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les bleus sur les champs elysées 16 juillet 2018
les bleus sur les champs elysées 16 juillet 2018.

Les Bleus : Une fête gâchée !

Dernière mise à jour, le 20 juillet 2018 à 02:51

Les Blues ont défilé sur les Champs-Élysées pour fêter leur titre avec leurs supporters. Mais la rapidité du passage est vraiment honteuse. Après avoir autant attendu sur les Champs-Élysées en plein soleil, ils espéraient voir les Bleus un peu plus longtemps.  » Attendre 20 ans pour voir passer un bus furtif…. Honteux ! La prochaine fois faites les survoler Paris en Rafale ça sera encore plus rapide !  » ;  » attendre au soleil pendant 3h et ne voir qu’un fumigène… Bus le plus rapide de l’histoire  » ; ont réagi certains internautes sur twitter. Et de conclure, la France devrait prendre exemple sur les USA pour les célébrations de titre… Parade bien trop rapide, personnes à plus de 10 mètres du bus, aucune communion possible avec nos Champions. Une fête gâchée par l’Élysées et la FFF. Honte à l’Élysées et à la FFF !

Après avoir exulté dans le stade de Moscou, Emmanuel Macron a accueilli lundi à l’Élysée les Bleus, qui se sont faits ambassadeurs des valeurs de la République. Célébrer sans trop en faire: la modestie était de mise lundi à la tête de l’exécutif, soucieux de ne pas être taxé de récupération politique. « Le président est à sa place: il accompagne ce grand moment d’émotion », avait-on indiqué dans son entourage.

Lundi, en recevant les 23 Bleus dans une ambiance joyeusement décontractée après leur triomphale descente des Champs-Elysée, il a chanté sur le perron La Marseillaise, entamée a capella par Olivier Giroud.

En arrivant dans les jardins du Palais, où attendaient 3.000 invités, dont de très nombreux jeunes venus des clubs de foot formateurs des champions du monde, Emmanuel Macron a exhorté les champions du monde à « ne pas changer ».

Dans un discours très court, il leur a de nouveau dit « merci ». « Merci d’avoir apporté cette coupe, merci de nous avoir rendus fiers, merci d’avoir mouillé le maillot, merci d’avoir été unis », a-t-il dit.

Mais, a-t-il ajouté, « n’oubliez jamais d’où vous venez ». Et de désigner les responsables des « clubs qui vous ont formés » et « les parents qui n’ont pas compté leur temps ». « C’est ça la France! », a-t-il conclu.

L’enthousiasme présidentiel, débridé et spectaculaire, s’était exprimé dès le coup de sifflet final, dimanche soir: des images qui ont fait le tour du monde l’ont montré bondissant de son siège, les poings victorieux, pour fêter un but ou jubilant au milieu des joueurs dans le vestiaire.

« Il en a fait beaucoup mais je crois qu’il l’a fait sincèrement (…) Ne boudons pas notre plaisir ! », a commenté lundi l’ancien ministre socialiste des Sports Patrick Kanner, habituellement plus critique du chef de l’État.

Pour Bernard Sananès, président de l’institut Elabe, Emmanuel Macron « a réussi à trouver le bon dosage » à Moscou, « aidé par une vraie sincérité de son côté fan de foot ».

« C’est dans la nature théâtrale d’Emmanuel Macron », renchérit Philippe Moreau-Chevrolet, spécialiste de communication politique. « C’était un peu surjoué… Mais on était dans l’émotion. C’est maintenant qu’il va falloir être dans la sobriété, car les Français ne sont pas dupes ».

« Réveillez-vous! »

Après la victoire, le président s’est adressé dans les vestiaires aux Bleus, qu’il a appelés « mes enfants », en les remerciant d’avoir « fait rêver 60 millions de Français et des gamins partout ».

Mais il n’a pas eu à en rajouter car les Bleus ont passé à l’unisson le message politique en lançant, comme Paul Pogba, « Bravo! La République ! La République ! ». L’exécutif avait déjà été surpris lorsque Antoine Griezmann avait été le premier à crier « Vive la France, vive la République ! » à l’issue de la victoire contre l’Argentine le 30 juin.

« Ce sont les joueurs et eux seuls qui racontent l’histoire qu’ils ont envie de raconter. Et ce sont eux et eux seuls qui ont décidé de faire rimer universalité du football et universalité de la République », a souligné lundi le porte-parole de l’Élysée, Bruno Roger-Petit.

Pour Philippe Moreau Chevrolet, le discours « positif et non politisé » des joueurs peut profiter à Emmanuel Macron en lui permettant de « retrouver la dynamique de sa campagne », basée sur « le retour d’une France qui gagne quand elle est rassemblée ». Il peut aussi profiter de « l’impression qu’il a décidément la baraka, que tout lui réussit », selon l’expert.

Le chef de l’État va sûrement « essayer de donner du sens au succès », estime aussi Bernard Sananès.

Avec la perspective de bénéficier durant l’été d’une hausse de la popularité dans les sondages même s’il en faudra plus pour gommer l’image de « président des riches », selon les experts.

« Les Français font la part des choses: le sport d’un côté, la politique de l’autre », insiste Philippe Moreau Chevrolet. « En 1998, la Coupe du Monde avait été politisée, ce qui n’est plus possible aujourd’hui. Car les Français ont été déçus il y a 20 ans ».

L’ancien champion du Monde Frank Lebœuf a toutefois lancé lundi un appel: « Messieurs les politiques, réveillez-vous ! Quand est-ce que vous aurez compris que le sport est un vecteur d’union sacrée dans la population ? », a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC.

LES BLEUS ACCLAMÉS PAR UNE FOULE EN DÉLIRE

Les Bleus ont célébré lundi après-midi leur titre de champion du monde sur les Champs-Elysées avec des centaines de milliers de personnes venues les acclamer, avant d’être reçus à l’Élysée.

« On est les champions, on est les champions! »: rassemblée depuis plusieurs heures sur « la plus belle avenue du monde », une foule bleu-blanc-rouge a chaviré de bonheur à la vue de ses 23 héros, arrivés quelques heures plus tôt à Roissy, auréolés du deuxième titre mondial de l’histoire des Bleus vingt ans après celui de 1998.

Comme leurs glorieux aînés – dont faisait partie le sélectionneur Didier Deschamps – acclamés par un demi-million de personnes le 13 juillet 1998, ils ont descendu l’emblématique avenue sur un bus à impériale devant environ 300.000 personnes, selon une source policière.

Cette fois, le bus n’a pas eu à se frayer un passage. L’itinéraire avait été balisé de barrières pour contenir l’impressionnante foule venue acclamer ses champions, vainqueurs la veille de la Croatie (4-2) au stade Loujniki de Moscou.

Selon le ministère de l’Intérieur, près de 2.000 policiers et gendarmes et 400 personnels de secours ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement de la journée.

« Nos champions et notre Coupe »

Euphoriques malgré leur courte nuit, vêtus de T-shirts frappés des deux étoiles et des mots « champions du monde », écharpe nouée autour de la tête pour certains, les joueurs haranguaient la foule noyée dans les nuages des fumigènes. Et beaucoup d’entre eux immortalisaient la scène avec leur smartphone.

Sur les Champs-Elysées, le bleu-blanc-rouge se déclinait sous toutes les formes: drapeaux, maillots, colliers de fleurs, chapeaux de cowboy ou à clochettes, maquillage sur les joues ou les lèvres… Le ciel s’est également orné des trois couleurs au passage de la Patrouille de France.

« Ça fait tellement plaisir, c’est une belle France qu’on a. Tout le monde est joyeux, tout le monde est cool », sourit Anna, 16 ans: « Mon père m’a tellement bassinée avec 98, maintenant je peux vivre ça aussi! ».

Joueurs et encadrement de l’équipe de France ont ensuite été reçus à l’Élysée par le président Emmanuel Macron, dans une ambiance joyeusement décontractée.

Sur le perron du palais présidentiel, le tube « I will survive » et la Marseillaise, entonnés a capella par les joueurs et le chef de l’État, ont précédé une arrivée triomphale dans les jardins du palais, où les attendaient 3.000 invités, dont de très nombreux jeunes venus des clubs de foot formateurs des champions du monde, comme celui de Bondy (Seine-Saint-Denis) où a débuté Kylian Mbappé.

Mais c’est surtout Paul Pogba qui a fait le spectacle, en faisant chanter le foule – « On a tout cassé » ou « Ngolo Kanté », sur l’air de « Oh, Champs-Elysées ».

« Ne changez pas! », avait exhorté quelques minutes plus tôt le chef de l’État à l’endroit de l’équipe tricolore, en estimant que « cette équipe (était) belle parce qu’elle a été unie, parce qu’elle a été forte et fière de la France ».

Au milieu des photos et des autographes, le capitaine Hugo Lloris a tendu la coupe à des jeunes pour qu’ils la touchent.

La réception était par ailleurs animée par DJ Snake, un DJ français mondialement connu, venu à titre gracieux.

« Rendre les Français heureux »

Comme leurs aînés de 1998, les héros de Moscou seront décorés de la Légion d’honneur, mais celle-ci leur sera remise dans quelques mois, à une date encore non déterminée, a indiqué lundi l’Élysée.

Ce triomphe et ces honneurs devaient permettre à Griezmann, Pogba, Mbappé et leur camarades de prendre conscience de l’exploit qu’ils viennent de réaliser.

« Franchement, personnellement, je ne réalise pas encore. La coupe pèse beaucoup », confiait durant la nuit Antoine Griezmann. « On entre dans l’histoire », semblait toutefois se rendre compte l’attaquant de l’Atlético Madrid, sur le toit du monde à 27 ans.

« On essaie de donner une bonne image de la France, des joueurs français. J’espère que beaucoup de jeunes auront vu ce match et feront pareil », a-t-il ajouté.

Kylian Mbappé et sa trajectoire météorique font déjà rêver.

A 19 ans et demi, il a marqué en finale de Coupe du monde son quatrième but du tournoi. Il devient le deuxième plus jeune joueur à marquer en finale de Coupe du monde après Pelé, qui avait fait trembler les filets dans le match au sommet du tournoi de 1958.

« Je suis très content, j’avais affiché mes ambitions collectives en début de Mondial, c’était de remporter la Coupe du monde », s’est réjoui sur TF1 le gamin de Bondy: « On est fiers de rendre les Français heureux ».

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