussi, a-t-il indiqué, « Si le peuple congolais rate l’alternance, ce sera de notre faute », rappelant ainsi l’entretien de près de 1h45’ avec Félix Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba. Il faisait allusion à l’option de la candidature unique de l’Opposition.

C’était l’occasion pour le leader de l’UNC devant plus de 3.500 congressistes venus de toutes les provinces et de la diaspora, de condamner les violences dont le président de la plateforme Ensemble Moïse Katumbi a été victime lors de ses tentatives de regagner le pays. Ce, avant de plaider pour l’application des mesures de relaxation des prisonniers politiques telles que convenues dans l’Accord de la Saint Sylvestre 2016.

Et de poursuivre que les Congolais doivent s’approprier leur identité qui passe par le modèle proposé par le projet de société de l’UNC bâti sur 20 piliers. L’UNC a émis le vœu de voir la République démocratique du Congo atteindre 120 milliards $ Us en cinq ans.

La mise en œuvre de toutes les réformes et mesures envisagées dans ce programme, notamment l’instauration d’un nouveau leadership responsable et visionnaire, la sécurisation du pays, la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la République, la lutte contre la fraude, la corruption, les antivaleurs et l’évasion fiscale ainsi que la bonne gouvernance conjuguées avec la moralisation de la vie publique, l’orthodoxie budgétaire, la rationalisation de la dépense publique et la bonne administration de la justice, permettra non seulement d’améliorer le climat des affaires dans notre pays, mais aussi de booster sensiblement la mobilisation des recettes domestiques qui devront passer de 5 milliards de dollars à au moins : 8 milliards la première année, 12 milliards la deuxième année, 15 milliards la troisième année, 18 milliards la quatrième année et 20 milliards la cinquième année.

Cumulées sur une période de 5 ans, ces recettes atteindraient 73 milliards de dollars dont une quotité d’environ 45 milliards USD servira à financer notre programme d’investissement.

« Le gap de 75 milliards sera comblé, d’une part, par les résultats de négociations d’un Plan Marshall que mon Gouvernement entamera avec nos bailleurs multilatéraux et bilatéraux en termes des Investissements Directs Etrangers (IDE) et, d’autre part, par les Investissements Directs Intérieurs (IDI) », a-t-il dit.

« LE CHOIX DE LA RAISON ET NON DE LA PASSION »

Mais avant cette clôture, les congressistes ont adopté le rapport final de leurs travaux. L’UNC a réitéré son opposition à la machine à voter à l’instar des autres partis de l’Opposition avant d’exiger l’extirpation des électeurs sans empreintes digitales. Et la rapporteure de conseiller « le choix de la raison et non de la passion « .

Elle a, par ailleurs, condamné l’attitude du Pouvoir d’empêcher le sénateur Jean-Pierre Bemba de se rendre dans sa résidence familiale avant de dénoncer le refus du rapatriement de la dépouille de feu Etienne Tshisekedi et du retour de Moïse Katumbi.

En outre, les congressistes ont plaidé en faveur d’une candidature unique de l’opposition devant intervenir après la publication de la liste définitive des candidats.

Il s’en est suivi la remise de l’étendard de l’UNC par le secrétaire général dudit parti Baudouin Mayo au président national Vital Kamerhe en vue de l’encourager et de lui rassurer du soutien sans faille de son parti. Ci-dessous, l’intégralité du discours d’investiture du candidat de l’UNC à la présidentielle du 23 décembre au 2ème congrès de l’UNC.

(Emma MUNTU)

DISCOURS D’INVESTITURE DU CANDIDAT DE L’UNC A L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 23 DECEMBRE 2018, A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE CLOTURE DU 2ème CONGRES ORDINAIRE DE L’UNC

  • Honorable Président du Congrès,
  • Mesdames et Messieurs membres du Bureau du Congrès ;
  • Honorable Secrétaire Général de l’UNC ;
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, chefs des missions diplomatiques et Représentants des organisations internationales ;
  • Distingués invités Présidents des partis politiques frères et amis,
  • Mesdames et Messieurs les Hauts cadres de l’UNC ;
  • Mesdames et Messieurs les Interfédéraux et délégués des fédérations des provinces et de la diaspora ;
  • Militantes et Militants de l’UNC et chers camarades,

J’AIME LE CONGO……

NOUS AIMONS LE CONGO

Aussi grande que soit nos idées, aussi fort que soit notre conviction, nous serons toujours en deçà du défi à relever pour donner de l’espoir à notre peuple, en vue de les conduire au rendez-vous avec espérance.

Dans un autre Congo, ou chaque citoyen de notre pays est bénéficiaire réellement des revenus générés par l’exploitation rationnelle de nos énormes ressources naturelles et inégalées que Dieu a bien voulu domptées notre pays, à la taille d’un sous-continent de 2.345.407 km2.

Certes, la politique est par essence un engagement personnel, mais dans une mutualisation des efforts de chacun et de tous.

Nous devons être partisans de notre propre destin, c’est le sens profond de ma présence devant vous chers congressistes du Parti.

Vous, chers congressistes, vous avez abattu un travail impressionnant d’une très haute facture avec des résolutions et mesures qui touchent tous les secteurs de la vie nationale.

Nous avons ensemble traduit ma vision, qui met l’homme au centre de toutes nos actions, en vue d’améliorer les conditions de vie de nos populations, tant dans les milieux ruraux que dans les centres urbains.

Je souhaite être la synthèse exprimée de toutes vos aspirations et porter ainsi, plaise à Dieu, pendant 5 ans, avec mes limites, mais avec ma pleine détermination, la volonté de réaliser notre rêve d’un Congo fort, prospère et stable au cœur de l’Afrique ; un Congo qui sera utile pour le peuple congolais, pour l’Afrique et pour le monde.

Aujourd’hui, ce rêve est en marche. Il est passé par vos actions, par votre engagement citoyen et il s’offre à nous comme un programme commun. Car, si tout le monde peut aimer le Congo, celui-ci ne peut se relever que grâce à ceux qui agissent en sa faveur.

Avons-nous les faveurs du Congo ?

J’AIME LE CONGO, NOUS AIMONS LE CONGO.

Le Congo nous a tout donné.

Le Congo a-t-il notre faveur ?

Pas toujours.

J’AIME LE CONGO.. ….NOUS AIMONS LE CONGO

C’est pourquoi, nous sommes là aujourd’hui pour rendre au Congo que nous aimons tant ce qu’il nous a donné.

J’AIME LE CONGO.. ..NOUS AIMONS LE CONGO.

Je suis devant vous pour sceller cet engagement

Vous êtes non seulement acteur mais aussi cohéritier de la flamme des pères fondateurs de cette nation, flamme que nous devons rallumer, maintenir et passer aux générations futures, en y apportant la sève de notre intelligence et de notre savoir faire.
Que voulons-nous faire ?

Laissez-moi vous rappeler notre objectif commun dont je suis l’humble serviteur, celui de bâtir au cœur de l’Afrique un Congo fort, prospère et stable.

Ce rêve deviendra réalité car, nous disposons des hommes et des femmes de qualité, déterminés et engagés.

Ce rêve deviendra réalité car, le Congo dispose des ressources incommensurables.

Ce rêve deviendra réalité car, le Congo, de part sa position géostratégique, a la vocation d’être la locomotive de l’Afrique.

A ce sujet, j’aime toujours citer Franz Fanon qui avait dit que l’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve au Congo, Zaïre de l’époque.

Ce rêve deviendra réalité car, dans la nouvelle gouvernance que j’envisage, nous allons opposer aux pays frères d’Afrique une coopération solidaire de complémentarité et mutuellement avantageuse.

Ce rêve deviendra réalité car, nous allons proposer à nos pairs africains une vision d’une Afrique déterminée, dans un élan de solidarité, à l’élaboration des politiques pour des intérêts communs, de prendre son destin en main pour réaliser le rendez-vous avec l’histoire comme l’ont fait au cours des décennies passées la Chine et le Brésil.

Le moment de jérémiades est passé pour céder la place à celui d’engagement ferme vis-à-vis de nos populations pour sortir l’Afrique de la zone de la honte et de la pauvreté, des guerres et des massacres à répétition, et de l’immigration clandestine qui expose nos enfants, par notre faute, à une mort certaine dans la méditerranée dans de conditions inadéquate de sécurité.

Le programme de l’UNC que je m’en vais vous dévoiler incessamment s’adresse au peuple congolais qui a tant souffert à cause de l’irresponsabilité, de l’égoïsme et de manque d’amour de ses dirigeants.

Ce programme marque la rupture avec le passé et le présent de notre pays et ouvre la voie à l’espoir et à l’espérance.

Ce programme est décliné en vingt piliers ci-après :

  1. l’instauration d’un nouveau leadership rassembleur et visionnaire,
  2. la refondation de l’Etat ;
  3. la sécurité ;
  4. la lutte contre la corruption, la concussion, l’inimité et les antivaleurs ;
  5. l’éducation ;
  6. la santé ;
  7. la jeunesse et le sport
  8. la femme ;
  9. l’assainissement des finances publiques ;
  10. l’agriculture ;
  11. l’environnement et la lutte contre le changement climatique ;
  12. l’Eau ;
  13. l’énergie (coop, non polluante et renouvelable) ;
  14. les mines et les hydrocarbures ;
  15. la diversification de l’économie ;
  16. l’emploi ;
  17. les infrastructures et l’aménagement du territoire ;
  18. les logements sociaux ;
  19. le social ;
  20. la culture et les arts.

J’AIME LE CONGO…..NOUS AIMONS LE CONGO.

Ce programme est évalué à 120 milliards de dollars américains.

La mise en œuvre de toutes les reformes et mesures envisagées dans ce programme, notamment l’instauration d’un nouveau leadership responsable et visionnaire, la sécurisation du pays, la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la République, la lutte contre la fraude, la corruption, les antivaleurs et l’évasion fiscale ainsi que la bonne gouvernance conjuguées avec la moralisation de la vie publique, l’orthodoxie budgétaire, la rationalisation de la dépense publique et la bonne administration de la justice, permettra non seulement d’améliorer le climat des affaires dans notre pays, mais aussi de booster sensiblement la mobilisation des recettes domestiques qui devront passer de 5 milliards de dollars à au moins :

  • 8 milliards la première année ;
  • 12 milliards la deuxième année ;
  • 15 milliards la troisième année ;
  • 18 milliards la quatrième année ;
  • 20 milliards la cinquième année.

Cumulées sur une période de 5 ans, ces recettes atteindraient 73 milliards de dollars dont une quotité d’environ 45 milliards USD servira à financer notre programme d’investissement.

Le gap de 75 milliards sera comblé, d’une part, par les résultats de négociations d’un Plan Marchal que mon Gouvernement entamera avec nos bailleurs multilatéraux et bilatéraux en termes des Investissements Directs Etrangers (IDE) et, d’autre part, par les Investissements Directs Intérieurs (IDI).

J’AIME LE CONGO…..NOUS AIMONS LE CONGO

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 04 août 2018.
Vital KAMERHE

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