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Moise KATUMBI [au milieu], Olivier KAMITATU [gauche] et Salomon.
Moise KATUMBI [au milieu], Olivier KAMITATU [gauche] et Salomon.

Présidentielle : Moïse KATUMBI hors-jeu ?

Dernière mise à jour, le 9 août 2018 à 06:41

Sauf imprévu, Vital Kamerhe dépose officiellement ce lundi 6 août, sa candidature à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain. Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi et Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir déposeront leurs candidatures demain mardi 7 août. Le « dernier » annoncé est Adolphe Muzito qui, selon des sources, se présentera ce mercredi 8 août aux bureaux de la CENI, pour le même exercice. A chaque candidat, son jour. Occasion pour chacun des quatre figures annoncées de l’Opposition, de démontrer ses capacités de mobilisation. Il y a fort à parier que les trois jours vont connaître une effervescence particulière sur certaines principales artères de la ville. Un autre candidat de l’Opposition peine encore à traverser définitivement les frontières du pays. En l’occurrence, Moïse Katumbi Chapwe bloqué depuis le week-end dernier, à la limite séparant la RDC de la Zambie. Le chairman du T.P. Mazembe a une fois de plus tenter de traverser le samedi 4 août la frontière par Kasumbalesa. Il n’a pu franchir la zone neutre pour effectivement fouler le sol rd congolais. Les autorités zambiennes ont même signifié au leader de « Ensemble pour le changement  » le refus de Kinshasa de le laisser rentrer au pays. Annonce faite samedi par Olivier Kamitatu, porte-parole de l’opposant Katumbi. Jusque tard dans la soirée d’hier dimanche, en tout cas rien d’officiel ne renseignait encore sur un éventuel dénouement de l’affaire Katumbi dans le délai. C’est-à-dire d’ici au 8 août, date de clôture du dépôt de candidatures pour l’élection présidentielle et les législatives. D’ores et déjà, doit-on conclure que Moïse Katumbi, le premier Opposant à avoir déclaré sa candidature à la présidentielle de décembre prochain, est mis hors-jeu ? Nombre de Congolais semblent arriver à cette conclusion –peut –être encore hâtive. Néanmoins, l’intéressé lui-même n’a pas encore perdu espoir. L’ancien gouv du Katanga croit dur comme fer et tient mordicus à concrétiser son dessein de briguer la Magistrature suprême en République Démocratique du Congo (RDC).

Sauf imprévu, Vital Kamerhe dépose officiellement ce lundi 6 août, sa candidature à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain. Cette nouvelle, annoncée le week-end dernier par le SG de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Baudouin Mayo, a été confirmée par lui-même Vital Kamerhe, investi candidat de son parti à la Magistrature suprême.

Par ailleurs, les infos parvenues hier dimanche à la rédaction de Forum des As, renseignent que Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi et Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir déposeront leurs candidatures demain mardi 7 août. Le « dernier » annoncé est Adolphe Muzito qui, selon des sources, se présentera ce mercredi 8 août aux bureaux de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), pour le même exercice. A chaque candidat, son jour. Occasion pour chacun des quatre figures annoncées de l’Opposition, de démontrer ses capacités de mobilisation. Il y a fort à parier que les trois jours vont connaître une effervescence particulière sur certaines principales artères de la ville.

Au cas où les quatre candidatures susmentionnées seraient effectivement déposées, elles porteraient ainsi à six, le nombre de candidats Président de la République officiellement enregistrés. Les deux premiers prétendants l’ayant déjà été. Il s’agit de Seth Kikuni, le samedi 28 juillet dernier et Jean-Pierre Bemba, le 02 août en cours.

Au-delà des considérations formalistes, le dépôt de candidatures de ces acteurs politiques de l’Opposition à la présidentielle, a toute sa symbolique. Le message à retenir, c’est que l’Opposition s’engage à participer aux prochaines élections. Le moment est donc venu pour mettre un terme aux tergiversations. Exit les querelles autour de la machine à voter. Désormais, les disputes sur cette imprimante doivent céder la place aux stratégies électorales. A un peu plus de quatre mois de l’organisation effective du scrutin en décembre, nul ne conseillerait en conséquence, à l’Opposition, de se laisser distraire par une polémique (sans issue ?) de quelque nature.

QUID DU CAS MOISE KATUMBI ?

Pendant que les ambitions se sont clairement exprimées dans le camp anti Joseph Kabila, un autre candidat de la même Opposition peine encore à traverser définitivement les frontières du pays. En l’occurrence, Moïse Katumbi Chapwe bloqué depuis le week-end dernier, à la limite séparant la RD Congo de la Zambie. Selon les derniers éléments d’info en notre possession, le chairman du prestigieux club T.P. Mazembe a une fois de plus tenter de traverser le samedi 4 août la frontière par Kasumbalesa. Il n’a pu franchir la zone neutre pour effectivement fouler le sol rd congolais. Les autorités zambiennes ont même signifié au leader de « Ensemble pour le changement  » le refus de Kinshasa de le laisser rentrer au pays. Annonce faite samedi par Olivier Kamitatu, porte-parole de l’opposant Katumbi.

Jusque tard dans la soirée d’hier dimanche, en tout cas rien d’officiel ne renseignait encore sur un éventuel dénouement de l’affaire Katumbi dans le délai. C’est-à-dire d’ici au 8 août, date de clôture du dépôt de candidatures pour l’élection présidentielle et les législatives. D’ores et déjà, doit-on conclure que Moïse Katumbi, le premier Opposant à avoir déclaré sa candidature à la présidentielle de décembre prochain, est mis hors-jeu ? Nombre de Congolais semblent arriver à cette conclusion –peut –être encore hâtive. Néanmoins, l’intéressé lui-même n’a pas encore perdu espoir. L’ancien gouv du Katanga croit dur comme fer et tient mordicus à concrétiser son dessein de briguer la Magistrature suprême en RD Congo. Réussira-t-il à traverser la frontière rd congolaise ? Toute la question semble donc être là.

FCC : QUI ?

Pour l’instant, les Congolais se sont fait une idée plus ou moins claire sur les Opposants candidats Président de la République. Cependant, ils ignorent encore tout, du candidat de la famille politique du Président Joseph Kabila. Qui portera donc l’étendard de la Majorité présidentielle (MP) ou du Front commun pour le Congo (FCC) au prochain scrutin ? Enigme ! D’où, l’impatience.

Entretemps, les supputations vont dans tous les sens. Dans cette foire aux pronostics, certains noms des majors de la kabilie sont cités comme successeurs du Chef de l’Etat « sortant ». Parmi lesquels, Modeste Bahati Lukwebo, Autorité morale de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés, (AFDC-A), nouvelle plateforme électorale, créée il y a seulement quelques mois.

Toujours est-il que du côté du FCC, on refuse d’agir sous pression. L’essentiel, entend-on dire, est de mieux fignoler le choix du candidat unique réunissant les atouts nécessaires. C’est-à-dire un postulant devant recueillir l’ « unanimité » des autres membres de la méga plateforme électorale présidentielle et capable de battre le ticket de l’Opposition. Sans doute que la semaine qui commence, pourrait mettre fin au suspense et à la très longue période d’attente dans l’opinion.

[Laurel KANKOLE, Intro KT]

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