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Alexis Tambwe Mwamba
Alexis Tambwe Mwamba,

RDC : Tambwe MWAMBA traduit en justice

Dernière mise à jour, le 4 août 2018 à 10:56

Franck Diongo vient de déposer une plainte contre le ministre d’Etat en charge de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, auprès du Procureur Général de la République. On constate, à la lecture de cette plainte du représentant de l’Ensemble dans la ville de Kinshasa, que plusieurs infractions sont retenues contre le patron de la justice congolaise, notamment les injures publiques, les imputations dommageables, l’incitation des militaires à tuer Franck Diongo, le trafic d’influence et la torture morale.

Bien qu’encore détenu dans sa cellule de la Prison Centrale de Makala, l’opposant Franck Diongo n’est pas resté insensible aux propos tenus contre lui par le ministre d’Etat en charge de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, lors de son intervention à la Tripartite entre le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), le Gouvernement et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le mercredi 18 juillet 2018.

A ces sujet, le président du MLP vient de déposer une plainte contre ce membre du gouvernement auprès du Procureur Général de la République. On constate, à la lecture de cette plainte du représentant de l’Ensemble dans la ville de Kinshasa, que plusieurs infractions sont retenues contre le patron de la justice congolaise, notamment les injures publiques, les imputations dommageables, l’incitation des militaires à tuer Franck Diongo, le trafic d’influence et la torture morale.

« Pendant que je clame mon innocence, et par ricochet ma libération en ma qualité de demandeur en révision devant la Cour de cassation, qui venait de recevoir ma brillante plaidoirie en attendant le réquisitoire du ministère public, le ministre de la Justice s’est livré à des propos injurieux et diffamatoires de nature, d’une part, à m’exposer au mépris du public et à la colère des militaires et, d’autre part, à influencer l’attitude des juges à mon égard », se se plaint Franck Diongo.

Rappelons que le ministre d’Etat en charge de la Justice, en réponse à la demande de libération des prisonniers politiques et d’opinions, conformément à l’Accord du 31 décembre 2016, avait traité Diongo de voyou ayant fracturé le bras d’un militaire de la Garde républicaine. Pourtant lors de l’audience en révision du procès contre Franck Diongo, ses avocats avaient fait remarquer aux juges que les acteurs matériels de l’infraction retenue à la charge de leur client, à savoir coups et blessures volontaires, avaient été acquittés, alors que Franck Diongo, présupmé auteur intellectuel, avait été condamné à 5 ans de prison.

Pour Franck Diongo, le ministre de la justice a profité de la tribune lui offerte par la Tripartite pour exprimer publiquement l’acharnement, le mépris et la haine qu’il nourrit à son égard.

Diomi, Diongo, et Muyambo ne seront pas libérés

Évoquant la décrispation politique, spécialement la libération des prisonniers politiques, lundi 16 juillet à la Tripartite, le ministre de la Justice et Garde des sceaux n’est pas allé par quatre chemins pour ce qui est des « cas emblématiques ». Pour Alexis Thambwe Mwamba, qu’il s’agisse de Diomi, Diongo ou encore Muyambo, aucun d’entre eux ne peut être libéré.

« On veut que je libère Diomi, Diongo, Muyambo. Je voudrais vous signaler ici que ce que vous considérez comme cas emblématiques, ne peuvent pas trouver une solution au niveau du ministère de la Justice. Ces individus ne sont pas libérables », a fait savoir le ministre de la Justice.

« Faites voter une loi d’amnistie pour Diomi, pour Muyambo et pour Franck Diongo, en disant qu’ils peuvent être libérés. Et le jour où cette loi est promulguée, dans l’heure qui suivra la promulgation ils sortent », a-t-il ajouté.

Le ministre de la justice a insisté sur le fait qu’il ne peut agir qu’en fonction de la loi.

« L’Accord ce n’est pas la bible. On cite les cas qui sont libérables. Il faut faire la distinction entre les gens qui sont condamnés pour des cas de droit commun. Et ceux que vous citez, sont là-bas pour des raisons de droit commun », a conclu Thambwe Mwamba.

Visiblement, Eugène Diomi, Franck Diongo ou encore Jean-Claude Muyambo sont loin de retrouver la liberté, bien que leurs cas soient considérés comme « emblématiques » selon l’Accord de la Saint Sylvestre.

[avec Éric Wemba, 7sur7.cd]

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