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Franck DIONGO : Un héros vivant

Lundi 2 juillet 2018, Franck Diongo a clamé son innocence devant les juges de la Cour de cassation. Prenant la parole, les avocats de Franck Diongo ont relevé, point par point, les erreurs judiciaires commises par les juges qui avaient condamné, de manière expéditive, en décembre 2016, le président du Mouvement des Lumumbistes Progressistes à 5 ans de servitude pénale. Pour conclure, le Bâtonnier Joseph Mukendi est revenu à la barre pour non seulement  exiger l’acquittement de Franck Diongo mais également réclamer son indemnisation avec des dommages et intérêts de l’ordre de 500.000 USD (Dollars américains cinq cents mille), pour avoir déjà passé, injustement, 18 mois à la Prison Centrale de Makala. Franck Diongo a été frénétiquement ovationné par des militants de son parti venus nombreux à la Cour de cassation pour soutenir leur leader, qu’ils considèrent comme un héros vivant.

La contre-offensive de Franck Diongo a été fort interpellatrice pour plus d’un observateur présent hier lundi 2 juillet 2018 à la Cour de cassation, où il sollicite la révision du procès qui l’avait condamné, en décembre 2016, à 5 ans de prison pour détention et torture des militaires de la Garde Républicaine dans sa résidence privée située à Binza/Ozone.

A l’ouverture de l’audience, le précité a ouvert le premier les hostilités avant ses avocats pour exiger son acquittement, après avoir totalement remis en cause le procès qu’il estime l’avoir injustement condamné.

S’exprimant dans un lingala châtié, langue dans laquelle il a indiqué se sentir plus à l’aise, cet élu de Kinshasa a clamé son innocence devant les juges de la Cour de cassation.

Prenant la parole aussitôt après leur client, les avocats de Franck Diongo ont relevé, point par point, les erreurs judiciaires commises par les juges qui avaient condamné, de manière expéditive, en décembre 2016, le président du Mouvement des Lumumbistes Progressistes à 5 ans de servitude pénale.

Le Bâtonnier Joseph Mukendi, président du collectif des avocats de Franck Diongo, a fait remarquer que leur client, présumé auteur intellectuel de la détention et de la torture des militaires de la Garde Républicaine, avait été condamné à 5 ans de prison ferme alors que 8 sur 15 auteurs matériels des infractions mises à charge de Franck Diongo avaient été acquittés au niveau du Tribunal de Grande Instance de la Gombe, tandis que 7 autres étaient condamnés à des peines légères, allant de 5 à 7 mois de prison.

Pour Me Richard Bondo, qui complétait son confrère, face à cette contradiction flagrante, les juges de la Cour de cassation n’avaient pas d’autre alternative que d’acquiter purement et simplement le député national Franck Diongo.

Intervenant dans le même dossier, Me Mimi Angèle a quant à elle rappelé qu’au niveau de l’Union Interparlementaire, l’Etat congolais avait été condamné pour détention  arbitraire de cet élu du peuple. Elle a révélé que la Monusco, citée comme témoin neutre par l’Etat congolais devant l’Union Interparlementaire, n’avait pas reconnu les faits reprochés au représentant de la plate-forme katumbiste « Ensemble »  dans la ville de Kinshasa.

Pour conclure, le Bâtonnier Joseph Mukendi est revenu à la barre pour non seulement  exiger l’acquittement de Franck Diongo mais également réclamer son indemnisation avec des dommages et intérêts de l’ordre de 500.000 USD (Dollars américains cinq cents mille), pour avoir déjà passé, injustement, 18 mois à la Prison Centrale de Makala. Invité à donner son avis, l’officier du ministère public a sollicité une remise pour lui permettre de bien ficeler son argumentaire sur les moyens soulevés par les avocats du prévenu Franck Diongo.

Après l’arrestation de Franck Diongo, Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du président Kabila, a fait savoir que l’opposant avait séquestré trois éléments de la garde républicaine. « Franck Diongo a arrêté et séquestré trois éléments de la Garde républicaine qui habitent dans son quartier. Il les a pris, amenés dans sa résidence, il les a battus et les a maltraités », a déclaré à la presse M. Kikaya. D’après le conseiller du chef de l’Etat, Franck Diongo a été présenté au parquet. « Alertée, la police s’est présentée chez M. Diongo, l’a arrêté en flagrance. Au moment où nous parlons, il est en train d’être présenté au parquet général et on va entamer une procédure de flagrance » contre lui, a-t-il précisé.

On signale qu’à son arrivée à la Cour de cassation comme à son retour à la Prison Centrale de Makala, Franck Diongo a été frénétiquement ovationné par des militants de son parti venus nombreux à la Cour de cassation pour soutenir leur leader, qu’ils considèrent comme un héros vivant.

[avec ERIC WEMBA]

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