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RDC : Polémique autour des prisonniers politiques

Dernière mise à jour, le 26 juillet 2018 à 11:49

Le ministre d’Etat en charge de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, a affirmé qu’Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et Jean-Claude Muyambo ne sont pas libérables, car condamnés pour des infractions de droit commun. Quant à Moise Katumbi, en exil à l’étranger depuis 2016, le retrait des poursuites judiciaires engagées contre lui n’est pas envisageable. Dans son réquisitoire, Thambwe Mwamba a traité Franck Diongo de voyou pour avoir cassé le bras d’un élément de la Garde républicaine, Jean-Claude Muyambo d’escroc car impliqué dans plusieurs dossiers immobiliers et Eugène Ndongala de violeur de filles mineures. II a soutenu que leurs dossiers ne relèvent plus de sa compétence et que l’unique alternative pour obtenir leur libération, c’est une mesure d’amnistie présidentielle.

La réaction du prisonnier et opposant Franck Diongo n’a pas tardé après les propos discourtois tenus contre lui et d’autres « prisonniers politiques emblématiques » par le ministre d’Etat en charge de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, en marge des travaux de la Tripartite Gouvernement/CNSA/CENI le lundi 16 juillet 2018.

Ce membre du gouvernement a affirmé qu’Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et Jean-Claude Muyambo ne sont pas libérables, car condamnés pour des infractions de droit commun. Quant à Moise Katumbi, en exil à l’étranger depuis 2016, le retrait des poursuites judiciaires engagées contre lui n’est pas envisageable.

Dans son réquisitoire, Thambwe Mwamba a traité Franck Diongo de voyou pour avoir cassé le bras d’un élément de la Garde républicaine, Jean-Claude Muyambo d’escroc car impliqué dans plusieurs dossiers immobiliers et Eugène Ndongala de violeur de filles mineures.

II a soutenu que leurs dossiers ne relèvent plus de sa compétence et que l’unique alternative pour obtenir leur libération, c’est une mesure d’amnistie présidentielle.

En réponse à cette prise de position, le Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) déclare avoir pris acte des propos proférés contre son président, Franck Diongo.

Dans une déclaration signée par son Secrétaire général, il est souligné que la sortie médiatique du ministre d’Etat en charge de la Justice n’était pas gratuite.

Elle intervient au moment où le président du MLP clame son innocence devant la Cour de cassation saisie de sa requête en révision du procès l’ayant condamné injustement à 5 ans de prison.

Selon les partisans de Franck Diongo, l’objectif poursuivi est d’influencer les juges qui sont appelés à statuer sur son dossier en cassation, en vue de faire barrage à la démonstration de son innocence et son acquittement au cas où sa requête en révision serait déclarée recevable et fondée.

Le représentant de l’Ensemble dans la ville de Kinshasa souhaite que les juges de la Cour de cassation ne se laissent pas influencer par les propos du ministre de la Justice.

« Je ne suis pas un voyou et ne le serais jamais », a déclaré Franck Diongo à travers le Secrétaire général du MLP, Nico Mayengele. Le MLP fustige le dérapage du ministre de la Justice qui frise, selon ce parti, l’acharnement et la persécution politico-judiciaire de Franck Diongo.

[ERIC WEMBA]

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