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Présidentielle : L’heure de vérité en RDC

Dernière mise à jour, le 7 août 2018 à 06:57

Les opérations de dépôt de candidatures aux législatives provinciales ont été bouclées. Bien plus, la Centrale électorale a publié, après délibération, les listes des candidatures provisoirement confirmées. Depuis le 25 juillet, les candidats aux législatives nationales et à la présidentielle déposent leurs candidatures. D’ici au 8 août, ces opérations seront également bouclées. Autant dire que c’est l’heure de vérité, notamment pour la présidentielle.

Le processus électoral congolais avance bon gré mal gré. En dépit de plusieurs signaux négatifs et d’une destination périlleuse, le train des élections continue d’avancer.

La commission électorale nationale indépendante (Ceni) est dans cet agenda. Les opérations de dépôt de candidatures aux législatives provinciales ont été bouclées. Bien plus, la Centrale électorale a publié, après délibération, les listes des candidatures provisoirement confirmées.

Depuis le 25 juillet, les candidats aux législatives nationales et à la présidentielle déposent leurs candidatures. D’ici au 8 août, ces opérations seront également bouclées. Autant dire que c’est l’heure de vérité, notamment pour la présidentielle.

Les Congolais et les partenaires extérieurs de la République démocratique du Congo restent suspendus particulièrement à l’oiseau rare que la Majorité présidentielle va présenter comme candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018. Il ne reste que moins de 10 jours pour que l’opinion tant nationale qu’internationale ait une idée sur la volonté de la famille politique du chef de l’État à souscrire à l’alternance démocratique ou non.

C’est donc le compte à rebours qui a commencé pour la majorité au pouvoir.

Autant on attend voir la bonne foi de la majorité présidentielle à souscrire à l’alternance par la présentation d’un candidat présidentiable autre que l’actuel chef de l’État, autant le régime est attendu sur la nécessité de décrispation politique par la facilitation de tous les acteurs, notamment ceux de l’opposition à ce processus électoral.

Dans tous les cas, le régime de Kinshasa ne peut plus se dérober à toutes ces questions qui fâchent. Étant entré au dernier carré qui mène aux élections, le temps est son pire ennemi.

PROVINCIALES 2018 : 19.713 CANDIDATS POUR 718 SIÈGES

Après de longues et laborieuses délibérations de près d’une semaine par l’Assemblée plénière de la Ceni, secondée par des experts électoraux et juridiques de la même institution, c’est finalement tard la nuit du vendredi 27 juillet, aux environs d’une une heure du matin, que le rapporteur de la Centrale électorale a lu devant la presse, les décisions déclarant successivement recevables et irrecevables les candidatures des indépendants, partis politiques et regroupements politiques aux élections provinciales.

19.713 candidats concourent pour se disputer les 718 sièges à pourvoir sur le plan national. Pour la seule ville de Kinshasa qui compte 48 sièges, 2.000 postulants ont été validés.Il est également à noter que 59.139 dossiers individuels ont été réceptionnés et traités dans les BRTC dont 19.713 dossiers des titulaires contre 39.426 des suppléants.136 dossiers des candidatures ont été déclarés irrecevables.

Sur le plan technique, ces décisions N°021/CENI/BUR/18 et N°022/CENI/BUR/18 du 26 juillet 2018 ont été motivées par des procès-verbaux établis par les Bureaux de Réception et Traitement des dossiers de candidatures aux élections provinciales.

Les conditions d’éligibilité et d’inéligibilité des candidats et les critères de recevabilité et de non-recevabilité des dossiers des candidatures telles que fixées par la loi électorale et ses mesures d’application ont été également pris en compte. Et enfin, les décisions de la Ceni ont aussi considéré le fait que certains dossiers de candidatures n’ont pas respecté les dispositions légales au regard des motivations spécifiques à chacun d’eux.

Les contestations sont à déposer 5 jours après la publication

La publication de ces listes provisoires ouvre donc la voie à l’étape du contentieux électoral pour la députation provinciale, conformément au calendrier électoral. Les contestations sur les listes provisoires de candidatures ainsi publiées ont été ouvertes depuis le vendredi 27 juillet auprès des Cours d’Appel compétentes faisant office des Cours administratives d’Appel du ressort des Bureaux de réception et traitement des candidatures dans un délai de cinq jours suivant la publication.

Conformément à l’article 27 de la Loi électorale, les Cours d’Appel disposent d’un délai de dix jours ouvrables pour rendre leurs décisions, à compter de la date de leur saisine.Après la réception des arrêts de différentes Cours d’Appel, la Ceni procédera à la publication des listes définitives conformément à l’article 27, alinéa 6, de la Loi électorale.

Les listes provisoires des candidats députés provinciaux ainsi publiées par voie de presse sont affichées dans les Antennes de la CENI. Elles sont également disponibles sur le site web www.ceni.cd.

LE GOUVERNEMENT REMBOURSERA LA CAUTION DES PROVINCIALES RATÉES DE 2016

« Le gouvernement va procéder à partir de lundi 30 juillet au remboursement des frais de dépôts de candidatures des députés provinciaux aux élections qui devraient être organisées en 2016 « , indique le ministère de l’Intérieur et Sécurité dans signé samedi 28 juillet par le vice-ministre Basile Olongo Pongo.

La source, qui précise que le lieu de cette opération de remboursement est l’immeuble de la territoriale situé sur le Boulevard Triomphal, à côté du palais du peuple à Kinshasa, souligne les concernés ou leurs délégués devront se munir de toutes les preuves de paiement versées à la Banque.

Cette nouvelle est bien accueillie du coté de certains partis politiques.

Pour Seydou Mena Makengo, président du « Parti national pour la démocratie et le développement  » (PND), le gouvernement devrait manifester d’autres actes de bonne volonté.

« C’est depuis 2015 que nous avons payé notre caution et en 2018 nous avons fait pression sur le gouvernement pour qu’on nous le rembourse, ou soit qu’on le considère pour les élections à venir. Mais puisque le gouvernement et la CENI sont revenus sur leur décision, nous sommes très contents. Je ne sais pas comment les autres partis politiques se sont organisés, mais chez-nous, c’est le parti qui avait payé pour tous les candidats ».

Donc, j’ose croire que nous allons nous enregistrer et cet argent sera reversé dans la caisse du parti, PND. Je pense que le gouvernement continue à entendre la voix de la population », a indiqué Seydou Mena Makengo.

[avec lePotentiel, ACP]

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