dimanche , 21 octobre 2018
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RDC : La visite de Guterres – Faki reste encore à fixer

Le principe de la visite officielle en RD Congo de MM. Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies et de Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine est maintenu. C’est ce que précise un communiqué de presse de la Direction nationale du Protocole d’Etat, signé hier lundi 9 juillet 2018. Selon le même document, les consultations, via les canaux diplomatiques sont en cours pour l’harmonisation des agendas. Comme pour dire, la date de la visite en RD Congo, des deux personnalités précitées reste encore à fixer. Sur le plan diplomatique, il s’agit donc d’un dernier réglage de forme, le fond étant déjà acquis. Ci, l’essentiel est l’arrivée à Kinshasa et dans les jours qui viennent, du numéro 1 de la plus grande et importante organisation planétaire.

Vu des observateurs, le communiqué de presse de la Direction nationale du Protocole d’Etat a sonné comme un démenti à toute la rumeur qui, la veille, a presqu’emballé les salons huppés de la ville de Kinshasa. A en croire cette « radio trottoir », les dirigeants rd congolais se seraient catégoriquement opposés à la visite des deux personnalités précitées. Depuis, les supputations sont allées dans tous les sens, aussi bien au sein des états-majors des partis et regroupements politiques que dans certaines chancelleries. Sans oublier les inconditionnels des réseaux sociaux qui en ont fait leur chou gras.

Tout autour du processus electoral

Alors qu’on ignore encore les termes de référence exacte de la visite annoncée à Kinshasa, du Portugais Antonio Guterres et du Tchadien Moussa Faki, plus d’un analyste y va déjà de sa spéculation. Cependant, les différents calculs semblent se recouper. Acteurs politiques, activistes de la Société civile, faiseurs d’opinion… tous pensent que l’état des lieux du processus électoral en cours en RD Congo, reste le principal objet de la visite du numéro 1 de l’Onu et du Président de la Commission africaine. Que ce soit du côté de la Majorité présidentielle (MP) que celui de l’Opposition, on y croit encore.

Quand bien même que le motif de l’arrivée en RD Congo, d’Antonio Guterres et de Moussa Faki reste encore dans le secret de Dieu, le contexte politique général du pays prête,cependant, à tout. Nombreux sont des analystes qui pensent que certaines hypothèques pèsent encore sur le processus électoral en cours. Il s’agit, selon les partisans de cette opinion, des obstacles qui pourraient empêcher la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de respecter son chronogramme rendu public le 5 novembre 2017.

Au nombre de ces « difficultés », figurent la très nourrie controverse autour de la machine à voter, l’application « intégrale » de l’Accord politique global et non exclusif du 31 décembre 2016. Spécialement dans son volet décrispation politique, qui induit la libération des acteurs politiques de l’Opposition, considérés comme des cas emblématiques.

Toujours dans ce qui ressemble désormais à une foire aux spéculations, nombreux sont d’autres observateurs qui pensent le contraire. Ils estiment qu’Antonio Guterres et Moussa Faki arrivent à Kinshasa, non seulement pour rencontrer le Président Joseph Kabila et les autres parties prenantes au processus électoral en cours, mais aussi et surtout, obtenir du Chef de l’Etat congolais, des gages sur son avenir politique à l’échéance décembre 2018.

Cependant, dans le camp des partisans des partis membres de la Coalition au pouvoir, on ne décolère pas. Bien au contraire. Des voix s’élèvent de plus en plus pour fustiger toute posture frisant ce que les auteurs, eux-mêmes, qualifient d’immixtion dans les affaires relevant de la politique intérieure de la RD Congo. Ceci expliquerait-il donc cela ?

[LAUREL KANKOLE]

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