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J-P Bemba, Fatshi et Moise Katumbi. Photo montage kongotimes!
J-P Bemba, Fatshi et Moise Katumbi. Photo montage kongotimes!

RDC : Le candidat commun de l’Opposition sera choisi après la publication des listes définitives par la Cour constitutionnelle

Dernière mise à jour, le 28 juillet 2018 à 07:17

S’agissant du projet de candidature commune de l’Opposition à la présidentielle de décembre prochain, le MLC par la bouche de son SG, se déclare favorable. Mais le consensus à ce sujet ne doit pas se dégager au stade actuel du processus électoral en cours. « Toutes les candidatures affichées jusque-là, y compris celle de Jean-Pierre Bemba investi à ce titre par le congrès de son parti, son des candidatures à une candidature », déclare Eve Bazaïba. Au MLC, on soutient le schéma selon lequel chaque candidat dépose librement sa candidature, quitte à se mettre d’accord par la suite autour de celui qui devra porter l’étendard de l’opposition au scrutin présidentiel. En d’autres termes, le candidat commun de l’Opposition sera choisi après la publication des listes définitives par la Cour constitutionnelle. Par ailleurs, le parti cher à Jean-Pierre Bemba estime qu’il serait hasardeux, au stade actuel du processus électoral en cours, de présenter une candidature commune ou unique de l’Opposition – c’est selon – alors qu’on ignore encore le sort réservé à chacun des postulants. Pour Eve Bazaïba, l’option levée par le parti procède d’une stratégie électorale.

Top Congo FM, média privé émettant de Kinshasa a organisé son émission  » le Débat  » du mardi 17 juillet en cours, avec comme invitée Mme Eve Bazaïba Masudi, Secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Seule face à tous, le secrétaire général du parti cher à Jean-Pierre Bemba devait donc répondre à une pluie de mails SMS et autres messages enregistrés sur le compte Wattsapp de la radio.

Tel un enseignant devant un auditoire hétérogène, Eve Bazaïba a réussi à bien ménager ses interrogateurs. Cette ancienne sénatrice et présidente de la Commission socioculturelle de la Chambre haute du Sénat, élue députée nationale en 2011, a donc trouvé des réponses à toutes les questions. Une réplique sans ambages et qui donnait à croire que l’invitée de Top Congo FM avait une parfaite maitrise de sa matière.

S’agissant du projet de candidature commune de l’Opposition à la présidentielle de décembre prochain, le MLC par la bouche de son SG, se déclare favorable. Mais le consensus à ce sujet ne doit pas se dégager au stade actuel du processus électoral en cours.

« Toutes les candidatures affichées jusque-là, y compris celle de Jean-Pierre Bemba investi à ce titre par le congrès de son parti, son des candidatures à une candidature », déclare Eve Bazaïba. Au MLC, on soutient le schéma selon lequel chaque candidat dépose librement sa candidature, quitte à se mettre d’accord par la suite autour de celui qui devra porter l’étendard de l’opposition au scrutin présidentiel. En d’autres termes, le candidat commun de l’Opposition sera choisi après la publication des listes définitives par la Cour constitutionnelle.

Par ailleurs, le parti cher à Jean-Pierre Bemba estime qu’il serait hasardeux, au stade actuel du processus électoral en cours, de présenter une candidature commune ou unique de l’Opposition – c’est selon – alors qu’on ignore encore le sort réservé à chacun des postulants. Pour Eve Bazaïba, l’option levée par le parti procède d’une stratégie électorale.

Aussitôt après l’intervention du SG du MLC, la stratégie électorale dévoilée a été transformée en une question de sondage mercredi 18 juillet, toujours sur Top Congo FM. Et, une fois encore, plusieurs centaines d’auditeurs de cette radio, aussi bien au pays qu’à l’étranger, y ont répondu. Sans le moindre tabou. D’un côté, les partisans du schéma MLC. De l’autre, ceux qui s’opposent farouchement à ce projet. Dans l’un et l’autre camp, les arguments ne manquent pas.

Les partisans du  » OUI  » pensent qu’à l’étape actuelle du processus, il serait imprudent de présenter un candidat commun ou unique de l’Opposition au scrutin présidentiel.  » Qu’adviendrait-il si, in fine, la candidature présentée venait à être rejetée pour diverses raisons « , s’interrogent-ils.

Par contre, les  » NON  » estiment que renvoyer cette question à plus tard, risque d’être contre-productif pour l’Opposition.  » Quel est ce candidat qui accepterait de débourser ses milliers de dollars au titre de paiement de la caution exigée, pour ensuite s’effacer au profit d’un autre », s’interrogent à leur tour, les tenants de la deuxième thèse. Pas tout. Car, les mêmes personnes sondées pensent que l’argent qu’on aura gaspillé pour une garantie non remboursable qui n’aura servi à rien, pourrait bien soutenir la campagne électorale d’un candidat commun choisi après consensus. Ce, avant même le dépôt de candidatures, prévu du 25 juillet au 8 aout à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

A cinq jours de cette échéance, tout laisse à penser que l’Opposition est bien loin de se mettre d’accord autour d’une candidature commune. Moralité, la thèse du MLC fait son chemin sans désemparer. Pourvu que cette stratégie soit porteuse de bons résultats.

[avec Laurel KANKOLE]

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