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RDC : Freddy MATUNGULU prêt pour la bataille présidentielle

Dernière mise à jour, le 14 août 2018 à 11:26

Le président de la plateforme électorale, Synergie Électorale Notre Congo (SYENCO) et du parti Congo Na Biso (CNB), Freddy Matungulu, a déposé son dossier de candidature à la présidentielle du 23 décembre mardi 07 août au siège de la Centrale électorale à Kinshasa. Il a indiqué que sa « candidature est un acte de civisme ». En déposant sa candidature, ses premières pensées aujourd’hui sont pour l’ensemble de la population congolaise qui souffre beaucoup.

Abordé par la presse au sortir de la CENI, le ministre honoraire des Finances, Budget et Economie (février 2001-avril 2003) et ex-haut fonctionnaire du Fonds monétaire international a indiqué que sa « candidature est un acte de civisme ». « Si je me mets aujourd’hui à la disposition de notre pays, pour moi c’est un acte de civisme. Nous avons grandi dans ce pays en tant que jeunes étudiants à la Faculté des sciences économiques à l’Université de Kinshasa, qui était prise en charge totalement par nos puissances publiques, par les gouvernements de l’époque. Ce qui signifie qu’on est allé à l’université, de la première année jusqu’à la licence sans avoir payé quoique ce soit. Je crois que nous avons le devoir de rendre un tout petit peu à la nation ce que nous avons reçu d’elle », insiste Freddy Matungulu.

Selon cet ancien haut fonctionnaire du FMI, en déposant sa candidature, ses premières pensées aujourd’hui sont pour l’ensemble de la population congolaise qui souffre beaucoup. « Je pense notamment aux compatriotes de l’Est, tout particulièrement à la région de Beni dont les souffrances sont connues au niveau mondial. On n’oublie pas nos compatriotes du Kasaï qui ont de très sérieux problèmes sécuritaires pendant les dernières années », a-t-il déclaré.

Matungulu dit avoir répondu à l’appel de la Nation qui est « en difficulté, qui a besoin d’hommes capables de s’occuper de ses problèmes. J’ai un projet de société, je fais preuve d’intégrité dans la gestion de la chose publique, j’ai en la matière également une expérience avérée, voilà pourquoi je me mets à la disposition de la Nation aujourd’hui », a-t-il précisé.

Et au-delà de l’expérience, Freddy Matungulu a une vision pour le pays, organiser les choses de telle sorte qu’à partir de l’année prochaine 2019, « nous nous remettions au travail pour que nos populations puissent trouver les solutions, les bonnes, à nos difficultés et que nous amorcions le processus d’amélioration des conditions de vie sociale et des conditions de vie économique de nos populations. C’est cela le sens de la démarche de Freddy Matungulu. « Voilà comment je perçois cet acte quand je me porte aujourd’hui candidat-président de la République », dit-il.

Eviter la politique de la chaise vide

En allant à cette élection alors qu’il rejette, comme nombre de ses pairs de l’opposition, la machine à voter, Matungulu explique que « c’est une contradiction en apparence, nous avons aussi voulu éviter de pratiquer la politique de la chaise vide. Parallèlement à l’engagement qui est le nôtre dans ce processus électoral, nous continuons à discuter avec les responsables au niveau de la CENI pour que cette question de la machine à voter puisse trouver une solution qui rencontre les préoccupations des uns et des autres. On est engagé mais on continue à exprimer en même temps nos appréhensions relativement aux points de difficulté que connait encore le processus électoral ».

S’agissant de la candidature unique, Matungulu reconnait que c’est un point important sur lequel il travaille avec ses camarades de l’opposition depuis plusieurs mois. Le président de Congo na biso dit avoir personnellement parlé du sujet avec le sénateur Jean-Pierre Bemba quand il était de passage à Kinshasa. Les opposants essayent tous de s’accorder sur l’importance de la mise en place de cette candidature commune de l’opposition. Parce que, rappelle Freddy Matungulu, « si nous avons raté l’alternance politique en 2006 et en 2011, c’est parce que l’opposition était allée aux élections en ordre dispersé », analyse-t-il. Aujourd’hui il y a une volonté qui anime tous les grands acteurs de l’opposition en faveur de la démarche d’unité et la mise en place de candidature commune.

FREDDY MATUNGULU PRÊT POUR LA BATAILLE PRÉSIDENTIELLE

« Je suis heureux de vous confirmer que je remplis déjà les conditions administratives et financières requises pour mon enregistrement en tant que candidat président de la République », a-t-il déclaré. Tout en remerciant les membres de son regroupement politique pour la confiance qu’ils ont placée en lui, Freddy Matungulu a expliqué à son auditoire que son ambition de diriger la RD-Congo a été annoncée depuis trois ans. « Le problème de notre Congo aujourd’hui c’est l’absence de ce précieux leadership patriote, pédagogique et respectueux des institutions du pays. Un leadership incarné par un Magistrat Suprême qui prêche par l’exemple, respecte et fait respecter la loi, et proche des Congolais, les écoute et les comprend », analyse le président de la SYENCO.

Plébiscité candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018, par la plateforme « Synergie électorale pour notre Congo (SYENCO) », Freddy Matungulu est paré pour livrer bataille. Le ministre honoraire des Finances, Budget et Economie (février 2001-avril 2003) et ex-haut fonctionnaire du Fonds monétaire international l’a déclaré lors de son investiture officielle le mardi 31 juillet au siège de son parti à Kinshasa.

« Je suis heureux de vous confirmer que je remplis déjà les conditions administratives et financières requises pour mon enregistrement en tant que candidat président de la République », a-t-il déclaré.

Tout en remerciant les membres de son regroupement politique pour la confiance qu’ils ont placée en lui, Freddy Matungulu a expliqué à son auditoire que son ambition de diriger la RD-Congo a été annoncée depuis trois ans.

« Le problème de notre Congo aujourd’hui c’est l’absence de ce précieux leadership patriote, pédagogique et respectueux des institutions du pays. Un leadership incarné par un Magistrat Suprême qui prêche par l’exemple, respecte et fait respecter la loi, et proche des Congolais, les écoute et les comprend », analyse le président de la SYENCO.

Pour ce professeur d’économie de renom, « la quête pour la magistrature suprême a une finalité simple : faire enclencher en RDC un processus d’amélioration constante et pérenne du social des Congolais. » Un domaine dans lequel Freddy Matungulu affirme avoir « des idées et une expérience professionnelle établies ».

La médiocrité n’est pas une fatalité pour le Congo

Dans son allocution devant une assistance qui l’aura ovationné de bout en bout, le président de « Congo na Biso » explique que pour lui prendre les rênes de la RDC est un appel de sa « conscience de Congolais soucieux du bien-être de ses compatriotes ». Il confie à l’occasion que les années passées à servir sa mère patrie lui a appris plusieurs leçons. « Premièrement, contrairement à ce que l’on dit à longueur de journées, la médiocrité n’est pas une fatalité pour le Congo. Les grandes décisions en matière de gestion d’Etat reviennent toujours à l’homme politique, pas aux experts. Pour que le pays avance, il faut donc que le premier magistrat qui arbitre et tranche en dernier ressort soit patriote, bien formé et d’expérience avérée. Ces deux expériences de mon passage au Gouvernement expliquent ma présence sur la scène politique nationale », a indiqué Matungulu.

Par ailleurs, le leader de la SYENCO s’est dit favorable à l’idée d’une candidature unique de l’Opposition à la présidentielle. Freddy Matungulu souscrit totalement à cette « vision de l’union sacrée de l’opposition face au camp Kabila ». Et déclare « appuyer dès lors sans réserve le projet de mise en place d’un candidat-président commun de l’Opposition, comme notre population le souhaite et le demande avec insistance. Je suis par conséquent disposé à retirer ma candidature si, de manière consensuelle, l’Opposition s’accorde sur une candidature autre que la mienne ». L’ancien fonctionnaire international insiste sur le fait que cette candidature commune doit « être de compétence et d’expérience avérées ».

Matungulu a alors appelé à la communion de cœur de tous les leaders de l’Opposition, pour que « chacun taise son égo et réponde aux aspirations des Congolais au changement démocratique… ».

Lire ci-dessous, l’intégralité du discours de Freddy Matungulu à l’occasion de son investiture comme candidat de la SYENCO à la présidentielle du 23 décembre 2018.

(Didier KEBONGO)

ALLOCUTION DU PROFESSEUR FREDDY MATUNGULU MBUYAMU ILANKIR, CANDIDAT

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
Honorables Invités ;
Chers compatriotes membres de Congo Na Biso et SYENCO ;

Je vous remercie sincèrement pour la grande confiance que vous me témoignez en faisant de moi, ce mardi 31 juillet 2018, le porte-étendard de notre regroupement politique, la Synergie électorale Notre Congo, SYENCO en sigle, pour la prochaine élection présidentielle.

Je vous exprime, très humblement, ma profonde gratitude pour l’honneur que vous fartes ainsi à ma modeste personne.

Mes chers compatriotes.

En ce jour mémorable où la SYENCO prend date avec l’Histoire, je tiens à rendre un vibrant hommage aux Églises et à toutes les confessions religieuses du pays pour leur grande œuvre éducatrice. Sans elle, je n’aurais certainement pas été ce que je suis aujourd’hui.

Les confessions religieuses présentes dans la vie scolaire de la jeunesse congolaise ont depuis des décennies, contribué à doter notre Congo de cadres formés dans tous les domaines et capables de prendre en main le destin de ce beau et grand pays et celui de son peuple.

Je voudrais rendre un hommage tout particulier et exprimer une reconnaissance méritée à l’Église catholique pour la formation tant intellectuelle que morale de qualité qu’elle m’a prodiguée. Car, faut-il le rappeler et le souligner, Freddy Matungulu est un pur produit des écoles catholiques.

Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs :

Nombreux sont certainement les compatriotes qui se posent encore la question de savoir Pourquoi Freddy Matungulu est candidat Président de la République.

A cette interrogation, je réponds qu’il s’agit d’un appel de ma conscience de Congolais soucieux du bien-être de mes compatriotes.

Tout est parti de mon expérience gouvernementale du début des années 2000.

Vous vous rappellerez qu’en janvier 2001 notre Congo avait perdu, dans des conditions tragiques, son troisième Président, Mzee Laurent-Désiré Kabila. Ce fut un moment difficile pour notre peuple en quête de stabilité, alors que le pays était secoué de partout.

C’est en ce moment-là que j’ai été appelé et ai accepté les fonctions me confiées de Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget de la République. Pour me décharger de mes obligations constitutionnelles, j’ai mis toute mon intelligence et mon expérience au service de te nation. En toute intégrité.

Ma méthodique action gouvernementale a vite été couronnée de succès. Ainsi, en à peine deux années de travail, notre pays a retrouvé le calme et la sérénité sur les marchés de change et des biens et services ; en même temps qu’il a commencé à relancer progressivement la production nationale. La bonne gouvernance placée au placard sous Mobutu et Laurent-Désiré Kabila est redevenue mode de gestion et routine au Ministère des Finances.

Cette grande expérience de service à la mère-patrie m’a appris plusieurs leçons. J’en relèverai ici deux.

Primo : contrairement à ce que l’on dit à longueur des journées, la médiocrité n’est pas une fatalité pour le Congo, notre pays.

Secundo : les grandes décisions en matière de gestion de l’Etat reviennent toujours à l’homme politique, pas aux experts. Pour que le pays avance, il faut donc que le Premier Magistrat, qui arbitre et tranche en dernier ressort, soit patriote bien formé, et d’expérience avérée.

Ces deux enseignements de mon passage au gouvernement expliquent ma présence sur la scène politique nationale.

Une présence qui est avant tout quête de force et d’alliances politiques pour une application sure, demain, des reformes nécessaires à la relance de la production et à la réalisation d’une croissance dont le fruit bénéficie à la majorité des congolais. Une croissance inclusive donc, et de lutte plus efficace contre la pauvreté dans ce pays aux potentialités incommensurables.

En clair, pour moi, la quête pour la Magistrature Suprême a une finalité simple : faire enclencher en RDC un processus d’amélioration constante et pérenne du social des congolais. Un domaine dans lequel j’ai des idées et une expérience professionnelle établies.

A cette fin, je mettrai toute mon énergie à créer et asseoir dans notre pays un environnement politique et institutionnel de progrès. Un contexte dans lequel le bien être de la population est l’ultime but de l’action gouvernementale et la recherche des résultats à cette fin une exigence permanente du fonctionnement de l’Etat. Un pays dans lequel, par conséquent on pourra enfin avoir des hommes et des femmes qu’il faut à la place qu’il faut.

Dans un tel contexte, les institutions fortes priment sur tout, et la vraie force des dirigeants, y compris le Chef de l’Etat vient de la capacité de ces gouvernants à faire respecter les institutions du pays qui doivent systématiquement être au dessus de tous. C’est cela l’Etat de droit.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;

Comme il sied de le relever, le problème de notre Congo aujourd’hui c’est l’absence de ce précieux leadership patriote, pédagogue, et respectueux des institutions du pays. Un leadership incarné par un Magistrat Suprême qui prêche par l’exemple, respecte et fait respecter la loi, est proche des Congolais, les écoute et les comprend. Un homme ou une femme d’État qui ????? accable (e) des problèmes de la population et ne vit que pour donner l’impulsion au travail national de recherche des solutions idoines.

Par votre présence massive ici, ce jour, vous me confirmez votre choix et votre volonté de voir ma modeste personne incarner l’année prochaine ce leadership nouveau pour notre cher et beau pays.

Je vous en remercie très sincèrement une nouvelle fois. En même temps, je dis toute ma reconnaissance et exprime ma profonde gratitude à tous ces nombreux autres compatriotes non membres de la SYENCO qui pensent comme vous. Je sais que je saurai compter sur le soutien de vous tous le moment venu.

Dans cette perspective, je suis heureux de vous confirmer que je remplis déjà les conditions administratives et financières requises pour mon enregistrement en tant que candidat-président de la République.

Egalement important dans ce cadre, je vous annonce la publication ce vendredi 3 août 2018 du projet de société CNB/SYENCO pour le prochain gouvernement de la Nation.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
Chers compatriotes ;

C’est depuis trois ans que j’ai officiellement fait connaître, en ce même lieu, mon ambition de diriger le Congo. Depuis ce temps, vous avez accompagné avec lucidité les actions politiques que j’ai menées dans le cadre de ce grand et noble projet.

Sans vous, l’initiative n’aurait pas atteint le niveau de maturité et de crédibilité dont elle jouit aujourd’hui au double plan national et international.

Je ne peux donc me permettre de vous décevoir en abandonnant le projet à cette phase ultime de sa mise œuvre.

Cependant, à l’heure actuelle, tout leader qui prône l’alternance politique au Congo admet l’impératif pour l’opposition de se présenter aux élections en ordre organisé. Spécialement en ce qui concerne l’élection présidentielle.

Freddy Matungulu souscrit totalement à cette vision de l’union sacrée de l’opposition face au camp Kabila. J’appuie dès lors sans réserve le projet de mise en place d’un candidat-président commun de l’opposition, comme notre population le souhaite et le demande avec insistance.

Par conséquent je suis donc disposé à retirer ma candidature si, de manière consensuelle, l’opposition s’accorde sur une candidature autre que la mienne. Une candidature commune qui doit toutefois être de compétence et d’expérience avérées.

Dans ce cadre, grande est ma joie d’apprendre la venue au pays natal de notre compatriote Jean-Pierre Bemba Gombo. En notre nom à tous, je lui dis bon retour chez nous.

J’entends travailler en étroite collaboration avec lui et son parti, ainsi qu’avec tous les autres collègues de l’opposition pour qu’aboutissent dans les meilleurs délais les discussions déjà engagées et qui visent un consensus sur celui ou celle d’entre nous qui assumera le rôle historique et lourd de responsabilités de porte-étendard de l’opposition à la prochaine présidentielle.

Je sais et suis convaincu que sur ce front, nous, membres de l’opposition, n’avons pas droit à l’erreur. En effet le changement que notre peuple appelle de tous ses vœux, c’est maintenant qu’il faut le conquérir. Demain sera trop tard.

C’est pourquoi, je lance un appel solennel à la communion des cœurs de tous les leaders de l’opposition, pour que chacun de nous taise son ego et réponde aux aspirations des Congolais au changement démocratique. Je m’investis pleinement dans les discussions en cours sur cette question capitale, et entends jouer ma partition avec détermination, loin d’intrigues politiciennes de bas étage. Pour le bien de tous !

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ; Chers compatriotes membres de la SYENCO ;

Je m’engage à vous faire part du résultat de ces négociations le weekend prochain. Sur cette base, notre regroupement politique décidera de la suite à donner au projet de participation de notre candidat-président à la prochaine élection présidentielle.

Que l’Éternel Dieu bénisse notre Congo et son peuple !

Je vous remercie.

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