samedi , 23 mai 2020
Accueil / Afrique / Vol à main armée : Pages sombres de la criminalité en RDC

Vol à main armée : Pages sombres de la criminalité en RDC

Le premier cas de cette année remonte au 2 avril. Ce jour-là, vers 8 heures, Mukoma Nkoma, cambiste, s’apprêtait à ouvrir son bureau de change au quartier Lemba Foire, dans les parages de «Six Paillottes». Quelques personnes se sont présentées à son bureau. A sa grande déception, ce n’était pas des clients ordinaires, mais des voleurs à main armée qui l’ont braqué, juste le temps de lui arracher les clés de contact de sa jeep RAV 4 et un sac contenant 45.000 dollars. Le second cas répertorié est celui de l’extorsion de 15.000 dollars commise le 5 avril vers 17 heures, sur l’ex-avenue des Flambeaux, à l’entrée de la société Bralima, à Barumbu. Les victimes sont des sujets chinois à bord de la voiture taxi de couleur blanche, immatriculée 5408 AX / 01. Au cours de l’attaque, le chauffeur congolais Jean Dizandula Ntiemo a attrapé une balle et en est mort.

Au début de cette année,  Kinshasa était entraîné dans une forte tempête de la criminalité. Des attaques par-ci, des agressions par-là, ciblaient pour la plupart des changeurs de monnaies, au point que la profession de cambiste se trouve séreusement menacée.

Le premier cas de cette année remonte au 2 avril. Ce jour-là, vers 8 heures, Mukoma Nkoma, cambiste, s’apprêtait à ouvrir son bureau de change au quartier Lemba Foire, dans les parages de «Six Paillottes». Quelques personnes se sont présentées à son bureau. A sa grande déception, ce n’était pas des clients ordinaires, mais des voleurs à main armée qui l’ont braqué, juste le temps de lui arracher les clés de contact de sa jeep RAV 4 et un sac contenant 45.000 dollars.

Le second cas répertorié est celui de l’extorsion de 15.000 dollars commise le 5 avril vers 17 heures, sur l’ex-avenue des Flambeaux, à l’entrée de la société Bralima, à Barumbu. Les victimes sont des sujets chinois à bord de la voiture taxi de couleur blanche, immatriculée 5408 AX / 01. Au cours de l’attaque, le chauffeur congolais Jean Dizandula Ntiemo a attrapé une balle et en est mort.

En 2017, le passé criminel de la bande rappelle le séjour de Daniel Lomena Mulenda et Mwamba Makelele Papy surnommé Papy Nyangama, dans le territoire de Masi-Manimba, où avec leur comparses dont un commissaire supérieur de la police, ils sont allés commettre un vol à main armée à la Paroisse catholique Ngondi. Arrêtés sur dénonciation des habitants du coin, ces brigands ont été traduits devant le Tribunal militaire de garnison de Kikwit, qui les a tous condamnés à la peine capitale. Pendant qu’ils étaient en détention au cachot du Camp militaire Ebeya, ces dangereux bandits ont réussi à s’évader en masse pour regagner Kinshasa, à bord des véhicules banalisés.

Cette étape franchie, la capitale leur ouvrait grandement ses portes. Ils ont reconstitué une nouvelle organisation criminelle qui a fini par redonner du fil à retordre au Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa. Le Groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants alerté par des informateurs occasionnels sur les activités de ce groupe de malfaiteurs, a lancé une traque qui a abouti à leur arrestation et leur transfert à l’Auditorat général des Fardc.

Dans les fichiers de cette même bande, on peut relever d’autres braquages non moins spectaculaires. En effet, dans la nuit du 20 au 21 février 2013, ces bandits avaient frappé au domicile de Mme Mwanga Kula, vendeuse des bijoux, résidant sur l’avenue Opala n°30, commune de Kasa-Vubu, à qui ils avaient arraché la somme de 57.000 dollars et un important lot de bijoux.

Le 22 mars 2014, une autre agression au domicile d’une autre vendeuse de bijoux leur avait rapporté 300.000 dollars et 5 KG de bijoux. Madeleine Lindedi Nsosa alias Madova est demeurée très marquée par ce vol à main armée qui l’avait complètement ruinée. Appréhendés par la police, ces brigands avaient été transférés le 18 avril 2014, à l’Auditorat militaire de garnison de Matete, pour association de malfaiteurs et vol à main armée. Et comme si la bande n’avait pas encore achevé l’écriture des pages sombres du banditisme à Kinshasa, un de ses membres fut mis aux arrêts le 23 octobre 2017, pendant qu’il négociait l’achat d’une arme de guerre avec le soldat Donat Ndoba Botulu. C’était au domicile d’une certaine Aïcha Mwayuma Kambi.

[J.R.T.]

A lire aussi

Les oubliés : Chronique des Héros de Wenge Musica

C’est le nom de cette chronique qui retrace dans les moindres détails les noms et …

Laisser un commentaire