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Rebelle FDLR, Est de RDC. Photo archive.
Rebelle FDLR, Est de RDC. Photo archive.

MRCD : Une substitution des FDLR pour permettre au Rwanda d’agresser la RDC

Dernière mise à jour, le 12 octobre 2018 à 03:28

A en croire un tweet de Sonia Rolley de RFI (Radio France Internationale), une nouvelle rébellion est en gestation contre le pouvoir en place au Rwanda. Celle-ci aurait pour porte-étendard le MRCR (Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique). L’objectif de ces opposants rwandais serait de chasser Paul Kagame du pouvoir par la mise en place d’une branche armée dénommée FLN (Forces pour la Libération Nationale). A en croire les animateurs du MRCD, leur « armée de libération » se serait déjà signalée, ces dernières semaines, par des « frappes chirurgicales » contre l’armée régulière rwandaise. Mais lorsqu’on tourne et retourne le dossier, on ne peut que s’inquiéter de l’annonce de la naissance d’un nouveau mouvement rebelle rwandais. Car, au plan géostratégique, une telle rébellion ne peut espérer mettre réellement en difficulté l’armée rwandaise qu’en ayant comme base arrière la partie Est de la RDC. Connaissant le sens d’anticipation des hommes au pouvoir à Kigali, il est sûr et certain qu’à la moindre infiltration armée ayant pour rampe de lancement le territoire congolais, on assisterait à une riposte n’ayant d’autre visée qu’un nouveau safari militaire sur les terres du Grand Kivu, comme en 1996 (AFDL), 1998 (RCD/Goma), 2006 (CNDP), 2009 (M23) et 2012 (M23). Pour nombre d’analystes politiques avisés, le MRCD ne serait qu’une substitution des FDLR pour permettre au Rwanda d’agresser pour la nième fois la RDC, sous prétexte du droit de poursuite contre un mouvement rebelle qu’auraient accepté d’héberger les autorités congolaises.

A en croire un tweet de Sonia Rolley de RFI (Radio France Internationale), une nouvelle rébellion est en gestation contre le pouvoir en place au Rwanda. Celle-ci aurait pour porte-étendard le MRCR (Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique), lequel serait le fruit d’une alliance entre le PDR de Paul Rusesabagina, qui en serait le président, le CNRD de Wilson Irategeka (1er vice-président) et le RRM de Callixte Sankara (2me vice-président).

Apparemment, l’objectif de ces opposants rwandais serait de chasser Paul Kagame du pouvoir par la mise en place d’une branche armée dénommée FLN (Forces pour la Libération Nationale). La guerre de libération du Rwanda que ces rebelles comptent mener connaîtrait la participation des représentants des trois ethnies qui peuplent ce pays, à savoir les Hutu, les Tutsi et les Twa.

A en croire les animateurs du MRCD, leur « armée de libération » se serait déjà signalée, ces dernières semaines, par des « frappes chirurgicales » contre l’armée régulière rwandaise dans les localités de Cyangungu, Nyamagabe, Nyaruguru, Bugesera et Huye.

Un écran de fumée pour brouiller les élections

A première vue, une campagne de déstabilisation du régime en place au Rwanda, que d’aucuns considèrent comme le principal allié de Kinshasa, parait comme une bonne nouvelle pour le changement démocratique au sommet de l’Etat espéré pour décembre 2018.

Mais lorsqu’on tourne et retourne le dossier, on ne peut que s’inquiéter de l’annonce de la naissance d’un nouveau mouvement rebelle rwandais. Car, au plan géostratégique, une telle rébellion ne peut espérer mettre réellement en difficulté l’armée rwandaise qu’en ayant comme base arrière la partie Est de la République Démocratique du Congo.

Connaissant le sens d’anticipation des hommes au pouvoir à Kigali, il est sûr et certain qu’à la moindre infiltration armée ayant pour rampe de lancement le territoire congolais, on assisterait à une riposte n’ayant d’autre visée qu’un nouveau safari militaire sur les terres du Grand Kivu, comme en 1996 (AFDL), 1998 (RCD/Goma), 2006 (CNDP), 2009 (M23) et 2012 (M23).

Pour nombre d’analystes politiques avisés, le MRCD ne serait qu’une substitution des FDLR pour permettre au Rwanda d’agresser pour la nième fois la RDC, sous prétexte du droit de poursuite contre un mouvement rebelle qu’auraient accepté d’héberger les autorités congolaises.

Quant à ces dernières, pour donner l’impression de ne pas cautionner une nouvelle invasion du pays par des forces étrangères, elles devraient mettre les FARDC sur pied de guerre pour bouter hors du territoire national les « ennemis » de la paix et de la stabilité des institutions républicaines.

En réalité, si la guerre s’installe à l’Est, du fait de la double présence des combattants du MRCD et des troupes régulières rwandaises, le peuple congolais devrait purement et simplement mettre une croix sur les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales attendues pour le 23 décembre 2018.

Adieu les élections

Le « plan B » ou « C » tant évoqué au sujet des stratégies mises en place par les ennemis de la démocratie pour renvoyer les élections aux calendes grecques commence à livrer ses secrets. A défaut de tripatouiller la Constitution par l’organisation d’un référendum ou de bloquer la CENI par la fermeture du robinet des finances ou encore d’obtenir un report technique à travers la complication des opérations de réception et traitement des candidatures, une nouvelle guerre d’agression du pays par le Rwanda pourrait mettre tout le monde d’accord sur le cas de force majeure pour renvoyer les élections à plus tard. L’écran de fumée est ainsi placé devant des millions de Congolaises et Congolais pour leur démontrer qu’il n’est pas possible de les amener aux urnes dans un environnement d’insécurité totale à l’Est. Dans une zone où pullulent des dizaines de milices affairistes, dont les produits des rackets miniers, douaniers et autres sont écoulés publiquement dans les Etats voisins (Ouganda, Rwanda, Burundi), la pilule à faire avaler à ceux qui rêvent de l’alternance au pouvoir à la fin de cette année risque d’être fort amère.

Le coup monté contre le peuple congolais pour l’empêcher de faire le choix de ses futurs gouvernants dans les urnes mérite d’être sérieusement scruté pour que des millions de patriotes ne soient pas mis devant le fait accompli dans d’ici décembre 2018. Le devoir de vigilance s’impose à tous face à la mise en œuvre du fameux Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique.

[Kimp, lePhare]

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